Mis à jour le mardi 1 août 2017
  • 6 heures
  • Facile

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Libérez la parole et les idées sans censure : "Défouloir"

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Retrouvez la section "Défouloir" du plan d'animation

Phase

"Défouloir" / Brainstorming d'exutoire

Objectif(s)

  • Libérer les participants de leur complexe et de leur jugement.

  • Amener les participants à lâcher prise.

  • Initiez les participants au "rebond créatif" via le croisement de concepts.

Activité - Des idées folles pour optimiser la routine du matin

Consigne

Les participants doivent trouver des idées décalées, tirées par les cheveux, folles, impossibles (…) en 4 minutes chrono sur la thématique : "comment optimiser la routine du matin ?" Les participants ont des cartes à disposition, qui représentent des activités que l'on peut faire le matin ; ils peuvent les croiser afin de trouver de nouvelles idées.

Protocole

Laurène présente la consigne et explique le principe des cartes. Les participants s'expriment dès qu'une idée leur vient, la marquent sur un post-it et la mettent dans la jarre. A la fin, Butzi conclue sur l'intérêt de l'exercice.

Durée

10 minutes. 

Support(s)
  • Cartes.

Matériel
  • Post-it.

  • Stylos.

Comprenez l'intérêt de la phase "Défouloir"

Là encore, une phase de "défouloir" n'est pas une étape forcée dans un brainstorming. Cela dit, c'est intéressant de jouer cette carte avec des participants qui viennent à un atelier pour la première fois et qui, en général, ont tendance à :

  • garder pour eux-mêmes des idées par peur du ridicule ;

  • se taire par précaution d'être jugés par les autres ;

  • juger leurs idées comme étant nulles ;

  • s'auto-censurer parce qu'une idée n'est pas faisable, trop compliquée, ou encore trop chère…

Lorsque des participants retiennent ou jugent leurs idées avant de les émettre devant le groupe, ils éliminent d'office la possibilité pour les autres d'être inspirés par ces idées et d'en percevoir les potentialités. Et par réplique mémétique*, le groupe ne génère que très peu d'idées.

*comportement transmis par imitation.

Le but de cette phase était de se débarrasser de tout ça et de préparer les participants à lâcher prise pour bien aborder la phase suivante de brainstorming.

Afin que cela soit possible, les participants doivent se sentir autorisés à s'exprimer librement, quelque soit le type d'idées qu'ils imaginent.

© Shutterstock - Creatarka
© Shutterstock - Creatarka

Un environnement réconfortant, chaleureux, permissif, tolérant… le permet ; et cela passe souvent par :

  1. l'attitude de l'animateur / facilitateur (dont le rôle est de parvenir à détendre l'atmosphère) ;

  2. le type d'activités, (comme celle observée dans la vidéo par exemple).

Découvrez des alternatives pour des activités qui défoulent

Associez des concepts entre eux

Dans la vidéos, vous avez pu observer que les participants avaient à disposition des cartes qui représentaient des activités que l'on peut faire le matin. Le but était de les aider à visualiser des choses qu'ils n'auraient peut-être pas envisagé de prendre en compte comme "Déposer les enfants à l'école". Aussi, ils pouvaient les mixer entre elles pour trouver des idées croisées.

Une bonne alternative à cet exercice est la "matrice morphologique" qui va d'ailleurs un peu plus loin.

L'idée de la matrice morphologique, c'est alors de prévoir deux types de cartes afin que les participants puissent croiser et confronter deux univers, deux concepts différents pour aboutir à une granularité d'idées plus précise.

Par exemple, j'aurais pu, en plus des cartes de la catégorie "activités du matin" ajouter des cartes de la catégorie "humeur du persona" (= triste, heureux, doute, peur, honte…) ou encore "météo" (= pluvieux, orageux, ensoleillé, chaud, froid…) ou encore "objets du quotidien" (= smartphone, lit, table, voiture…).

Cela aurait permis aux participants de trouver encore plus d'idées.

En effet, prenons :

  1. la carte "Déposer les enfants à l'école" de la catégorie "activités du matin" ;

  2. et la carte "Orage" de la catégorie "météo"…

Cela nous amènera forcément à envisager l'activité "déposer les enfants à l'école" en fonction du temps orageux et donc de trouver des idées auxquelles on n'aurait pas penser sans cela.

C'est ça la matrice morphologique.

Le design des catégories peuvent varier sur :

  • la couleur : les cartes de la catégorie n°1 peuvent être rouges, et les cartes de la catégorie n°2 peuvent être bleues ;

  • la forme : les cartes de la catégorie n°1 peuvent être carrées, et les cartes de la catégorie n°2 peuvent être rondes.

Utiliser trois catégories différentes est possible mais cela devient un peu compliqué et contraignant.

Favorisez le rebond créatif

Commencer une phrase par "Et si … ?" permet d'imaginer la possibilité en fonction de la contrainte.

C'est un exercice très intéressant.

© Shutterstock - iDraw
© Shutterstock - iDraw

Si l'on reprend l'activité que vous avez observée en perspective avec le jeu du "Et si… ?", on peut imaginer des idées construites à partir des débuts de phrases suivants :

  • Et si j'étais riche…

  • Et si j'avais 1 million d'euros…

  • Et si j'étais pauvre…

  • Et si j'étais sans domicile fixe…

  • Et si j'étais en colocation…

  • Et si j'avais des enfants…

  • Et si je disposais de 1000 mètres carrés…

  • Et si je disposais de 10 mètres carrés…

  • Et si j'étais en vacances…

  • Et si j'étais à l'étranger…

  • Et s'il faisait très froid…

  • Et s'il faisait trop chaud…

  • Et si j'étais en retard…

  • Et si c'était mon dernier jour…

  • Et si j'habitais en ville…

  • Et si j'habitais à la campagne…

  • Et si j'étais handicapé…

  • Et si j'étais sportif…

  • Et si j'avais 90 ans…

  • Et si j'avais 10 ans…

  • Et si…

Vous avez compris le principe ! 😉

Pour un atelier, soit vous engagez vos participants à commencer toutes leurs phrases par "Et si", soit vous prévoyez des débuts de phrases vous-mêmes qu'ils peuvent compléter. Pour cela, vous pouvez créer un support, fabriquer des cartes.

Exagérez les variables du sujet

Sur la thématique "comment optimiser la routine du matin", on aurait pu également exagérer les variables pour arriver à des idées inédites, ou en tout cas, qui ne nous viennent pas immédiatement en tête.

Une bonne variable (ou contrainte) - très souvent utilisée - c'est la variable "temps".

En effet, on peut trouver différentes idées si l'on exagère la durée de la routine du matin dans un sens puis dans l'autre :

  1. très courte, la routine matinale doit durer 10 minutes maximum ;

  2. très longue, la routine matinale doit durer pas moins de 3 heures.

Cet exercice permet là-encore de penser à des idées impensables a priori, tout en s'amusant.

Vous pouvez aussi faire varier la variable (ou contrainte) "quantité" en cherchant des idées selon ces deux extrêmes :

  1. la routine du matin comprend une seule activité ;

  2. la routine du matin comprend 15 activités.

Ces exercices sont efficaces pour un brainstorming parce qu'ils permettent de :

  • trouver des idées facilement, sans difficulté majeure ;

  • s'amuser en manipulant des concepts ;

  • se détendre et comprendre que l'on est capable de trouver plein d'idées sur un sujet donné.

 

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite