Mis à jour le mardi 19 novembre 2013
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Introduction du cours

Bonjour,

Après quelques mois passés à participer au forum de l'IUT A de Lyon, j'ai remarqué que deux sujets revenaient très souvent : « Avec mes notes, puis-je être accepté dans tel ou tel DUT ? » et « Que peut-on faire après un DUT ? »

C'est à cette deuxième question que je vais essayer de répondre maintenant.

Donc si vous ne savez pas ce que vous pouvez faire après un DUT, ou que vous souhaitez en savoir plus sur un des choix possibles, cet article est là pour vous.
En espérant vous aider…

Généralités sur les DUT

Le Diplôme Universitaire de Technologie (généralement abrégé en « DUT ») est un diplôme qui s'étend sur deux ans après le baccalauréat, c'est-à-dire d'un niveau « BAC + 2 ». Il a pour principal objectif de vous guider dans une insertion rapide dans le monde du travail, mais comme pour toutes les formations, d'autres orientations sont possibles.

C'est pourquoi il y a une question qui revient souvent, qu'elle soit posée par un étudiant de DUT ou par toute personne qui réfléchit à ses études :

Que puis-je faire après un DUT ?

La réponse est « beaucoup de choses ». En effet, avec un enseignement plus général que celui d'un BTS (Brevet de Technicien Supérieur), mais néanmoins spécialisé dans un domaine particulier (informatique, chimie, mécanique, etc.), le DUT est une formation qui vous offre le choix de vous orienter vers le monde du travail ou, au contraire, de poursuivre vos études vers d'autres diplômes.

Système général du choix des élèves

Avant de détailler les différentes possibilités qui s'offrent à vous, voyons sur quels critères se basent les écoles pour recruter leurs futurs étudiants.
Chaque choix d'orientation (voire chaque école d'une orientation donnée) a un système qui lui est propre, je tâcherai donc de détailler lesquels quand j'en parlerai. Malgré tout, le choix des élèves pour une école, quelle qu'elle soit, se fonde sur trois grands critères :

  • les notes de l'ensemble de votre DUT : cela permet généralement d'évaluer votre niveau et vos affinités avec un domaine particulier. Cela représente près de 60 % de la décision ;

  • l'avis du jury (environ 35 %) : en fin de DUT, un jury constitué en majorité de vos professeurs émet, pour chacun d'entre vous, un avis indiquant s'il est pour, sans avis ou contre les différents choix que vous ferez en matière d'orientation ;

  • les remarques sur votre comportement en cours (élément sérieux, perturbateur ou encore grand absentéisme), soit environ 5 % de la décision.

Grâce à ces critères, les écoles trient les postulants et les répartissent selon trois listes. La première est la liste principale d'admission : vous êtes définitivement accepté(e) dans la formation (parfois sous réserve d'avoir votre diplôme ou de trouver une entreprise pour les alternances), à moins que vous ne souhaitiez aller ailleurs.
Ensuite, il y a la liste complémentaire (n'existe pas toujours, mais très souvent) : c'est a priori un non, mais cela peut changer. Cela signifie qu'ils n'ont plus de place pour vous pour le moment, mais que tout de même, ils ne souhaitent pas vous refuser dans la formation. Vous êtes donc considéré comme non admis, mais cela peut changer si quelqu'un se désiste dans la liste principale. Dans ce cas-là, avec un peu de chance, vous rejoindrez la liste principale.
Et pour finir, il y a les non admis définitifs. Dans ce cas, l'école a rejeté votre candidature et vous devrez alors vous diriger vers un autre choix ou, si vous le souhaitez, proposer à nouveau votre candidature l'année suivante (si vous faites autre chose entre-temps, la réponse peut parfaitement changer).

Maintenant que ce premier point est clair, passons aux détails des différents choix d'orientation…

Les différentes orientations possibles

Moi, je m'arrête là

La toute première orientation possible après un DUT c'est… s'arrêter !
En effet, à l'origine le DUT est là pour vous offrir une insertion rapide dans le monde du travail. Vous pouvez donc stopper les études directement après le DUT et entrer dans le monde du travail.

Néanmoins, pour de nombreux étudiants, la notion de « monde du travail » est assez floue. Nous en connaissons tous une partie, mais nous ne disposons généralement pas d'une vue d'ensemble. C'est pour cela que je conseille à tout étudiant souhaitant travailler après son DUT de pousser un tout petit peu plus ses « études » et d'aller en licence professionnelle.

La licence professionnelle

Très à la mode en ce moment, la licence professionnelle est une formation d'un an qui est dédiée à votre intégration dans le monde du travail (elle n'est absolument pas faite pour la poursuite d'études). Elle se déroule sur le même site que les IUT, et bien souvent dans les mêmes bâtiments.

Il existe deux types de licence professionnelle :

  • standard. C'est la moins utilisée. Il s'agit d'une année conventionnelle de cours suivie d'un long stage d'environ seize semaines minimum en entreprise (la durée peut varier suivant la formation, et pour plus de détails je vous invite à vous reporter à la fiche descriptive de la licence professionnelle) ;

  • en alternance (ou en apprentissage) : c'est la plus connue. L'année scolaire comprend alors une partie (environ un quart) à l'IUT pour les cours, et une autre partie (les trois-quarts restants) au sein d'une entreprise.

Cette formation s'adresse à n'importe quelle personne souhaitant rejoindre le monde de travail tout en s'immergeant progressivement dedans. Les notes ont moins d'influence qu'ailleurs sur la validation de votre candidature, mais il est conseillé d'avoir au moins douze sur vingt de moyenne générale (même si la limite est dix, c'est-à-dire le seuil d'obtention du DUT).

De nos jours, les licences professionnelles sont très spécialisées et ne sont consacrées qu'à un seul domaine (ou presque). Faites donc attention lorsque vous en choisissez une.

En ce qui concerne les licences professionnelles en alternance, vous êtes considéré vis-à-vis de l'état comme un salarié d'entreprise effectuant une formation à l'IUT. Vous êtes donc rémunéré. Les rémunérations appliquées au secteur privé sont disponibles ici (la licence professionnelle étant considérée comme une seconde année) : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/ [...] ml#sommaire_6. Vous êtes également dispensé de cotisations sociales et salariales, ce qui signifie que votre salaire net est égal à votre salaire brut, et que les revenus liés à la formation ne sont pas imposables !

Vous disposez aussi d'autres avantages fournis par l'entreprise comme des tickets restaurant, congés payés, etc., mais aussi ceux fournis par votre IUT, car pour eux, vous êtes un « simple » étudiant. De ce fait, vous avez donc droit à une carte d'étudiant et tous les avantages qui vont avec, comme les réductions, mais aussi le restaurant universitaire, etc.

Les écoles d'ingénieurs

Ah, ce rêve de jeunesse, synonyme éternel d'un grand salaire et d'un travail assuré dans tous les cas. Jamais un diplôme n'aura autant de succès auprès des Français et Françaises que le statut d'ingénieur. Même si ce diplôme ne constitue pas une solution miracle aux problèmes de la vie, il est néanmoins sûr que beaucoup de jeunes diplômés (d'un DUT ou autre) se dirigent vers les écoles d'ingénieurs.
Le cycle de formation d'ingénieur dure trois ans (ou plus, si vous vous y reprenez à plusieurs fois) et vous décerne un diplôme de niveau « BAC + 5 ».

C'est bien beau, mais les écoles d'ingénieurs sont réservées à l'élite !

STOP ! Il n'y a rien de plus faux. Je concède que les écoles d'ingénieurs attendent un niveau minimum de leurs postulants, mais rares sont celles qui placent la barre très haut. Ce qu'il vous faut savoir pour bien comprendre, c'est que les écoles d'ingénieurs se divisent en deux grandes catégories (si nous ne tenons pas compte de l'aspect public/privé) :

  • les écoles d'ingénieurs dites de « haut niveau » : il s'agit des écoles d'ingénieurs les plus renommées comme ENSIMAG, INSA, etc. ;

  • les autres écoles d'ingénieurs.

Les écoles d'ingénieurs de haut niveau

Du fait de leur grande renommée, ces écoles croulent sous les demandes chaque année. Étant donné le nombre limité de places disponibles, elles sont dans l'obligation de poser des limites très strictes pour l'acceptation de leurs futurs étudiants.
La moyenne générale requise pour entrer est d'environ seize (je sais, c'est haut, mais pas aussi inaccessible que certains se plaisent à le penser). Cela revient à vous placer dans les 5 ou 10 premiers pourcents du classement général de votre DUT (à peu près). Si vous êtes dans ceux-là, vous avez toutes vos chances.
Chaque école d'ingénieurs a sa propre « marge d'acceptation », je vous conseille donc de vous reporter à leur site web pour plus de détails.

Les autres écoles d'ingénieurs

Bien qu'il y ait moins de demandes, celles-ci restent nombreuses. De ce fait, il vous faudra quand même avoir quelque chose comme quatorze de moyenne générale. Comme dit ci-dessus, même si vous avez moins, rien ne vous empêche de proposer votre candidature.

De plus, pour être accepté en école d'ingénieur, quelle que soit sa « cote », il faut souvent passer par un entretien. Encore une fois, reportez-vous aux informations de l'école pour plus d'informations.

Le cycle licence-master-doctorat

Si vous souhaitez vous orienter vers la recherche, la voie qui semble la plus adaptée est de passer par un master. Avec une formation au sein des facultés, elle offre un très large choix d'orientation au terme de ce cursus.

Description du cycle

Ce grand cycle éducatif est composé de trois parties distinctes :

  • la licence : formation sur trois ans à partir du baccalauréat, elle donne un accès privilégié aux divers masters ;

  • un master : formation en deux années (soit BAC + 5), elle permet de s'orienter vers plusieurs choix :

    • la recherche (master recherche),

    • le monde du travail (master professionnel),

    • un doctorat (le master concerné dépend du type de doctorat visé) ;

  • un doctorat : le diplôme le plus élevé délivré en France, il comporte trois années de formation supplémentaires, soit un joli BAC + 8. Il existe quatre types de doctorat :

    • doctorat de recherche (précédé par un master recherche) : pour la recherche,

    • doctorat supérieur de recherche : cumule un master recherche et la réalisation de plusieurs travaux au sein d'un laboratoire,

    • doctorat professionnel (pas de master particulier) : donne accès aux plus hauts postes de certains domaines professionnels comme la santé ou le droit (juridique),

    • doctorat d'exercice : autre appellation pour les doctorats professionnels.

Accès et conditions du cycle

Comme le DUT constitue déjà une formation post-baccalauréat, vous n'êtes pas obligé de suivre l'ensemble de la licence.
Néanmoins, vous êtes dans l'obligation de réaliser la troisième année de licence (abrégée en « L3 »). Du fait de la grande différence de niveau en mathématiques et en physique, le jury d'entrée de la faculté peut vous imposer d'intégrer d'abord une année de licence de remise à niveau (c'est-à-dire la seconde année de licence, « L2 ») qui vous lâchera ensuite dans la fameuse L3.
Et contrairement aux cursus démarrant après le baccalauréat, lorsque vous intégrez la licence en milieu de parcours, votre passage en master peut être refusé !

La licence se déroule dans les facultés, donc a priori, n'importe quel élève est admissible. Néanmoins, dans certains cas (notamment pour les domaines scientifiques) le niveau requis en mathématiques et en physique est assez élevé.

Et qui veut faire un deuxième tour gratuit ?

Bon, je crois que l'Heure est venue. Il est temps que vous sachiez la vérité sur les DUT… Ce que je vais vous révéler dans quelques instants est un secret qui se transmet de génération en génération depuis l'invention des DUT.
Mais avant, prenez une chaise ou n'importe quel autre objet pour vous retenir, et accrochez-vous bien.

Voici : l'ultime orientation après un DUT est de faire… un autre DUT !

... heu, vous êtes sûr qu'il va bien ?

Rassurez-vous, je dispose encore de toutes mes facultés mentales (enfin je crois :-° ). Mais non, vous avez bien lu : vous pouvez faire plusieurs DUT à la suite (même si au-delà de deux, les gens vont commencer à se poser des questions).

Admettons, mais à quoi ça peut bien servir de faire un autre DUT ?

À part passer deux autres années sur les bancs de l'école, vous voulez dire ? :p
Plus sérieusement, se lancer dans un second DUT peut vous apporter plusieurs choses. Le principal atout d'une pareille démarche est de valider une seconde compétence (ou plus :o ), généralement dans un domaine assez proche. C'est du plus bel effet sur un curriculum vitae (autrement dit le « CV »). C'est également apprécié autant par les entreprises, qui disposent alors d'un salarié beaucoup plus polyvalent, que par les étudiants eux-mêmes, car ça leur ouvre plus de portes en restant avec un « BAC + 2 » et facilite les changements de travail.

J'ai pu rencontrer plusieurs personnes qui en cours de DUT se sont rendu compte que ce n'était pas vraiment leur voie, mais qui ont quand même achevé leur DUT dans le but d'obtenir cette double compétence. Dans le même ordre d'idée, vous pouvez aussi être amené à faire un second DUT dans le cadre d'une réorientation.

Je vous assure (et je parle par expérience personnelle) qu'un tel choix est très enrichissant. Mais je sens que certains d'entre vous hésitent à repartir pour deux ans… À ce propos, vous connaissez les années spéciales ?

Les années spéciales

Sur ce coup, on se dit que l'Éducation nationale en France fait bien les choses. Au final, une année spéciale, ça consiste à faire un DUT complet tel que vous le connaissez peut-être, mais sur une seule année.
Mais faire tenir deux ans de programme sur une seule année scolaire, ce n'est pas si simple. Alors, comment s'y prennent-ils pour réaliser pareil prodige ? En fait, c'est assez simple. Sauf dans le cas d'une réorientation complète, les DUT que vous enchaînerez seront assez proches les uns des autres. Cela a pour conséquence que certaines matières disposeront du même contenu, à quelques nuances près. Le professeur peut donc passer plus rapidement sur ces points et laisser de la place aux autres cours.
Malgré ça, sachez que l'année reste chargée. Tous les élèves de l'année spéciale ne viendront certainement pas du même DUT que vous (si toutefois ils viennent d'un DUT). Leur programme aura donc des parties communes avec celui-ci, mais ils auront vu des notions qui vont sont encore étrangères et inversement. Les semaines sont donc bien remplies et vous n'aurez pas de vacances d'été (aïe >_ ) qui seront avantageusement remplacées par votre stage en entreprise (dix semaines c'est long, il fallait bien les mettre quelque part o_O ).

Au final, il s'agit donc de faire un autre DUT, mais dans une version un peu plus accélérée que la moyenne. Néanmoins, le niveau reste assez facile, rien dont vous ne puissiez venir à bout avec un peu de travail personnel.
Je suis passé par là, et je dois dire que je ne regrette absolument en rien mon choix.

Continuer... mais à l'étranger !

Eh bien oui. En plus de vous offrir la possibilité de faire un semestre complet à l'étranger et d'accéder à d'autres formations comprenant aussi une partie qu'il est possible de faire à l'étranger (comme les écoles d'ingénieur), vous pouvez intégrer deux formations un peu particulières qui sont dédiées aux études à l'étranger.

Bien que ces formations n'offrent aucun nouveau diplôme, la mention d'une telle formation sur votre curriculum vitae va intéresser de nombreux employeurs (avoir un salarié qui parle correctement voire couramment d'autres langues ? c'est le top du top). Elles peuvent également fournir un « plus » non négligeable à votre dossier et ainsi faciliter vos futures admissions post-DUT. Voyons sans plus tarder de quoi il s'agit.

DUETI : des cours à l'étranger

Le Diplôme d'Université d'Études Technologiques Internationales, plus connu que la formation suivante, consiste à passer une année complète dans un campus universitaire à l'étranger pour y recevoir un complément de formation dans la spécialité de son choix (elle doit néanmoins être en rapport avec une formation préexistante). Il s'agit également d'une occasion unique de perfectionner une langue étrangère.

DUSTI : une expérience professionnelle à l'étranger

Cette formation (Diplôme d'Université de Stage Technologique Internationale), très peu connue, est sensiblement la même qu'un DUETI, mais avec une différence fondamentale : il s'agit de faire un très long stage (entre six et neuf mois) dans une entreprise à l'étranger.

La réorientation

Bien souvent synonyme d'échec scolaire, la réorientation est parfois LE bon choix (merci à Carif pour l'information). Il ne s'agit pas d'un choix d'orientation à proprement parler, mais au vu de sa présence en sortie de DUT, je me dois d'en parler.

Comme le dit le dicton : « L'erreur est humaine. » Nous faisons tous des erreurs, et parfois (et je dirais même souvent) en matière d'orientation. La scolarisation française possède au moins cet avantage : si vous vous trompez, il est facile de changer. Que ce soit à cause de vos notes qui parlent d'elles-mêmes en disant « Je sais que tu aimes bien ça, mais tu n'es pas fait pour » ou que vous jugiez que les cours ne vous conviennent pas, il ne faut surtout pas négliger cette option.

Il y a aussi un autre avantage : après le BAC, de nombreuses formations (surtout les DUT), sont découpées en semestres. Cela signifie que si vous vous rendez compte qu'une formation ne vous convient pas, vous pouvez changer rapidement, sans perdre près d'une année. Vous pouvez alors attraper les formations décalées qui débutent en janvier.

Les VAE

Vous brûlez de partir sur le monde du travail mais vous avez peur d'avoir besoin de plus d'années d'études pour après ? Vous êtes déjà sur le monde du travail et regrettez de ne pas être resté à l'école ? Alors les Validations des Acquis de l'Expérience (VAE) sont là pour vous.
Bien qu'elles soient parfois très mal jugées, il s'agit d'un procédé très pratique qui n'existe qu'en France et en Belgique.

Le principe des VAE est de faire valider par un jury un des choix suivants :

  • toute formation, complète ou non, suivie dans n'importe quel établissement, qu'il soit privé ou public ;

  • les connaissances et les aptitudes acquises lors d'une formation quelconque ;

  • l'expérience professionnelle acquise (quelle qu'en soit la méthode, y compris les stages).

Cette validation peut vous conduire à devoir suivre une partie du cursus d'un diplôme, via des formations ou directement au sein de l'établissement.
Après cela, le jury décidera de vous délivrer ou non le diplôme choisi, qui doit correspondre aux expériences validées.

Quelques conseils

La discipline

Bien que j'espère sincèrement que ça ne concerne qu'une minorité d'entre vous, mon premier conseil va porter sur la discipline…
Quel que soit le cursus observé, les écoles ne plaisantent absolument pas sur la discipline. Une remarque, une absence de trop, et vous passez directement de la pile « à traiter » à la pile « à refuser absolument ».
Il ne s'agit pas de devenir l'élève parfait qui a vingt de moyenne générale, mais plutôt d'essayer d'assister à un maximum de cours (je sais, certains cours en amphithéâtre sont très allergisants, mais c'est le prix à payer pour aller loin) et d'éviter de trop perturber les cours.

Savoir s'arrêter

Parmi les nombreux points qui préoccupent les étudiants lors de leurs choix d'orientation, il y a un point qui revient souvent : celui du salaire. Les professeurs et les conseillers d'orientation ne le cachent pas : le meilleur moyen d'avoir un salaire supérieur à la moyenne, c'est de faire plus d'études. Les faits sont là, nous ne pouvons pas les nier.

Et cette notion peut faire « perdre la tête » à plus d'un étudiant (comme ça été le cas pour moi). Dans le seul objectif d'avoir un salaire stable qui lui assurera un train de vie très correct, l'étudiant a parfois tendance à foncer tête baissée sans se préoccuper d'autres choses parfois importantes.
Je suis certain que, dans de nombreux cas, les parents, consciemment ou non, poussent leurs enfants à atteindre le sommet. C'est un sentiment naturel, mais ça peut en égarer plus d'un.

Mais où est le danger de vouloir un grand salaire ?

Ce n'est pas de le vouloir qui est dangereux, mais de partir directement vers les écoles d'ingénieurs sans se poser la question suivante : « Est-ce que les écoles d'ingénieurs/masters/autres sont faits pour moi ? »

Ici, je ne parle pas du niveau requis pour comprendre les cours. Les métiers sur lesquels on débouche en sortie d'école d'ingénieurs sont fondamentalement différents de ceux offerts par un master ou ceux disponibles en fin de DUT. Je pense sincèrement, et je ne suis sûrement pas le seul, qu'il vaut mieux avoir un travail qui nous plaît, qui nous donnera encore envie de nous investir dedans dans 30 ans, même si cela implique un salaire moins élevé, plutôt que de décrocher de grands diplômes, et d'avoir un salaire colossal mais au final, de pratiquer un métier qui ne nous intéresse que moyennement.

On le dit et on le répète : les choix d'orientation sont très importants. C'est une réalité, il faudra les assumer pour le reste de notre vie (bien que la réorientation soit toujours possible, même à 50 ans).
Néanmoins, ce qu'il est important de comprendre, c'est qu'il n'y a pas de mauvaise réponse. Je n'ose pas vous dire de faire ce que vous voulez, ce n'est pas vrai. Il faut un minimum de réalisme. Mais n'abandonnez pas vos rêves sous prétexte que faire autre chose vous rapportera plus.

Voilà, cet article touche à sa fin. J'espère qu'il ne vous a pas trop déçu et qu'il vous sera utile.

J'ai essayé de faire une liste à peu près complète des principales orientations qui sont possibles après un DUT. Je n'ai pas pu toutes les mettre : le système scolaire français est bien trop complexe pour ça. Et puis je n'ai pas la science infuse, alors j'ai largement pu en oublier. Mais si vous voyez qu'il en manque une, qu'elle soit importante ou non, n'hésitez pas à me contacter, que je puisse agrandir ce tutoriel.

N'ayez pas peur de prendre du temps pour réfléchir à tout ça, vous allez devoir faire des choix très importants, qui vont conditionner en profondeur votre vie à venir. Il est parfaitement normal d'hésiter, et même de se tromper (je parle par expérience personnelle), mais n'abandonnez surtout pas.

Pour finir, je tiens à remercier :

  • un ami, pour sa participation à la partie portant sur les DUETI ;

  • Carif, pour sa relecture « technique » et son idée concernant la réorientation ;

  • Xavinou pour ses relectures ainsi que ses conseils sur les poursuites d'études post-DUT.

Si vous avez des questions, des remarques, de points que vous voudriez voir apparaître et même pour les critiques, je reste disponible dans les commentaires, par MP et par e-mail.
Sur ce, je vous souhaite à tous de joyeuses réflexions sur votre avenir. :p

Exemple de certificat de réussite
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