Reprenez le contrôle à l'aide de Linux !
Last updated on Monday, December 1, 2014
  • 5 semaines
  • Facile

Free online content available in this course.

Paperback available in this course

eBook available in this course.

Certificate of achievement available at the end this course

Got it!

Partitionner son disque

L'étape du partitionnement est probablement l'une des plus importantes de l'installation de Linux. Elle consiste à découper votre disque en plusieurs parties afin, par exemple, de ne pas mélanger Linux et Windows (ça ferait désordre).

Avant de partitionner votre disque, nous allons découvrir ce qu'est le partitionnement et à quoi cela sert. Ensuite, nous verrons comment effectuer le partitionnement à l'aide de l'outil proposé lors de l'installation d'Ubuntu. Soyez attentifs, car il faut que cette étape soit réalisée au mieux. Il est en effet délicat de faire marche arrière une fois le partitionnement effectué.

Défragmentez votre disque

Dans ce chapitre, on va beaucoup parler de votre disque dur. En fait, on ne va parler que de lui. C'est son organisation qui nous intéresse.

Un disque dur, ça ressemble à quoi ?

Pour bien commencer à partir de Zéro, je pense qu'il serait bien que je montre à quoi ressemble un disque dur à ceux qui n'en ont jamais vu de leur vie. La figure suivante montre un disque dur tel qu'on peut en trouver sur le marché ; vous en avez forcément un dans votre ordinateur.

Un disque dur, vu de l'extérieur
Un disque dur, vu de l'extérieur

Un disque dur ne doit jamais être ouvert, vous risqueriez d'endommager vos données. Cependant, et pour des raisons purement pédagogiques, on va en ouvrir un pour bien comprendre ce qu'il y a à l'intérieur (figure suivante).

L'intérieur d'un disque dur
L'intérieur d'un disque dur

Comme vous le voyez, un disque dur est un empilement de disques, un peu comme des CD. Ils sont lus par une tête de lecture qui n'est pas sans rappeler la tête de lecture des disques vinyle.

L'importance de la défragmentation

Avant d'aller plus loin, il est très vivement conseillé d'effectuer une défragmentation. C'est une opération qui consiste en gros à mieux organiser les fichiers sur votre disque dur, à les rassembler pour éviter qu'ils ne soient éparpillés.

On ne dirait pas comme ça, mais vos fichiers sont parfois placés un peu n'importe comment à la surface de votre disque dur !
Voici un petit schéma sur la figure suivante pour bien comprendre dans quel état est votre disque.

Avant la défragmentation, c'est le bazar sur votre disque
Avant la défragmentation, c'est le bazar sur votre disque

Sur la surface du disque, j'ai représenté une multitude de fichiers : ce sont les fichiers tels qu'ils sont placés sur votre disque actuellement. Un beau bazar. Parfois, certains sont coupés en plusieurs morceaux et dispersés sur votre disque ! On dit que les fichiers sont fragmentés (coupés en plusieurs fragments).

Comment résoudre cela ? Votre ordinateur sait le faire, mais ça demande du temps. Grâce à un outil intelligent, appelé défragmenteur, il peut partir à la recherche des fichiers fragmentés et les rassembler tous au même endroit, comme sur la figure suivante.

Après la défragmentation, c'est bien plus propre !
Après la défragmentation, c'est bien plus propre !

Les avantages seront les suivants.

  • Comme vos fichiers seront près les uns des autres, le disque dur mettra moins de temps à les récupérer quand on les lui demandera. Finalement, votre Windows sera sensiblement plus rapide (surtout si vous n'avez jamais défragmenté et que vous utilisez votre ordinateur depuis des années !).

  • Et surtout, c'est ce qui nous intéresse ici, cette organisation « prépare » votre disque au partitionnement que vous allez faire. Si vous ne le faites pas, il y a un risque (j'ai bien dit un « risque ») que certains bouts de fichiers disparaissent lors du partitionnement : vous pourriez alors vous retrouver avec un Windows instable !

Bon, vous avez compris, il ne faut pas chercher à discuter : défragmentez votre disque, vous n'en tirerez que des avantages. :)

Pour défragmenter, un utilitaire est livré avec Windows. Retournez donc sous Windows pour effectuer la défragmentation si vous ne l'avez pas faite auparavant, c'est vraiment une étape importante.

Pour lancer cet utilitaire, allez dans : Démarrer → Tous les programmes → Accessoires → Outils Système → Défragmenteur de disque.

Sous Windows XP

La fenêtre de la figure suivante s'ouvre.

Défragmenteur de disque
Défragmenteur de disque

Sélectionnez le disque dur que vous voulez défragmenter (celui qui contient Windows, généralement C:) et cliquez sur le bouton « Défragmenter ».
Vous pouvez sortir prendre l'air, parce que la défragmentation peut prendre un moment (plusieurs heures si vous n'en avez jamais fait).

Pendant la défragmentation, l'avancement est indiqué en bas de la fenêtre (figure suivante).

Défragmentation en cours
Défragmentation en cours

Sous Windows 7

La fenêtre est sensiblement différente (figure suivante), mais le principe est le même.

Outil de défragmentation de Windows 7
Outil de défragmentation de Windows 7

Il suffit de sélectionner le disque à défragmenter (si vous en avez plusieurs). Il est conseillé de tous les défragmenter.
Cliquez ensuite sur « Défragmenter le disque ».

N'éteignez pas votre PC pendant la procédure et attendez sagement. Idéalement, évitez de trop toucher à votre ordinateur pendant la défragmentation pour ne rien perturber (ce n'est pas interdit, mais c'est déconseillé).

Une fois que c'est terminé, vous aurez un disque dur tout propre et bien organisé.

Qu'est-ce que le partitionnement ?

Vive les schémas !

Pour expliquer le principe du partitionnement du disque dur, je vais avoir recours à quelques schémas.
Je vais représenter votre disque dur par un cercle. Et qu'y a-t-il dessus, actuellement ? Il y a de fortes chances pour qu'il n'y ait que Windows ! Votre disque dur ressemblerait donc à la figure suivante.

Windows seul sur votre disque dur

Votre disque « appartient » grosso modo à Windows. Il s'est installé dessus et il considère que tout lui appartient, donc qu'il peut mettre des fichiers où il veut sur le disque.

Supposons maintenant que l'on introduise Linux. Il est impossible de mettre 2 OS (ici, Windows et Linux) ensemble au même endroit. Cela engendrerait trop de conflits. Pour résoudre le problème, on a inventé le partitionnement. Cela consiste à découper son disque en plusieurs parties (virtuellement, hein, pas pour de vrai ;) ).
Si on allouait 50 % de l'espace à Linux et 50 % à Windows, le schéma ressemblerait alors à la figure suivante.

Windows et Linux ont chacun leur espace

Mieux encore, le fin du fin serait de créer une partition où l'on placerait nos documents, comme sur la figure suivante.

Windows, Linux et vos documents ont chacun leur espace

Ainsi, Linux et Windows pourraient s'échanger vos fichiers (photos, documents texte, etc.) sans interférer l'un avec l'autre. Autre intérêt de cette technique : si par hasard vous deviez réinstaller Linux ou Windows, vous ne perdriez pas vos documents car seules les partitions Linux ou Windows seraient formatées !
En quelque sorte, mettre vos documents dans une partition séparée, c'est les mettre à l'abri.

Les systèmes de fichiers

Sur chaque partition, les fichiers sont organisés selon ce qu'on appelle un système de fichiers. C'est en quelque sorte une façon d'organiser les fichiers : ils sont tous référencés dans une sorte d'annuaire gigantesque.
Le système de fichiers permet aussi de dire qui a le droit de voir tel ou tel fichier. D'autre part, les systèmes de fichiers récents sont dits « journalisés », c'est-à-dire qu'en cas de crash (votre PC est éteint brusquement), le système est capable de retrouver ses fichiers sans trop de problèmes.

Règle importante : il ne peut y avoir qu'un seul système de fichiers par partition.

Il existe un nombre important de systèmes de fichiers différents, en voici quelques-uns à connaître.

Systèmes de fichiers Microsoft (DOS et Windows)
  • FAT 16 : un très vieux système de fichiers, capable de gérer jusqu'à 4 Go de données. Il est donc impossible de faire une partition en FAT 16 de plus de 4 Go. Il était très utilisé à l'époque du DOS et aux débuts de Windows 95.

  • FAT 32 : une évolution du FAT 16, qui pousse la limite de taille à 2 To (2 000 Go). Le FAT 16 et le FAT 32 ont la particularité de beaucoup fragmenter les fichiers, d'où la nécessité de défragmenter régulièrement, sinon on prend le risque de voir son disque ressembler à un véritable champ de bataille.

  • NTFS : apparu avec Windows NT, puis réutilisé par Windows XP, il permet de créer des partitions d'une taille allant jusqu'à 16 Eo (16 Exaoctets, soit 16 000 000 000 de Gigaoctets). Mais ce n'est pas tant la taille maximale qui est intéressante (on en est franchement loin) que les avantages que le NTFS procure à côté. Contrairement au FAT 32, c'est un système de fichiers journalisé qui récupère beaucoup mieux les données en cas de crash du disque. D'autre part, on peut donner des droits sur certains fichiers, les crypter, les compresser, etc. Enfin, les fichiers sont censés moins se fragmenter… cependant, ils se fragmentent toujours.

Systèmes de fichiers Linux
  • ext2 : c'est le système de fichiers qui a longtemps été utilisé sous Linux. Il a été développé par un français (Rémy Card) et présente la particularité de très peu se fragmenter. Ainsi, sous Linux et depuis longtemps, il n'y a pas besoin de faire de défragmentation.

  • ext3 : l'ext3 est très proche de l'ext2, à une différence majeure près : la journalisation. En effet, ext2 n'était pas journalisé et en cas de crash du disque, on risquait plus facilement une perte de données. Ce n'est plus le cas avec l'ext3.

  • À noter que l'ext2 et l'ext3 sont parfaitement compatibles entre eux, dans un sens comme dans l'autre.

  • ext4 : une amélioration de l'ext3, relativement récente, qui améliore la prise en charge des gros disques durs et diminue les problèmes de fragmentation des fichiers.

Lequel choisir ?

Actuellement, et pour faire simple, la plupart des ordinateurs sous Windows utilisent le NTFS et sous Linux, la plupart utilisent l'ext3.
Nous allons choisir l'ext4, plus récent et plus performant.

Je peux vous proposer ceci pour vos partitions :

  • Linux : ext4 ;

  • Windows : NTFS (ça ne bouge pas) ;

  • Documents : ext4.

Le but est que la partition « Documents » puisse être lue et écrite depuis Windows et Linux, afin que vous puissiez accéder à vos documents, que vous soyez sous Windows ou Linux.

L'ext4, comme vous le savez, fonctionne parfaitement sous Linux. Cependant, Windows ne le reconnaît pas… à moins d'installer un programme qui lui permettra de l'utiliser. Je peux vous recommander FS Driver, qui rend utilisables l'ext2, l'ext3 et l'ext4 sous Windows.

Prêts ? Partitionnez !

Revenons à l'installation d'Ubuntu, et plus précisément à l'étape 4, celle du partitionnement.

La fenêtre de la figure suivante vous propose plusieurs options dans le cas où Windows est déjà installé.

Le partitionnement
Le partitionnement
  • Installer les deux côte à côte : Ubuntu va se faire automatiquement de la place sur votre disque dur et créer les partitions pour vous. C'est la solution la plus simple que vous devriez choisir si vous ne voulez pas entrer dans les détails. En revanche, vous n'aurez pas de partition spéciale pour les documents dans ce mode-ci.

  • En bas de la fenêtre, vous pouvez déplacer le curseur pour décider de l'espace que vous attribuez à Windows et à Ubuntu.

  • Tout effacer et utiliser le disque entier : tout le disque sera formaté, partition Windows comprise. Ne faites cela que si vous voulez supprimer Windows ! Ubuntu sera installé sur l'ensemble du disque dur.

  • Définir les partitions manuellement (avancé) : choisissez cette option si vous voulez créer vous-mêmes les partitions. C'est plus complexe mais cela vous donnera plus de choix.

En résumé : si vous voulez aller vite et faire simple, choisissez l'option « Installer les deux côte à côte ». Je vous le conseille si vous n'avez pas envie d'y passer trop de temps.
Sinon, choisissez le mode manuel : nous allons découvrir ci-dessous comment celui-ci fonctionne.

Le partitionnement manuel

Je vais supposer que vous procédez à un partitionnement manuel, et donc vous montrer pas à pas comment ça fonctionne avec l'outil de partitionnement présent dans le gestionnaire d'installation d'Ubuntu. Mais avant cela, il faut que je vous fasse découvrir comment sont nommées les partitions du disque !

À propos du nom des disques

Si vous avez un seul disque dur sur votre ordinateur, pas de problème, vous ne risquez pas de vous tromper. Toutefois, si par hasard vous avez plusieurs disques, je pense que vous apprécierez que je vous explique comment les disques durs sont nommés sous Linux.

En effet, c'est très différent de Windows où l'on a l'habitude des sempiternels C:, D:, E:, etc.
On va découvrir les noms des disques sous Linux avec un exemple : hda.

  • h : la première lettre indique si le disque est de type IDE ou SCSI (un type de connexion différent à la carte mère). S'il est de type IDE, la lettre est un « h », si c'est un SCSI (ou un S-ATA), la lettre est un « s ».

  • d : cette lettre ne change pas.

  • a : c'est cette lettre qui indique les différents disques durs. hda représente le premier disque dur IDE, hdb le second, hdc le troisième, etc.

Lorsque l'on crée des partitions, on ajoute généralement un chiffre représentant le numéro de la partition. Ainsi, si on a trois partitions sur notre disque hda, elles seront nommées hda1, hda2, hda3

L'outil de partitionnement manuel

Revenons à notre installation d'Ubuntu. Si vous avez choisi le partitionnement manuel, vous devriez voir l'écran de la figure suivante.

Le partitionnement manuel
Le partitionnement manuel

Sur la première ligne, vous avez le nom du disque dur : /dev/sda. C'est donc le disque dur sda. Comme je n'ai qu'un seul disque dur, il est facile à reconnaître.
En dessous, on voit les partitions que contient le disque. Ici, il y en a une seule (qui correspond à Windows).

Actuellement, j'ai une partition nommée sda1 car, comme je vous l'ai expliqué un peu plus haut, les partitions sont numérotées. Quand on va rajouter des partitions, vous allez voir qu'elles vont s'appeler sda2, sda3, etc.
Cette partition est de type NTFS, le système de fichiers de Windows. C'est donc la partition utilisée par Windows, et c'est là que Windows est installé.

Étape 1 : réduire la taille de la partition Windows

La première étape consiste à limiter l'espace dédié à Windows pour faire de la place pour Ubuntu.

Sélectionnez la partition Windows en cliquant dessus (/dev/sda1 de type NTFS dans mon cas), puis cliquez sur le bouton « Modifier ». Dans la fenêtre qui s'ouvre, vous pourrez modifier la taille de la partition en entrant une nouvelle taille, plus petite, dans le premier champ, puis en cliquant sur « Valider » (figure suivante).

Redimensionnement de la partition Windows
Redimensionnement de la partition Windows

La taille est exprimée en Mo.
1 000 Mo font environ 1 Go. Indiquez la taille que vous souhaitez laisser à Windows.

C'est à ce moment-là que la défragmentation se révèle utile. Comme toutes les données ont été groupées au même endroit, ça évite que certains fichiers égarés soient accidentellement supprimés. Ce serait un tantinet ballot, avouez.

Vous devriez alors avoir de l'espace libre, comme sur la figure suivante.

Un espace est libéré
Un espace est libéré
Étape 2 : créer une partition pour installer Ubuntu

Ubuntu vous propose de créer deux types de partitions :

  • primaire : c'est la partition de base, classique, on ne peut en créer que quatre par disque ;

  • logique : c'est un type de partition qui peut contenir de nombreuses sous-partitions. Celle-ci n'est pas limitée en nombre, à la différence de la partition primaire.

Cliquez sur la partition libre du disque dur, puis sur le bouton « Nouvelle table de partition… » en bas.

Création de la partition Ubuntu
Création de la partition Ubuntu

Dans la fenêtre qui s'ouvre (figure suivante), je vous invite à créer une partition « Primaire », de la taille que vous voulez, qui servira à installer Ubuntu ainsi que de futurs programmes. Indiquez au moins 3 ou 4 Go.
Laissez « Emplacement de la nouvelle partition : Début » pour que la partition soit créée au début de l'espace libre.

Choisissez le système de fichiers ext4.

Enfin, choisissez le point de montage /. Je n'entrerai pas dans le détail du point de montage, il est trop tôt pour vous expliquer cela, mais sachez qu'en gros il permet d'indiquer le dossier dans lequel la partition sera créée (/ étant le dossier racine, un peu comme C:\ sous Windows).

Validez. La fenêtre principale se met à jour avec les nouvelles informations.

Étape 3 : créer une partition pour les documents

Cliquez à nouveau sur l'espace libre et rajoutez une nouvelle partition de la même manière (figure suivante).

Création de la partition des documents
Création de la partition des documents

Cette fois, vous pouvez créer une partition bien plus grande. Ce sera la partition où vous stockerez vos documents, un peu comme le « Mes documents » de Windows qui est souvent vite rempli de musiques et de films gourmands en espace disque.

Choisissez la taille que vous voulez pour cette partition, mais veillez à laisser à peu près 1 Go (environ 1 000 Mo) de libre sur votre disque pour que l'on puisse créer une dernière partition après.

Choisissez là encore le système de fichiers ext4.

Pour le point de montage, choisissez /home (c'est le dossier « Mes documents » équivalent de Linux).

Étape 4 : créer une partition pour le swap

Il faut enfin créer une partition d'environ 1 Go appelée « swap ». C'est une partition un peu spéciale dont je ne vous ai pas parlé jusqu'ici pour ne pas vous embrouiller.

Pour faire simple, il s'agit d'une extension de la mémoire vive sur votre disque dur. Lorsque votre mémoire vive est pleine, Linux continue à fonctionner mais passe par le disque dur, grâce à la partition « swap ».

Création de la partition swap
Création de la partition swap

Laissez tout l'espace libre restant pour cette partition, mais sachez que ça ne sert à rien qu'elle fasse plus d'1 Go en général.

Surtout, pensez à sélectionner le type « swap » (figure suivante). Vous n'aurez pas besoin de préciser de point de montage, contrairement aux autres fois.

Le résultat final est visible sur la figure suivante.

Fin de la configuration des partitions
Fin de la configuration des partitions

Votre disque dur est configuré. Cliquez sur « Suivant ». :)

La fin de l'installation

Il nous reste encore quelques petites étapes et nous aurons terminé.

Sélection du fuseau horaire

Sélection du fuseau horaire

Comme vous pouvez le constater, l'installation s'effectue en tâche de fond (en bas de la fenêtre) pendant qu'on vous demande de régler quelques paramètres. Avec Ubuntu, on ne perd pas de temps !

On vous demande sur cet écran près de quelle grande ville vous habitez pour régler le fuseau horaire. Cliquez sur la carte sur le point correspondant à la ville la plus proche.

Vérifiez bien que l'heure indiquée est la bonne.

Le type de clavier

Sélection du type de clavier

Dans la fenêtre qui suit, on vous demande quel type de clavier vous utilisez. Si vous habitez en France, vous avez un clavier dit « AZERTY », mais il se peut que vous habitiez un pays qui possède un clavier différent, comme la Suisse ou le Canada.

Pour les français, normalement le bon type de clavier est sélectionné d'office. Vous pouvez tester dans le petit cadre de texte en bas votre clavier. Essayez de taper des symboles "spéciaux" comme é à ô ï etc. Si ces symboles s'affichent sans problème, c'est que vous avez indiqué le bon type de clavier. :)

Choix du nom d'utilisateur

Choix du nom d'utilisateur

La fenêtre suivante (figure suivante) vous demande votre nom ainsi qu'un login (pseudonyme) qui vous identifiera sur votre ordinateur. Choisissez aussi un mot de passe.

En bas, on vous demande le nom que vous voulez attribuer à votre ordinateur. On vous en propose un par défaut mais vous pouvez changer cela sans risque.
Dans mon cas, comme je suis affreusement en manque d'inspiration, je vais laisser « mateo21-desktop » comme nom d'ordinateur.

Importation des données de Windows

Il se peut que le gestionnaire d'installation vous propose de récupérer quelques informations depuis Windows (figure suivante).

Importation des données de Windows

Sélectionnez ce que vous souhaitez récupérer (par exemple votre fond d'écran), puis continuez.

Installation

Ouf ! C'est fini !
Votre travail à vous est terminé, vous avez indiqué toutes les informations nécessaires. L'installation se poursuit ensuite si elle n'était pas déjà terminée. Des écrans de présentation vous permettent d'en apprendre plus sur Ubuntu pour que vous ne vous ennuyiez pas !
On vous proposera de redémarrer pour finaliser l'installation de Linux. C'est bon, bravo, Linux est installé ! :)

GRUB au démarrage

Lors de chaque démarrage, si vous avez choisi d'installer Linux sur le même disque dur que Windows, on vous demandera quel OS vous voulez charger (figure suivante).

GRUB permet de choisir quel système lancer

Ça, c'est GRUB, le programme qui permet de choisir l'OS à lancer au démarrage (souvenez-vous, je vous en ai parlé dans le premier chapitre !).
Il y a plusieurs options, mais ne paniquez pas, c'est très simple.

  • Ubuntu : choisissez la première ligne pour démarrer Ubuntu, c'est-à-dire Linux.

  • Ubuntu (recovery mode) : si vous avez des problèmes au lancement d'Ubuntu, utilisez ce « mode de récupération » pour résoudre ces problèmes. N'utilisez ce mode qu'en cas de nécessité absolue.

  • Memory Test : pour faire un test de mémoire au cas où vous suspectez que votre mémoire vive est défaillante. Attention : le test est long, là encore ne le faites que si vous en avez vraiment besoin.

  • Other Operating Systems : Windows : pour démarrer Windows.

Vous utiliserez les flèches de votre clavier pour sélectionner l'OS qui vous intéresse, et vous taperez Entrée pour valider.
Si vous mettez trop de temps avant de vous décider, GRUB lancera l'OS sélectionné.

En résumé

  • Un disque dur peut être virtuellement découpé en plusieurs sections différentes : c'est le principe du partitionnement.

  • Pour installer Linux, vous devez modifier le partitionnement de votre disque. L'opération consiste à réduire l'espace alloué à Windows pour faire de la place à Linux.

  • Les partitions Windows stockent les fichiers selon un système appelé NTFS, tandis que les partitions sous Linux utilisent plus souvent les systèmes ext3 et ext4.

  • On crée une partition spéciale appelée swap d'environ 1 Go, qui sert d'extension à la mémoire vive lorsque celle-ci est pleine.

  • Après l'installation, un outil appelé GRUB vous demandera à chaque démarrage quel système d'exploitation vous souhaitez lancer.

Example of certificate of achievement
Example of certificate of achievement