Fil d'Ariane
Mis à jour le mercredi 21 juin 2017
  • 10 heures
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TP 1 – Mise en page de la Déclaration universelle des droits de l'homme

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Il y a de ça huit chapitres, LaTeX envahissait votre vie. Vous avez appréhendé tous les concepts de base du langage, de la mise en page jusqu'à la hiérarchisation du contenu en passant par la personnalisation du texte et la production de citations élégantes. Toutes ces notions vous ont été enseignées de façon indépendante, mais il ne faut pas oublier la finalité de l'apprentissage de LaTeX : la création de documents réels.

Ce premier TP est l'occasion pour vous de tester votre savoir-faire et de vous entraîner. L'intégralité du contenu des chapitres vus jusqu'ici sera mise à profit et il y a fort à parier que vous aurez besoin d'aller les consulter pour répondre aux problématiques de l'exercice.
Comme vous avez dû vous en douter, le titre du chapitre ne laissant aucun suspense, je vous annonce que nous allons mettre en page une publication sur la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen. Texte fondateur de notre civilisation moderne, il vous permettra de conjuguer apprentissage et culture.

Les consignes

Dans ce TP, vous allez travailler avec trois textes différents, en utiliser certains morceaux choisis et les mettre en page de façon à en faire un petit livre de 17 pages. Le nombre peut faire peur, mais ne vous inquiétez pas, ce travail devrait vous prendre moins d'une heure et demie si vous avez suivi les précédents chapitres avec attention.

Le document produit à l'issue de ce TP est téléchargeable ici. Il est sobre, mais élégant, de quoi donner le sourire à vos lecteurs.

Le but ici est de vous faire utiliser des packages ainsi que de vous faire revoir les chapitres de la deuxième partie. Suite à l'exercice pratique, de multiples pistes vous seront données pour vous permettre d'aller plus loin dans votre apprentissage de LaTeX.

Autre chose à noter : ce TP clôt la deuxième partie du cours (et vous avez survécu jusqu'ici).

La partie III, qui suit ce TP, développe les commandes avancées de LaTeX telles que celles qui permettent de manipuler les images, les tableaux, les notations mathématiques et les tables. Bien qu'accessibles, ces notions nécessitent d'être à l'aise avec les notions de commandes, d'environnements et de packages. L'importance de travailler ce TP ne s'en trouve que renforcée.

Faites chauffer votre clavier : les consignes vous attendent dans le paragraphe ci-dessous. Elles sont longues, mais comportent une grande quantité de texte à prendre depuis les articles originaux de Wikipédia.

Les contraintes de l'exercice

Contenu hiérarchisé de notre document

Votre travail consistera ici à créer un livre en français intitulé « Les droits de l'homme ».

Ce livre utilisera des extraits de textes issus de quatre sources différentes :

  • l'article « Droits de l'Homme » de Wikipédia ;

  • l'article « Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 » de Wikipédia ;

  • l'article « Révolution française » de Wikipédia ;

  • le texte descriptif de la licence Creative Commons 3.0.

Sur la page de garde seront écrits :

  • le titre du livre ;

  • vos nom et prénom ;

  • la date du jour.

Un chapitre nommé « Introduction » sera composé en préambule gros et en italique.

Il contiendra le texte suivant :

Citation

Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité, l'orientation sexuelle ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux 19ème siècle, 20ème siècle et 21ème siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits « inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés », et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la « vocation historique » d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.
Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'État. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques.

Le corps du livre sera composé d'une partie intitulée « Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 » contenant trois chapitres. Le premier chapitre, intitulé « Histoire », contiendra le texte ci-dessous :

Citation

La Déclaration des Droits de l'Homme a été écrite dans un temple protestant. L'assemblée réunie à Versailles par la convocation des États généraux pour trouver une solution fiscale au déficit de l'État, se déclare Assemblée nationale en réunissant les trois ordres, dont elle décide l'abolition, puis s'institue Assemblée nationale constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela, après avoir pris les décrets des 4 et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, qu'elle reprendra dans l'article premier de la Déclaration.

La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a été débattue par l'Assemblée nationale française sous la présidence du marquis de Mirabeau à partir d'un des trois projets proposés : celui de 24 articles, rédigé par le VIe bureau dirigé par Jérôme Champion de Cicé. L'attribution du texte primitif à La Fayette inspiré par la Déclaration d'indépendance des États-Unis est donc erronée. L'abbé Grégoire propose que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen soit accompagnée de celle des devoirs.

La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789, sous l'influence des leaders du tiers-état et de la noblesse. Le texte est peu modifié, mais est enrichi d'un préambule. Il est ratifié en partie le soir du 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, sur l'exigence de l'Assemblée, qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de Paris, initialement pour d'autres revendications.
Entièrement promulguée par le Roi à Paris, le 3 novembre 1789, la Déclaration des Droits est la dernière ordonnance royale. Elle servira de Préambule à la première Constitution de la Révolution française.

Le deuxième chapitre, nommé « Le texte », est plus complexe et hiérarchisé. Sa première section, intitulée « Introduction », contient l'extrait ci-dessous :

Citation

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

Sa seconde section, intitulée « Les articles », contient 17 paragraphes. Le premier paragraphe a pour titre « Article premier », les suivants s'appellent « Article 2 », « Article 3 »… « Article 17 ». Ci-dessous le texte respectif de chaque article. Prenez le temps de le lire, ne serait-ce que par intérêt culturel.

Citation

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.

Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.

Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Le troisième chapitre, intitulé « Sources », contient le texte suivant.

Citation

La question des sources de la Déclaration française a suscité une controverse empreinte de nationalisme au sein de l'historiographie. Dans une brochure de 1895, l'historien allemand Georg Jellinek présentait l'œuvre française comme une simple héritière des Déclarations anglo-saxonnes (Pétition des droits, Déclaration des droits), elles-mêmes inspirées du Protestantisme luthérien. Traduite en français en 1902, dans un contexte de montée des tensions entre la France et l'Allemagne, elle donnera lieu à une réplique aussi peu nuancée, portée par Emile Boutmy : la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen n'aurait de source que dans la tradition philosophique et humaniste des Lumières.

Le Préambule, ajouté au projet, a été rédigé sous l'influence de Mirabeau et de Jean-Joseph Mounier, député du Tiers qui avait fait adopter le serment du Jeu de Paume, tous deux monarchiens, c'est-à-dire partisans d'une Monarchie constitutionnelle à l'anglaise.
L'invocation à « l'Être suprême » a été rajoutée au cours des séances pour tenir compte des convictions chrétiennes de presque tous les citoyens.

Le texte de l'Article premier, « Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », synthétise la Loi du 4 août 1789 abolissant la société d'ordres hiérarchisés.

L'article 16, associant constitution et organisation de la séparation des pouvoirs, est un principe antérieurement admis avec la séparation des ordres spirituel, politique et économique. Mais les trois pouvoirs politiques auxquels renvoie implicitement cet article, à savoir le législatif, l'exécutif et le judiciaire, est la conception proposée par Montesquieu depuis 1748 dans De l'Esprit des Lois.

L'article 3, qui attribue la souveraineté à la Nation, s'inspire des thèmes des remontrances des Parlements, portées par les nombreux membres du club des Amis de la Constitution, plus connu sous le nom de Club des Jacobins, mais aussi du célèbre pamphlet de l'abbé Sieyès, qui pose l'équation : peuple = Tiers-État, c'est-à-dire que les députés du Tiers-État sont les représentants légitimes de l'ensemble du peuple.

L'article 6, directement inspiré du philosophe Rousseau, a été proposé par Talleyrand. Lu à la tribune du comité de constitution le 12 septembre 1789, ce qui deviendra l'article 6 de la Déclaration des droits prenait la forme suivante : « La loi étant l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par représentation à sa formation ; elle doit être la même pour tous ».

Les autres articles reprennent des principes généraux du droit ou de la procédure qui sont déjà établis, comme la positivité du droit, le caractère contradictoire des procédures, la non-rétroactivité des lois, etc.

Son idéal est l'individualisme libéral. C'est une œuvre de circonstance, une proclamation générale, un texte tourné vers le passé avec pour objectif d'en finir avec l'Ancien Régime ; mais également un texte tourné vers l'avenir en promouvant la philosophie des Lumières et son idéal rationaliste.

L'annexe A, « La révolution française » nous raconte une belle histoire via ce texte :

Citation

La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifiée par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité.

Le chapitre épilogue sera nommé « Sources et licences », il contiendra deux sections non numérotées. La première section (« Sources ») contiendra une liste de description. La seconde (« Licence Creative Commons 3.0 ») comportera deux paragraphes. Les mentions « Paternité » et « Partage des conditions initiales à l'identique » devront être signalées comme importantes.

La mise en forme finale de la page devra être similaire à celle de la figure suivante, avec bien sûr les adresses internet réelles et cliquables.

Mise en forme attendue
Mise en forme attendue
Consignes additionnelles et pistes
  • Le pack de police utilisé sera lmodern.

  • Les noms propres seront écrits en petites capitales (convention française).

  • Les en-têtes et pieds de pages seront de type headings (réglage par défaut pour la classe book).

  • La marge de droite sera de 3 cm.

  • La marge de gauche sera de 6 cm.

  • La marge du bas est sera de 5 cm.

  • La marge du haut sera de 5 cm.

  • Les adresses internet ne devront pas tenir sur plus d'une ligne, mais vous avez le droit d'utiliser un réducteur d'URL comme bit.ly qui créera une adresse courte à partir d'une adresse initiale.

Les consignes s'arrêtent (enfin) ici !

Afin de travailler dans de meilleures conditions, je vous conseille de compiler votre code très fréquemment pour régler les problèmes un par un. Quelques petits pièges se trouvent enfouis dans les textes de ce TP, à vous de les déjouer.

Tout est faisable avec vos connaissances actuelles, il suffit que vous preniez votre temps.

Au fait ! Ce tableau de caractères spéciaux devrait vous être utile…

Accents et signes

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\'{o}

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Que la force soit avec vous !

La correction

L'heure est venue de corriger tout votre travail, de regarder les points qui ont pu poser des problèmes. Notez que chaque étape fait l'objet d'au moins une compilation dans le but de pouvoir corriger les erreurs pas à pas.

Étape 1 : le type de document

Le type de document a une importance prépondérante pour nous, il définit un squelette de code source. La classe book n'a pas été choisie par hasard ; souvenez-vous, nous avions traité ensemble les problématiques de la création d'annexes et de préambules.

La première étape du travail était de mettre en forme ce squelette, qui devait ressembler à peu de choses près à celui-ci :

\documentclass{book}
 
\begin{document}
 
   \frontmatter
   \mainmatter
   \appendix
   \backmatter
 
\end{document}

Étape 2 : la langue

La consigne disait d'écrire le texte en français et il était visible que nombre d'accents allaient apparaître. Les trois packages habituels de gestion de caractères étaient donc indispensables. Il fallait les insérer dans le préambule du document, comme vous l'avez appris dans le chapitre traitant des packages.

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}

Étape 3 : les autres packages

Nous venons d'appeler les packages nous permettant d'écrire en français, il est de bon ton de survoler les consignes pour comprendre quels packages nous seront utiles pour continuer l'exercice. Ici, trois autres packages étaient nécessaires : url, geometry et lmodern.

\usepackage{url} % Pour écrire des adresses cliquables.
\usepackage{lmodern} % Pour changer le pack de police.
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry} % Les marges.

Étape 4 : la page de garde

La création de page de garde a été abordée dans les chapitres de mise en page. Celle demandée dans l'exercice est simple, elle comporte les trois mentions classiques : titre, nom des auteurs (les noms sont en petites capitales) et date du jour. Les trois paramètres sont définis dans le préambule et la commande \maketitle est insérée après \begindocument afin de créer la page de garde (figure suivante).

\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
 

\begin{document}
 
\maketitle % Page de garde.
Page de garde
Page de garde

Étape 5 : le squelette complet

Les packages sont listés, le travail préparatoire est presque terminé. Il nous reste les éléments de structure secondaires à lister (chapitres, sections…). Certains n'étant pas numérotés, nous n'oublions pas le symbole *.

\documentclass{book}
 
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel} 
\usepackage{url} % Pour écrire des adresses cliquables.
\usepackage{lmodern} % Pour changer le pack de police.
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry} % Les marges.

\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
 
\begin{document}
 
\maketitle % Page de garde.
 
\frontmatter
 
\chapter{Introduction}
    
\mainmatter
 
\part{Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789}
    
\chapter{Histoire}
\chapter{Le texte}

\section{Introduction}    
\section{Les articles}
    
\paragraph{Article premier}
\paragraph{Article 2}
\paragraph{Article 3}
\paragraph{Article 4}
\paragraph{Article 5}
\paragraph{Article 6}
\paragraph{Article 7}
\paragraph{Article 8}
\paragraph{Article 9}
\paragraph{Article 10}
\paragraph{Article 11}
\paragraph{Article 12}
\paragraph{Article 13}
\paragraph{Article 14}
\paragraph{Article 15}
\paragraph{Article 16}
\paragraph{Article 17}

\chapter{Sources}

\appendix
 
\chapter{La révolution française}
   
\backmatter
 
\chapter{Sources et licences}
    
\section*{Sources}
    
\begin{description}
\item
\item
\item
\item
\item
\end{description}
          
\section*{Licence Creative Commons 3.0}
    
\paragraph{Vous êtes libres :}
    	
\begin{itemize}    	
\item
\item
\end{itemize}    
    	
\paragraph{Selon les conditions suivantes :}
    	
\begin{itemize}    	
\item \emph{Paternité} : 
\item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} :     	
\end{itemize} 

\end{document}

Si vous avez réussi à aller jusqu'ici, c'est déjà très bien. Félicitations, vous commencez à vous sentir à l'aise avec LaTeX et ses concepts fondamentaux !

Étape 6 : le contenu

Les choses sérieuses commencent. Ici se trouvent les plus grosses sources d'erreurs d'étourderie. Chaque chapitre en est rempli l'un après l'autre. Ne pas oublier d'insérer les commandes de mise en exposant, de création de noms en petites capitales, d'introduction de guillemets français ainsi que de remplacer par la commande \oe le caractère spécial œ présent un peu partout dans les paragraphes.

Autre piège, certaines apostrophes sont penchées et font planter LaTeX (mais seulement si vous aviez tapé votre code en latin1). Il fallait que vous vous en rendiez compte et que vous les remplaciez par des apostrophes droites (Ce genre de problème arrive de façon extrêmement fréquente au quotidien).

Le chapitre d'introduction

Ce chapitre contenait des apostrophes penchées, des exposants ainsi que des guillemets français. De plus, il était souhaité qu'il soit gros et en italique (figures suivante et suivante).

\begin{it}
    \Large{
        Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité, l'orientation sexuelle ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux 19\textsuperscript{ième} siècle, 20\textsuperscript{ième} siècle et 21\textsuperscript{ième} siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits \og inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés \fg, et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la \og vocation historique \fg d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.

Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'état. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques. 
}
\end{it}
Chapitre d'introduction
Chapitre d'introduction
Chapitre d'introduction (la suite)
Chapitre d'introduction (la suite)
Les chapitres « Histoire », « Le texte » , « Sources » et l'annexe « La Révolution française »

Rien de transcendant, les commandes utilisées ici l'ont déjà été dans le paragraphe précédent. La clé du succès était juste de prendre votre temps et de compiler souvent afin de mieux voir vos erreurs (figures suivante à suivante).

\part{Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789}
    \chapter{Histoire}
    
   La Déclaration des Droits de l'Homme a été écrite dans un temple protestant. L'assemblée réunie à Versailles  par la convocation des États généraux pour trouver une solution fiscale au déficit de l'État, se déclare Assemblée nationale en réunissant les trois ordres, dont elle décide l'abolition, puis s'institue Assemblée nationale constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela, après avoir pris les décrets des 4  et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, qu'elle reprendra dans l'article premier de la Déclaration.

La Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen a été débattue par l'Assemblée nationale française sous la présidence du marquis de \textsc{Mirabeau} à partir d'un des trois projets proposés, celui de 24 articles rédigé par le VI\textsuperscript{e} bureau, dirigé par Jérôme \textsc{Champion de Cicé}. L'attribution du texte primitif à \textsc{La Fayette} inspiré par la Déclaration d'indépendance des États-Unis est donc erronée. L'abbé Grégoire propose que la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen soit accompagnée de celle des devoirs.

La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789, sous l'influence des leaders du tiers-état et de la noblesse. Le texte est peu modifié, mais est enrichi d'un préambule. Il est ratifié en partie le soir du 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, sur l'exigence de l'Assemblée, qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de Paris, initialement pour d'autres revendications.

Entièrement promulguée par le Roi à Paris, le 3 novembre 1789, la Déclaration des Droits est la dernière ordonnance royale. Elle servira de Préambule à la première Constitution de la Révolution française.
    
        \chapter{Le texte}
    \section{Introduction}
    
    Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
    
    \section{Les articles}
    
\paragraph{Article premier}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

\paragraph{Article 2}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
    
\paragraph{Article 3}

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

\paragraph{Article 4}

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.


\paragraph{Article 5}

La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

\paragraph{Article 6}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 7}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 8}

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

\paragraph{Article 9}

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

\paragraph{Article 10}

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

\paragraph{Article 11}

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

\paragraph{Article 12}

La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

\paragraph{Article 13}

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

\paragraph{Article 14}

Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

\paragraph{Article 15}

La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

\paragraph{Article 16}

Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

\paragraph{Article 17}

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


    \chapter{Sources}

 La question des sources de la Déclaration française a suscité une controverse empreinte de nationalisme au sein de l'historiographie. Dans une brochure de 1895, l'historien allemand Georg \textsc{Jellinek} présentait l'\oe uvre française comme une simple héritière des Déclarations anglo-saxonnes (Pétition des droits, Déclaration des droits), elles-mêmes inspirées du Protestantisme luthérien. Traduite en français en 1902, dans un contexte de montée des tensions entre France et Allemagne, elle donnera lieu à une réplique aussi peu nuancée, portée par Emile \textsc{Boutmy} : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'aurait de source que dans la tradition philosophique et humaniste des Lumières.

Le Préambule, ajouté au projet, a été rédigé sous l'influence de \textsc{Mirabeau}, et de Jean-Joseph \textsc{Mounier}, député du Tiers qui avait fait adopter le serment du Jeu de Paume, tous deux monarchiens, c'est-à-dire partisans d'une Monarchie constitutionnelle à l'anglaise.

L'invocation à l' \og Être suprême \fg a été rajoutée au cours des séances pour tenir compte des convictions chrétiennes de presque tous les citoyens.

Le texte de l'article Un, \og Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit \fg, synthétise la Loi du 4 août 1789 abolissant la société d'ordres hiérarchisés.

L'article 16, associant constitution et organisation de la séparation des pouvoirs, est un principe antérieurement admis avec la séparation des ordres spirituel, politique et économique. Mais les trois pouvoirs politiques auxquels renvoie implicitement cet article, à savoir le législatif, l'exécutif et le judiciaire, est la conception proposée par Montesquieu depuis 1748 dans \emph{De l'Esprit des Lois}.

L'article 3, qui attribue la souveraineté à la Nation, s'inspire des thèmes des remontrances des Parlements, portées par les nombreux membres du club des Amis de la Constitution, plus connu sous le nom de Club des Jacobins, mais aussi du célèbre pamphlet de l'abbé \textsc{Sieyès}, qui pose l'équation : peuple = Tiers-État, c'est-à-dire que les députés du Tiers-État sont les représentants légitimes de l'ensemble du peuple.

L'article 6, directement inspiré du philosophe \textsc{Rousseau}, a été proposé par \textsc{Talleyrand}. Lu à la tribune du comité de constitution le 12 septembre 1789, ce qui deviendra l'article 6 de la déclaration des droits prenait la forme suivante : \og La loi étant l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par représentation à sa formation ; elle doit être la même pour tous\fg.

Les autres articles reprennent des principes généraux du droit ou de la procédure qui sont déjà établis, comme la positivité du droit, le caractère contradictoire des procédures, la non rétroactivité des lois, etc.

Son idéal est l'individualisme libéral. C'est une \oe uvre de circonstance, une proclamation générale, un texte tourné vers le passé avec pour objectif d'en finir avec l'Ancien Régime ; mais également un texte tourné vers l'avenir en promouvant la philosophie des lumières et son idéal rationaliste.

\appendix
 
    \chapter{La révolution française}

La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon \textsc{Bonaparte}. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifié par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité.
Chapitre Histoire
Chapitre Histoire
Chapitre Texte
Chapitre Texte

Chapitre Texte (bis)Chapitre Texte (bis)

Chapitre Sources
Chapitre Sources
Annexe A
Annexe A
Le chapitre épilogue « Sources et Licences »

Pour ce chapitre, il fallait dans un premier temps utiliser une liste de description ainsi que la commande \url accompagnée d'URL réduites via bit.ly (C'est un célèbre réducteur d'URL). Dans un second temps, deux listes à puces toutes simples faisaient leur apparition. Dans l'une d'elles, la commande \emph sera manipulée pour signifier l'importance des termes « Paternité » et « Partage des conditions initiales à l'identique » (figure suivante).

\chapter{Sources et licences}
    
\section*{Sources}
    
    \begin{description}
    
   \item[Droits de l'homme (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/9nYoSU}
   \item[Déclaration de 1789 (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/1DJqQg}
   \item[Déclaration de 1793 (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/SeRyG}
   \item[Déclaration de 1795 (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/b6sdRI}
   \item[La révolution française (Wikipedia):] \url{http://bit.ly/cUd3SF}  
  
 
    \end{description}
    
    
    
    \section*{Licence Creative Commons 3.0}
    
    	\paragraph{Vous êtes libres :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
    	\item de modifier cette création
    	
    	\end{itemize}
    	
    
    	
    	\paragraph{Selon les conditions suivantes :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item \emph{Paternité} : vous devez citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'\oe uvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l'\oe uvre).
    	\item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} : si vous transformez ou modifiez cette oeuvre pour en créér une nouvelle, vous devez la distribuer selon les termes du même contrat ou avec une licence similaire ou compatible.
    	
    	\end{itemize}
Sources
Sources

Étape 7 : rassembler les morceaux

L'étape 7 est tout simplement celle au cours de laquelle nous allons regrouper tous les éléments du fichier (je l'ai appelé tp.tex, libre à vous de le nommer autrement).
Une fois tous les morceaux rassemblés, le code source est complet. J'ai là aussi choisi de vous donner un code web plutôt que 20 pages de code illisibles.

\documentclass{book}
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{url} % Pour écrire des adresses cliquables.
\usepackage{lmodern} % Pour changer le pack de police.
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry} % Les marges.
\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
\begin{document}
 
\maketitle % Page de garde.

    
\frontmatter
 
\chapter{Introduction}
\begin{it}
\Large{
        Les droits de l'homme sont un concept selon lequel tout être humain possède des droits universels, inaliénables, quel que soit le droit positif en vigueur ou les autres facteurs locaux tels que l'ethnie, la nationalité, l'orientation sexuelle ou la religion.

Selon cette philosophie, combattue ou éclipsée aux 19\ieme{} siècle, 20\ieme{} siècle et 21\ieme{} siècle par d'autres doctrines, l'homme, en tant que tel, et indépendamment de sa condition sociale, a des droits \og inhérents à sa personne, inaliénables et sacrés \fg, et donc opposables en toutes circonstances à la société et au pouvoir. Ainsi le concept de droits de l'homme est-il par définition universaliste et égalitaire, incompatible avec les systèmes et les régimes fondés sur la supériorité ou la \og vocation historique \fg d'une caste, d'une race, d'un peuple, d'une classe ou d'un quelconque groupe social ; incompatible tout autant avec l'idée que la construction d'une société meilleure justifie l'élimination ou l'oppression de ceux qui sont censés faire obstacle à cette édification.

Les droits de l'homme, types de prérogatives dont sont titulaires les individus, sont généralement reconnus dans les pays occidentaux par la loi, par des normes de valeur constitutionnelle ou par des conventions internationales, afin que leur respect soit assuré, si besoin est même contre l'état. L'existence, la validité et le contenu des droits de l'homme sont un sujet permanent de débat en philosophie et en sciences politiques. 

}
\end{it}

    \mainmatter
 
    \part{Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789}
    \chapter{Histoire}
    
   La Déclaration des Droits de l'Homme a été écrite dans un temple protestant. L'assemblée réunie à Versailles  par la convocation des États généraux pour trouver une solution fiscale au déficit de l'État, se déclare Assemblée nationale en réunissant les trois ordres, dont elle décide l'abolition, puis s'institue Assemblée nationale constituante, et décide de rédiger une déclaration des principes fondamentaux à partir desquels sera établie une nouvelle Constitution. Elle se réunit pour cela, après avoir pris les décrets des 4  et 11 août 1789 sur la suppression des droits féodaux, qu'elle reprendra dans l'article premier de la Déclaration.
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen a été débattue par l'Assemblée nationale française sous la présidence du marquis de Mirabeau à partir d'un des trois projets proposés : celui de 24 articles, rédigé par le VI\textsuperscript{e} bureau dirigé par Jérôme \textsc{Champion de Cicé}. L'attribution du texte primitif à \textsc{La Fayette} inspiré par la Déclaration d'indépendance des États-Unis est donc erronée. L'abbé Grégoire propose que la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen soit accompagnée de celle des devoirs.

La discussion débute le 9 juillet et débouche sur un vote le 26 août 1789, sous l'influence des leaders du tiers-état et de la noblesse. Le texte est peu modifié, mais est enrichi d'un préambule. Il est ratifié en partie le soir du 5 octobre 1789 par Louis XVI à Versailles, sur l'exigence de l'Assemblée, qui utilisa la pression d'une foule vindicative venue de Paris, initialement pour d'autres revendications.

Entièrement promulguée par le Roi à Paris, le 3 novembre 1789, la Déclaration des Droits est la dernière ordonnance royale. Elle servira de Préambule à la première Constitution de la Révolution française.
    
        \chapter{Le texte}
    \section{Introduction}
    
    Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
    
    \section{Les articles}
    
\paragraph{Article premier}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.

\paragraph{Article 2}

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
    
\paragraph{Article 3}

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.

\paragraph{Article 4}

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.


\paragraph{Article 5}

La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

\paragraph{Article 6}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 7}

La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

\paragraph{Article 8}

La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.

\paragraph{Article 9}

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

\paragraph{Article 10}

Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.

\paragraph{Article 11}

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

\paragraph{Article 12}

La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.

\paragraph{Article 13}

Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

\paragraph{Article 14}

Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

\paragraph{Article 15}

La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

\paragraph{Article 16}

Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.

\paragraph{Article 17}

La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


    \chapter{Sources}

 La question des sources de la Déclaration française a suscité une controverse empreinte de nationalisme au sein de l'historiographie. Dans une brochure de 1895, l'historien allemand Georg \textsc{Jellinek} présentait l'\oe uvre française comme une simple héritière des Déclarations anglo-saxonnes (Pétition des droits, Déclaration des droits), elles-mêmes inspirées du Protestantisme luthérien. Traduite en français en 1902, dans un contexte de montée des tensions entre France et Allemagne, elle donnera lieu à une réplique aussi peu nuancée, portée par Emile \textsc{Boutmy} : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'aurait de source que dans la tradition philosophique et humaniste des Lumières.

Le Préambule, ajouté au projet, a été rédigé sous l'influence de \textsc{Mirabeau}, et de Jean-Joseph \textsc{Mounier}, député du Tiers qui avait fait adopter le serment du Jeu de Paume, tous deux monarchiens, c'est-à-dire partisans d'une Monarchie constitutionnelle à l'anglaise.

L'invocation à l' \og Être suprême \fg a été rajoutée au cours des séances pour tenir compte des convictions chrétiennes de presque tous les citoyens.

Le texte de l'article Un, \og Tous les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit \fg, synthétise la Loi du 4 août 1789 abolissant la société d'ordres hiérarchisés.

L'article 16, associant constitution et organisation de la séparation des pouvoirs, est un principe antérieurement admis avec la séparation des ordres spirituel, politique et économique. Mais les trois pouvoirs politiques auxquels renvoie implicitement cet article, à savoir le législatif, l'exécutif et le judiciaire, est la conception proposée par Montesquieu depuis 1748 dans \emph{De l'Esprit des Lois}.

L'article 3, qui attribue la souveraineté à la Nation, s'inspire des thèmes des remontrances des Parlements, portées par les nombreux membres du club des Amis de la Constitution, plus connu sous le nom de Club des Jacobins, mais aussi du célèbre pamphlet de l'abbé \textsc{Sieyès}, qui pose l'équation : peuple = Tiers-État, c'est-à-dire que les députés du Tiers-État sont les représentants légitimes de l'ensemble du peuple.

L'article 6, directement inspiré du philosophe \textsc{Rousseau}, a été proposé par \textsc{Talleyrand}. Lu à la tribune du comité de constitution le 12 septembre 1789, ce qui deviendra l'article 6 de la déclaration des droits prenait la forme suivante : \og La loi étant l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par représentation à sa formation ; elle doit être la même pour tous\fg.

Les autres articles reprennent des principes généraux du droit ou de la procédure qui sont déjà établis, comme la positivité du droit, le caractère contradictoire des procédures, la non rétroactivité des lois, etc.

Son idéal est l'individualisme libéral. C'est une \oe uvre de circonstance, une proclamation générale, un texte tourné vers le passé avec pour objectif d'en finir avec l'Ancien Régime ; mais également un texte tourné vers l'avenir en promouvant la philosophie des lumières et son idéal rationaliste.


 

    \appendix
 
    \chapter{La révolution française}

La Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon \textsc{Bonaparte}. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifié par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité.
   
    \backmatter
 
    \chapter{Sources et licences}
    
    \section*{Sources}
    
    \begin{description}
    
   \item[Droits de l'homme (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/9nYoSU}
   \item[Déclaration de 1789 (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/1DJqQg}
   \item[Déclaration de 1793 (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/SeRyG}
   \item[Déclaration de 1795 (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/b6sdRI}
   \item[La révolution française (Wikipédia):] \url{http://bit.ly/cUd3SF}  
  
 
    \end{description}
    
    
    
    \section*{Licence Creative Commons 3.0}
    
    	\paragraph{Vous êtes libres :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public ;
    	\item de modifier cette création.
    	
    	\end{itemize}
    	
    
    	
    	\paragraph{Selon les conditions suivantes :}
    	
    	\begin{itemize}
    	
    	\item \emph{Paternité} : vous devez citer le nom de l'auteur original de la manière indiquée par l'auteur de l'\oe uvre ou le titulaire des droits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation de l'\oe uvre).
    	\item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} : si vous transformez ou modifiez cette oeuvre pour en créér une nouvelle, vous devez la distribuer selon les termes du même contrat ou avec une licence similaire ou compatible.
    	
    	\end{itemize}
 

\end{document}

Conclusion

Vous voici arrivé à la fin de cette correction. Vous avez pu constater qu'une bonne organisation permettait d'avancer vite dans la création de documents avec LaTeX. Seules 7 étapes plutôt simples ont été nécessaires pour venir à bout de ce TP.

Gardez ces étapes en tête, elles vous aideront à créer de longs rapports sans vous embrouiller (Cela peut très vite arriver : lors de la rédaction du TP, je me suis aussi emmêlé les pinceaux). Il est maintenant temps de vous présenter de nouveaux outils. Ces outils sont un peu plus complexes que ceux utilisés jusqu'à maintenant, mais vous seront utiles pour concevoir des documents à la mise en page plus fine.

Aller plus loin

Ce TP a été l'occasion de vous entraîner à manipuler des concepts simples. Dans cette sous-partie, nous allons voir quelques subtilités de LaTeX qui pourront vous servir lors de la conception de vos publications.

Commandes et espaces

Nous allons ici apprendre à mettre une espace après une commande LaTeX.
Petit test, compilez le code suivant (donnant la figure suivante). La commande \LaTeX sert à écrire le mot LaTeX.

\emph{canard} lapin\\
\LaTeX lapin\\
\LaTeX{} lapin\\
Les espaces
Les espaces

Constatez que dans la deuxième ligne, il n'y a pas d'espace entre les deux mots alors que vous en aviez inséré une dans le code. À la troisième ligne, vous remarquez que l'insertion de {} vient pallier ce problème. Nous allons donc formuler ici une règle simple qui vous permettra d'insérer des espaces après les commandes se terminant par des lettres.

Les commandes se terminant par des lettres doivent être suivies de {} afin de pouvoir insérer une espace à leur suite.

Règle toute simple, elle vous sauvera dans de nombreuses situations. Je n'ai pas utilisé cette règle dans le TP, étant donné que nous ne l'avions pas encore vue. Nous apprendrons à gérer les espaces de manière beaucoup plus fine dans le second TP.

Marges et layout

Lors du TP, nous avons paramétré les marges de notre document de sorte qu'il ait des marges définies en haut, en bas, à gauche et à droite.
Il est temps d'apprendre à faire les choses de manière plus fine. Lors de la création d'un layout (Créé via la commande \layout que nous avons déjà vue dans le chapitre concernant les marges), LaTeX vous montre toute une liste de paramètres. Chaque paramètre d'un layout peut être modifié et nous allons apprendre ici à le faire.

Avant toute manipulation, remémorons-nous l'apparence d'un layout ainsi que le code source nécessaire à sa création (figure suivante) :

\documentclass{article}

\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel}
\usepackage{layout}

\begin{document}

\layout

\end{document}
Layout par défaut
Layout par défaut

Chaque longueur est associée à une commande et à un repère sur le layout, de sorte que vous puissiez facilement identifier les différentes longueurs et les associer à leur nom.

Je vous montre ici comment modifier une longueur du layout. Prenons la longueur \marginparwidth repérée par le nombre 10 dans le layout (figure suivante). Pour la modifier (figure suivante), il suffit d'utiliser la commande suivante dans le préambule du document :

\setlength{nom de la longueur}{longueur dans l'unité qui vous plaît}
\setlength{\marginparwidth}{2cm} % Les centimètres seront automatiquement convertis.
Layout modifié
Layout modifié

Ce mécanisme est applicable à toutes les longueurs figurant dans le layout.

Personnalisation de la commande \emph

Nous avons vu dans le chapitre traitant du texte et des polices que la commande \emph ne servait non pas à mettre du texte en italique, mais à mettre des termes en emphase (c'est-à-dire à signaler leur importance).

Ce TP est l'occasion pour vous d'apprendre à modifier la manière dont \emph met en valeur du texte.
Nous souhaitons ici que la commande transforme le texte en texte type machine à écrire plutôt qu'en italique. Le résultat serait le suivant (capture d'écran du dernier paragraphe du TP sur la figure suivante) :

\begin{itemize}
    	
    \item \emph{Paternité} : vous devez citer le nom de l'auteur originalde la manière indiquée par l'auteur de l'\oe uvre ou le titulaire desdroits qui vous confère cette autorisation (mais pas d'une manière qui suggérerait qu'ils vous soutiennent ou approuvent votre utilisation del'\oe uvre).
    \item \emph{Partage des conditions initiales à l'identique} : sivous transformez ou modifiez cette œuvre pour en créer une nouvelle, vousdevez la distribuer selon les termes du même contrat ou avec une licencesimilaire ou compatible.

\end{itemize}
Mise en valeur du texte
Mise en valeur du texte

Comment en sommes-nous arrivés là ? Tout simplement en redéfinissant la commande \emph grâce à la commande suivante insérée dans le préambule du document :

\renewcommand{nom de la commande}{fonctions liées à cette commande}
\renewcommand{\emph}{\texttt}

Ici la commande est \emph, elle est associée à la transformation « machine à écrire » (\texttt). N'ayant pas spécifié que le texte devait être en italique, il ne le sera pas. En revanche, des problèmes pourront se poser si elle est insérée dans un texte en italique (elle ne jouera plus son rôle).
La commande \renewcommand a de nombreuses applications, nous en verrons d'autres par la suite.

En-têtes et pieds de pages personnalisés

Il y a de ça quelques chapitres, vous étiez jeune et innocent et utilisiez la commande \pagestyle avec l'une des trois options prédéfinies : plain, empty ou headings.
Vous voici prêt à apprendre à créer des en-têtes et pieds de pages personnalisés. La commande \pagestyle{fancy} permet de faire cela (elle est fournie par le package fancyhdr).
\pagestyle{fancy} découpe chaque en-tête et pied de page en trois morceaux, de sorte que nous devons personnaliser six commandes différentes pour arriver à créer une mise en page cohérente des en-têtes et pieds de pages.

  • \lhead{..} gère le coin gauche de l'en-tête.

  • \chead{..} gère le centre de l'en-tête.

  • \rhead{..} gère le coin droit de l'en-tête.

  • \lfoot{..} gère le coin gauche du pied de page.

  • \cfoot{..} gère le centre du pied de page.

  • \rlfoot{..} gère le coin droit du pied de page.

Diverses autres commandes sont utilisables :

  • \leftmark : nom du chapitre ;

  • \rightmark : nom de la section ;

  • \thepage : numéro de page ;

  • \thechapter : numéro du chapitre ;

  • \thesection : numéro de la section courante ;

  • \renewcommand{\headrulewidth}{épaisseur dans l'unité de votre choix} : épaisseur de la ligne entre l'en-tête et le corps du texte ;

  • \renewcommand{\footrulewidth}{épaisseur dans l'unité de votre choix} : épaisseur de la ligne entre le pied de page et le corps du texte ;

  • \renewcommand{\headsep}{longueur dans l'unité de votre choix} : espacement entre l'en-tête et le corps du document.

Faites le test sur le document que nous venons de créer dans le TP en remplaçant les premières lignes par les suivantes.

\documentclass{book}
 
\usepackage[latin1]{inputenc}
\usepackage[T1]{fontenc}
\usepackage[francais]{babel} 
\usepackage{url}
\usepackage{lmodern}
\usepackage{fancyhdr}
\usepackage[top=5cm, bottom=5cm, left=6cm, right=3cm]{geometry}

\title{Les droits de l'homme}
\author{\textsc{Laleloulilo} - \textsc{Zozor}}
\date{\today} % Pour mettre la date du jour, tapez \today.
\begin{document}

\pagestyle{fancy}

\renewcommand{\headheight}{13pt}  
\renewcommand{\headrulewidth}{2pt} 
\renewcommand{\footrulewidth}{2pt} 
\renewcommand{\headsep}{15pt}
\lhead{\rightmark }
\chead{}
\rhead{\leftmark }
\lfoot{Section \thesection}
\cfoot{Chapitre \thechapter }
\rfoot{\thepage}
 
\maketitle % Page de garde.

Toutes les commandes ont été utilisées ici. Avouons-le, certaines pages ne sont pas des modèles de grâce. Qu'à cela ne tienne, vous pouvez changer le style des en-têtes et pieds de pages à la carte via la commande \thispagestyle{} qui peut se voir attribuer elle aussi les options plain, empty ou headings. Cette commande se place n'importe où dans le document, elle prendra effet sur la page où le texte qui l'entoure est mis en page.

En résumé

  • Écrire un petit livre en LaTeX n'est pas difficile, mais demande beaucoup d'organisation. Il faut respecter la hiérarchie imposée par LaTeX.

  • La commande \emph{} indique que le texte doit être mis en valeur. Celui-ci peut être écrit en italique ou d'une façon différente selon le contexte.

  • Les en-têtes et pieds de pages peuvent être paramétrés grâce à \pagestyle{fancy} et la foule de commandes annexes qui lui sont dédiées.

  • Les commandes se terminant par des lettres doivent être suivies de {} si l'on veut insérer une espace à leur suite.

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite