Fil d'Ariane
Mis à jour le mercredi 21 juin 2017
  • 10 heures
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Maîtriser sa mise en page (2/2)

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Dans ce second chapitre sur la mise en page, nous n'allons pas voir comment structurer les informations, mais plutôt apprendre à mieux les présenter.

Au programme de ce chapitre :

  • la modification de la forme de votre document ;

  • les marges ;

  • la suppression de la numérotation de vos pages ;

  • les listes numérotées et non numérotées ;

  • les en-têtes et pieds de page.

Ces éléments sont cruciaux pour une bonne mise en page. Les marges vous permettront par exemple de relier vos documents plus facilement.

La forme de votre publication

La commande \documentclass{}

Nous avons vu dans la première partie qu'un document commence forcément par la commande \documentclass[options]{type du document}. Les types de documents utilisés dans ce livre sont énoncés dans le tableau ci-dessous (déjà présent dans le chapitre 3).

Type de document

article

Article (sous-entendu scientifique)

book

Livre

letter

Lettre

report

Rapport (stage, thèse…)

Par le biais du type de document, nous avons défini la nature de la publication que nous composons : livre, lettre ou autre. Néanmoins, certaines informations manquent :

  • le format du papier sur lequel sera imprimée la publication (A4, A5…) ;

  • la taille de la police principale ;

  • l'alignement des équations (que nous apprendrons à écrire dans la partie 3) ;

  • le positionnement de la première page de chaque chapitre (il est possible de faire en sorte que chaque chapitre commence sur la page de droite) ;

  • l'information permettant de savoir si le document créé sera recto verso ou non.

Un second tableau fait donc naturellement son apparition, listant les options applicables à la commande \documentclass{}.

Options applicables à la commande \documentclass{}

Description

Valeurs applicables

Valeur par défaut

Format du papier

a4paper, a5paper, letterpaper, b5paper

letterpaper

Taille de la police principale

10pt, 11pt, 12pt

10pt

Alignement des équations

fleqn (à gauche)

centrées par défaut

Colonnes

onecolumn, twocolumn

onecolumn

Première page des chapitres

openany, openright

openright

Recto verso

oneside, twoside

article et report : oneside,
book : twoside

Exemples pratiques

Le tableau que vous venez de lire est un outil précieux, mais encore faut-il savoir s'en servir. Dans un premier temps, copiez et collez le code source ci-dessous dans un fichier test.tex.

\documentclass{book}

\usepackage[latin1]{inputenc}    
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}     
      
\begin{document}
\section{Un fort beau chapitre}
cinq ou six gros paragraphes de faux texte.
\end{document}

Tentez de remplacer \documentclass{book} par l'une des lignes ci-dessous (une seule à la fois : il ne faut pas deux commandes \documentclass{} dans une même publication).

\documentclass[twocolumn]{book}
\documentclass[twocolumn]{article}
\documentclass[12pt]{book}
\documentclass[11pt]{article}
\documentclass[twocolumn, 12pt]{book}

Essayez ces lignes (ajoutez un peu de texte pour mieux voir les différences, si vous préférez).

Retenez de cette sous-partie que la commande \documentclass{} peut être personnalisée grâce à des options contenues entre crochets et séparées par des virgules de la façon suivante : \documentclass[option1, option2, option3]{type}.

Marges et interlignes

Marges

Vous venez d'apprendre à créer des publications adaptées à la taille de votre papier et aux principales exigences d'un auteur (choisir la taille de la police principale est essentiel, par exemple).

Voyons maintenant comment modifier les marges d'un document.

Cette modification se fait en trois temps. Tout d'abord, nous allons créer un document dans lequel nous appelons le package layout, puis nous allons utiliser la commande \layout introduite par celui-ci afin d'obtenir un gabarit qui nous donnera une idée de la taille de chaque marge.

En parallèle, nous imprimerons un document saturé de texte afin de voir le rendu produit avec ces tailles de marges.

Le code à utiliser pour la création du layout est donné ci-dessous. Il est accompagné d'une capture d'écran d'un document saturé en texte, ainsi que d'une capture d'écran d'un layout (figure suivante).

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{layout}

\begin{document}

\layout

\end{document}
Le duo layout / page saturée en texte
Le duo layout / page saturée en texte

Ces deux éléments conjugués nous permettent de mieux visualiser les marges et leurs grandeurs respectives.

Afin de modifier celles-ci, nous utiliserons le package geometry dans lequel nous spécifierons les tailles des marges en haut, en bas, à gauche puis à droite.

Tout ceci s'écrit avec la syntaxe suivante :

\usepackage[top=2cm, bottom=2cm, left=2cm, right=2cm]{geometry}

Bien sûr, vous pouvez modifier à votre guise les différentes longueurs.

Résumons les étapes:

  • création du layout ;

  • création d'une page saturée en texte (afin de mieux visualiser les marges) ;

  • modification des marges (via le package geometry) ;

  • création d'une page remplie de texte pour voir le rendu des marges (facultatif).

Interlignes

Dans certains types de documentation, un interlignage une fois et demie ou deux fois supérieur à la normale est requis. Nous allons voir ensemble comment utiliser ces derniers dans un document. Il est également possible de créer des interlignes d'une taille définie par l'auteur, mais ce n'est pas notre souhait ici. Afin d'obtenir des interlignes personnalisés, il faut utiliser le package setspace ainsi que les commandes \onehalfspacing et \doublespacing dans le préambule, qui permettent d'obtenir dans tout le document un interligne respectivement 1,5 et 2 fois plus grand que l'interligne habituel.

Pour ne changer les interlignes que dans des petits morceaux de votre composition, les environnements onehalfspace et doublespace sont adaptés. L'exemple ci-dessous illustre ce cas (figure suivante).

\documentclass[10pt]{article}
 
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel} 
\usepackage{setspace}

\begin{document}

\section{interligne simple}

Un paragraphe.

\section{interligne intermédiaire}

\begin{onehalfspace}
Un autre paragraphe.
\end{onehalfspace}

\section{interligne double}

\begin{doublespace}
Encore un autre paragraphe.
\end{doublespace}

\end{document}
Interlignes
Interlignes

Les listes

Nous allons maintenant apprendre à créer des listes.

Les listes sont très utiles dans un document et peuvent être selon vos souhaits :

  • des listes à puces (comme celle-ci) ;

  • des listes numérotées ;

  • des listes de description (beaucoup moins fréquentes).

Listes à puces

La création d'une liste à puces se fait en trois temps :

  • ouverture de l'environnement itemize ;

  • écriture de chaque élément de la liste précédé de la commande \item ;

  • fermeture de l'environnement itemize.

Rien de compliqué là-dedans, vous pouvez voir ci-dessous un exemple pratique présentant un code de liste à puces, ainsi que son rendu (figure suivante).

Petit bonus, le changement de la forme de la puce est introduit dans le code.

\begin{document}
 
\begin{itemize}

\item Un canard.
\item Un mammouth.
\item Un canard.
\item Un mammouth.
\item Un canard.
\item Un mammouth.
\item[@] Une pintade. % En plaçant un @ entre crochets après \item, j'ai transformé la puce en @
\item[0] Un lapin.

\end{itemize}
Liste à puces
Liste à puces

Listes numérotées

La création d'une liste numérotée se fait également en trois temps (seul le nom de l'environnement change) :

  • ouverture de l'environnement enumerate ;

  • écriture de chaque élément de la liste précédé de la commande \item ;

  • fermeture de l'environnement enumerate.

Si vous avez compris comment construire des listes à puces, vous n'aurez aucune difficulté à créer des listes numérotées.

Cependant, un exemple de code et un rendu en image (figure suivante) ne peuvent pas faire de tort.

\documentclass{article}
\begin{document}
\begin{enumerate}
\item un canard
\item un mammouth
\item un canard
\item un mammouth
\item un canard
\item un mammouth
\item[@] une pintade % En plaçant un @ entre crochets après \item, j’ai transformé la puce en @
\item[0] un lapin
\end{enumerate}
\end{document}
Liste numérotée
Liste numérotée

Listes de description

Si vous souhaitez écrire une série de définitions, l'environnement description est fait pour vous. Il vous permet de remplacer les puces par des expressions de votre choix qui seront mises en gras.

Ces mots en gras devront être placés entre crochets juste après la commande \item dans le code source.

Démonstration ci-dessous (figure suivante) :

\documentclass{article}
\begin{document}
\begin{description}
\item[Un canard :] bestiole qui fait coin.
\item[Un poulpe :] bestiole qui fait bloub.
\item[Un ornithorynque :] bestiole qui fait rire.
\item[Un ours :] bestiole qui fait mal.
\end{description}
\end{document}
Liste de description
Liste de description

Les listes n'ont rien de sorcier : en faire usage aérera vos documents en plus de vous permettre, par exemple, de présenter simplement des processus, des manipulations ou des protocoles opératoires (ce ne sont que des exemples, vous pouvez très bien vous en servir pour lister des ingrédients dans la recette des crêpes).

Les styles

Nous venons d'apporter de nombreuses modifications à nos publications. Elles ont été mises en forme, structurées, listées.

Il nous reste un élément essentiel à personnaliser : les en-têtes et pieds de pages.

Ces éléments ont eux aussi été étudiés par les concepteurs de LaTeX. Il existe bien sûr des packages permettant d'en faire des choses originales. Néanmoins, les pères de LaTeX ont choisi trois couples en-têtes / pieds de page qui leur semblaient les plus adaptés à un usage professionnel (nous utiliserons d'autres packages et des mises en forme élaborées plus loin dans le cours).

Pour utiliser un couple en-têtes / pieds de page, il vous suffira de choisir ce que LaTeX appelle un style. Ces trois styles sont :

  • le style plain : il permet d'insérer le numéro de page au milieu du pied de page ;

  • le style headings : il permet d'insérer le nom du chapitre et le numéro de page en en-tête. Le pied de page est vide ;

  • le style empty : l'en-tête et le pied de page sont vides.

Dans les pages suivantes, vous trouverez des captures d'écran de documents composés respectivement avec les commandes plain (figure suivante), headings (figure suivante) et enfin empty (figure suivante).

Pour donner un style à une page en particulier, il suffit d'utiliser la commande \pagestyle{nom du style} que nous insérerons au début de la page à modifier.

Rien de bien compliqué, n'est-ce pas ?

Dans le premier TP, nous apprendrons à personnaliser de manière bien plus approfondie nos en-têtes et pieds de page.

Le style plain
Le style plain
Le style headings
Le style headings
Le style empty
Le style empty

En résumé

  • On peut personnaliser la forme de son document en ajoutant des paramètres à la commande \documentclass{}. Cela nous permet d'indiquer la taille du papier (A4, A5...), la taille de la police (10pt, 11pt...), le nombre de colonnes, etc.

  • Il est possible de paramétrer les marges d'un document. On fait appel pour cela au package geometry. Ici, nous n'avons fait qu'un travail grossier, mais le premier TP vous apprendra à être beaucoup plus précis (en pratique vous constaterez que les tailles de marges par défaut sont souvent suffisantes).

  • Il existe différents types de listes, chacune adaptée au genre de données listées : liste normale (itemize), liste numérotée (enumerate), liste de description (description).

  • La commande \pagestyle nous permet de choisir comment l'en-tête et le pied de page seront affichés : avec le numéro de page en pied de page (plain), avec le nom du chapitre et le numéro de page en en-tête (headings) ou sans en-tête ni pied de page (empty).

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite