Mis à jour le vendredi 3 mai 2013
  • 4 heures
  • Facile

Acheter les composants et se préparer

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Vous êtes impatients de mettre les mains dans le cambouis ? Eh bien je vais vous faire patienter encore quelques instants, le temps de lire ce petit chapitre introductif sur l’assemblage de notre ordinateur. Maintenant que nous avons passé en revue l’ensemble des composants d’un ordinateur, vous savez de quoi il retourne précisément. C’est donc le moment pour moi de revenir sur l’intérêt même de monter soi-même son ordinateur. Nous parlerons ensuite des quelques outils indispensables et des précautions à prendre avant de commencer l’assemblage.

Je vous présenterai également la configuration qui va nous servir d’exemple dans le reste de ce tutoriel. En effet pour illustrer l’assemblage d’un ordinateur, nous nous sommes basés sur un cas pratique : le choix et l’assemblage de la configuration d'un joueur (dont nous tairons le nom bien entendu ;) ). Je vous expliquerai donc comment et pourquoi nous avons choisi tel ou tel composant. Cela constituera une petite étude de cas, afin de compléter ce que nous avons vu dans la partie précédente.

Ordinateur déjà monté ou pas ?

Si les « config' » pré-assemblées peuvent sembler plus pratiques de prime abord, il est souvent plus intéressant de choisir un à un ses composants et d’assembler le tout soi-même. Pourquoi donc ? Est-ce vraiment certain ? Eh bien je vais tâcher de vous répondre. ;)

Le prix, le choix

Premier argument en faveur de l’assemblage d’un ordinateur soi-même, et non des moindres : le prix. L’achat d’un ordinateur fait en général partie des « grosses » dépenses. Pouvoir le monter soi-même permet bien souvent de réaliser de belles économies. Même en prenant en considération les frais de port si l'on commande sur Internet, on peut bien souvent rester sous le prix d’un ordinateur pré-assemblé de configuration équivalente.

Imaginez que votre voisin vous demande des conseils pour l'achat d'un ordinateur. Il débute en informatique et veut principalement faire du Web. En lui montant sa configuration, vous pourrez choisir des composants adaptés. Vous allez me dire que vous pouvez très bien lui acheter un ordinateur pré-assemblé d’entrée de gamme pour un prix dérisoire. C’est vrai, mais la qualité des composants ne sera pas forcément au rendez-vous. De plus, il y aura forcément des composants non adaptés, comme le disque dur par exemple, souvent cent fois trop grand pour un utilisateur lambda. Les constructeurs aiment gonfler le torse en mettant en avant des capacités de stockage élevées, mais est-ce vraiment utile pour le voisin en question ?

Entendons-nous bien : vous ne réaliserez pas forcément d’économies en montant votre ordinateur vous-même ! Ce n’est pas automatique, les écarts de prix n'étant pas assez significatifs pour cela. En revanche, vous avez le choix d’acheter les composants qui vous correspondent. Si vous souhaitez par exemple vous équipez d’une bête de course prête à supporter les jeux les plus gourmands du moment et ceux à venir, vous pouvez très bien choisir des composants haut-de-gamme. L’addition sera salée, mais au moins vous l’aurez choisi et vous saurez dans quoi vous mettez votre argent. Et surtout, vous ne serez pas obligés de changer votre ordinateur dès qu'un nouveau jeu assez gourmand en ressources pointe le bout de son nez.

Vous aurez également le choix de vous procurer les composants dans divers magasins et non en un seul endroit. La concurrence est rude et permet d’obtenir des prix très intéressants pour chacun des composants, faisant ainsi baisser le prix de l’ensemble de la configuration. Au final, obtenir une configuration équivalente à un prix équivalent avec un ordinateur pré-assemblé relève du défi.

Enfin, les ordinateurs déjà montés sont généralement mal équilibrés. Vous pouvez par exemple avoir un CPU très performant et une quantité de RAM énorme, mais une carte graphique rachitique, alimentée par une alim' « no name ». Vous ne pourrez pas jouer dans de bonnes conditions, malgré les belles performances affichées par le constructeur.

La fausse difficulté

« Oui, mais monter un ordinateur, c’est compliqué, c’est pour les pros. » Voilà la phrase qu’on entendra souvent. En lisant les chapitres à venir, vous allez vous rendre compte que cette difficulté est en réalité toute relative. Bien sûr, il faut connaître quelques petites choses, mais rien d’insurmontable. Au contraire.

Le plus compliqué est sans doute de connaître les composants : à quoi servent-ils, comment les choisir ? La première partie du tutoriel était là pour ça. ;)

La maintenance

Quand l'ordinateur du voisin tombe en panne, quelle est bien souvent sa première réaction ? Il jette le tout aux ordures et en achète un nouveau. C’est dommage quand on sait que seule la carte graphique était en rade. En montant son ordinateur soi-même, on le connait, on sait quoi faire quand il tombe en panne. Monter son ordinateur soi-même, c’est bien souvent réparer son ordinateur soi-même.

Je vous parlais d'économies à l'instant, imaginez celles que vous réaliserez en changeant simplement une carte graphique plutôt que l'ensemble de l'ordinateur !

Sans parler de panne, un ordinateur monté par vos soins sera aussi bien plus évolutif. Vous saurez quel composant changer, pourquoi et comment le faire. Sa durée de vie sera considérablement allongée.

Et il faut bien dire : c’est chouette !

Je terminerai avec une petite note totalement subjective : monter un ordinateur, c’est quand même sacrément sympa ! Outre la fierté de se dire « c’est moi qui l’ai fait », une personne s’intéressant de près ou de loin à l’informatique apprécie généralement d'assembler les composants entre eux pour voir naître sa machine.

Les outils indispensables

Outils
Outils

Avant de commencer l’assemblage, il est fortement conseillé de dégager le terrain. Préparez-vous une surface plane suffisamment grande pour accueillir le boîtier couché, les composants et les outils.

Enfin quand je dis « les outils », je m'avance peut-être un peu. Aujourd'hui, les systèmes dits « tool less » (« sans outils ») et « screw less » (« sans vis ») sont de plus en plus répandus. Vous n'aurez besoin, tout au plus, que d'un tournevis cruciforme. L'idéal serait qu'il soit aimanté, afin d'aller chercher les vis qui seront tombées au fin fond du boîtier. Si, si, ça arrivera forcément. ;)

Armez-vous également d'au moins un post-it (ou d'une feuille de papier). Vous verrez plus tard pourquoi…

Enfin, puisque tout problème avec l'électricité statique peut endommager certains composants, mieux vaut éviter les sols avec de la moquette, et se décharger en touchant un objet métallique avant de commencer le montage (la cage en acier du boîtier fera très bien l'affaire).

Quelle configuration allons-nous monter ici ?

Comme je vous le disais en introduction, nous nous sommes basés sur un cas pratique pour illustrer cette partie du tutoriel : celui du choix et de l’assemblage d’une configuration de joueur.

Les besoins

Tout d'abord, il est important de bien définir les besoins de la personne bénéficiaire de l'ordinateur. Si c'est vous, ce sera plutôt simple. Si c'est pour quelqu'un d'autre, il faudra lui poser quelques questions. La plus importante d'entre elles est sans doute : pour quelle utilisation l'ordinateur va-t-il servir ?

Dans notre cas, les besoins sont les suivants :

  • Avant tout, il faut une configuration de joueur.

  • Les autres utilisations seront le surf, la bureautique, la lecture de vidéo de façon très occasionnelle et la lecture de musique.

  • Le système doit être réactif.

  • L’écran doit être généraliste : il sera utilisé aussi bien pour jouer que pour surfer.

  • Si possible, le tout doit être silencieux.

  • Il n'y aura pas d'overclocking.

  • Matériel déjà possédé : clavier, souris, haut-parleurs

  • Le budget se situe aux alentours de 1200 €.

Notre choix

En fonction de ces besoins, nous avons (ou plutôt CyberS@m a) établi la configuration ci-dessous. Les composants sont rangés dans l'ordre dans lequel ils ont été choisis (le processeur avant la carte mère par exemple). Nous avons tâché d'expliquer le choix de chaque composant.

  • Processeur :
    Cette config' étant avant tout destinée au jeu, nous avons choisi un INTEL Core i5 2500 qui, actuellement, est largement suffisant pour ce type d'utilisation.

  • Ventirad CPU :
    Un ventirad est fourni avec le CPU, mais afin d'avoir une config' plus silencieuse, nous avons ajouté un COOLER MASTER Hyper 212 Evo qui sera également plus performant (le CPU chauffera moins, ce qui est mieux pour sa longévité).

  • Carte mère :
    Le choix du CPU étant effectué, nous nous renseignons sur le socket compatible. Pour cela, rien de tel que de se rendre sur le site du constructeur. À la ligne « Sockets Supported », on trouve LGA1155.

    Après une petite recherche rapide sur le Web, nous apprenons qu'un tel socket nécessite une carte mère dotée d'un chipset INTEL H67, P67 ou Z68. Le premier est surtout utile pour ceux qui veulent pouvoir utiliser l'IGP du CPU (le Processeur Graphique Intégré) et qui n'overclockeront pas. Le second est plutôt fait pour ceux qui ne comptent pas utiliser l'IGP mais veulent pouvoir overclocker. Enfin le troisième est le remplaçant du second. Pour résumer :

    • H67 : utilisation de l'IGP mais pas de possibilité d'overclocking.

    • P67 : pas d'utilisation de l'IGP mais overclocking possible.

    • Z68 : utilisation de l'IGP, possibilité d'overclocking et tout un tas d'autres avantages : Rapid Storage (combinaison d'un SSD avec un HDD), possibilité de combiner les cartes graphiques pour accroitre les performances (on parle de la technologie SLI pour nVIDIA, présente sur certaines cartes de moyenne et haut de gamme, et de la technologie CrossFire pour AMD, présente cette fois par défaut sur toutes les gammes de cartes mères) et Lucid Virtu (association de l'IGP avec le GPU).

    Bref, le H67 est limité et le P67 étant petit à petit remplacé par le Z68, il n'a plus trop d'intérêt. Même si nous n'utiliserons pas toutes ses fonctionnalités (qui restent somme toute secondaires), notre budget nous permet de choisir une carte mère dotée d'un chipset Z68. Une ASUS P8Z68-V LX aurait été suffisante, mais le budget nous le permettant, nous avons préféré prendre une P8Z68-V/Gen 3 qui, du fait de sa compatibilité avec la future norme PCIe 3.0, devrait être plus évolutive.

  • Mémoire :
    Pour ce type d'utilisation, 4 Go de RAM auraient été suffisants. Mais le prix de la RAM étant très bas en ce moment, nous avons opté pour un kit de 2x4 Go histoire de voir venir. Aussi, de la PC3-10.600 aurait été suffisante mais la PC3-12.800 étant plus ou moins au même prix tout en offrant de meilleures performances, nous avons donc choisi cette fréquence. Enfin, afin de ne pas gêner le ventirad CPU, nous avons un modèle « Low Profile » (avec des radiateurs peu imposants).

  • Carte graphique :
    Nous avons opté pour une SAPPHIRE Radeon HD 6950/2Go v.3, qui permettra de jouer à la majorité des jeux actuels avec toutes les options graphiques poussées au maximum ou presque (dans certains jeux, il faudra peut-être baisser voir désactiver l'AntiAliasing et l'AnisotropicFiltering) en 1920x1080. De plus, ce modèle est transformable en AMD Radeon HD 6970 (je vous laisse chercher la manip' par vous-même ;) ).

  • Disque dur 1 (OS, softs et jeux) :
    Afin que l'ordinateur soit très réactif, nous avons choisi de prendre un SSD pour accueillir l'OS et les logiciels. Le SAMSUNG 128 Go Serie 830 n'est peut-être pas le plus performant (il fait tout de même parti des meilleurs) mais il est plutôt fiable.

  • Disque dur 2 (SWAP et données) :
    Pour seconder le SSD dont la capacité risque d'être un peu faible (les jeux prennent de plus en plus de place), nous avons choisi un SEAGATE 500Go Barracuda (ST500DM002). Avec son unique plateau d'1 To de densité, il sera performant et permettra d'y mettre le SWAP ainsi que les jeux ne pouvant pas rentrer sur le SSD (les moins utilisés).

  • Lecteur/graveur Blu-ray/CD/DVD :
    Un SONY/OPTIARC AD-7280S sera suffisant ici tout en étant assez silencieux.

  • Alimentation :
    La config' n'est pas destinée à être overclockée et selon la carte graphique choisie, un des calculateurs dont nous parlions dans le chapitre concerné nous pousse à choisir une OCZ ZS Serie de 550W.

  • Boîtier :
    Pas trop cher, bien conçu et plutôt silencieux, le FRACTAL DESIGN Core 3000 nous a semblé le plus intéressant ici.

  • Écran :
    Nous avons choisi un LG Flatron IPS236V qui est l'un des meilleurs rapports qualité/prix du moment et qui, avec sa dalle IPS de dernière génération, sera très bien pour tous les types d'utilisation.

Finalement, cela nous fait quelques cartons…

Les composants que nous allons assembler dans les chapitres à venir
Les composants que nous allons assembler dans les chapitres à venir

Parés ? Bien… Nous avons maintenant les outils et les composants, alors comme on dit : il n'y a plus qu'à ! Dans le prochain chapitre, nous commencerons l'assemblage de la configuration. Cet assemblage durera jusqu'au dernier chapitre de cette partie du tutoriel. Aussi, je vous conseille de la lire jusqu'au bout avant de commencer les premières manipulations !

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite