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Last updated on 12/12/19

Découvrez l’Internet des Objets

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Les différents Web

Tout d’abord, un peu d’histoire ! Au milieu des années 1990 le Web, dit Web 1.0, a commencé à se déployer avec une vision très centralisée : seulement quelques initiés produisaient du contenu sur un nombre limité de sites Web consultés par de plus en plus d’internautes.

Au milieu des années 2000, on passe au Web 2.0 qui se démocratise et permet à un grand nombre de personnes de devenir aussi des acteurs du Web. C’est l’explosion des sites Web et des blogs, par exemple.

De nos jours, même si le terme fait encore débat, on parle du Web 3.0 qui mélange différents Web ayant chacun des caractéristiques particulières :

  • le Web social met en place les réseaux sociaux ;

  • le Web programmable offre des API pour programmer ;

  • le Web physique vous met en relation avec des objets du monde réel : un parcmètre, un thermomètre, etc. ;

  • le Web temps réel vous informe dès que des informations arrivent sur le Web ;

  • et enfin, le Web sémantique vous permet d’enrichir les informations publiées sur le Web pour leur donner plus de sens.

L’Internet des Objets se retrouve au croisement de tous ces Web.

L’Internet des Objets

L’Internet des Objets pourrait se définir simplement comme un ensemble de réseaux d’objets physiques ou virtuels qui communiquent via des réseaux souvent sans fil.

Il faut retenir dans cette première définition plusieurs choses :

  • le fait que plusieurs réseaux vont interagir ;

  • qu’il y aura à la fois des entités physiques (comme un capteur de présence ou une lampe pilotable) et des entités virtuelles (par exemple toutes les lampes d’un bâtiment) ;

  • et enfin, qu’il faudra pouvoir communiquer avec toutes ces entités.

L’Internet des Objets est encore dans sa phase de montée en puissance. On estime qu’il atteindra une pleine maturité vers 2020. C’est pour cela que des sociétés majeures comme Google, Apple ou Microsoft s’y intéressent, et qu’il y a une explosion de start-up dans ce domaine.

Nous sommes actuellement dans un marché à fort potentiel avec un manque de techniciens, d’ingénieurs ou de chercheurs formés. De façon chiffrée, on estime que l’on va passer, pour la fourchette haute, de 15 à 49 milliards d’objets, pour un revenu qui va passer de 49 milliards à 13 000 milliards de dollars. Peu de domaines affichent un potentiel si important ! La principale raison, c’est que l’Internet des Objets permet de faire beaucoup de nouvelles choses dans de nombreux domaines :

  •  le transport, avec les véhicules connectés ou autonomes ;

  •  la santé, avec le suivi de patients à domicile ;

  • l’industrie, avec des usines connectées ;

  •  la sécurité, avec la géolocalisation et des senseurs multiples ;

  •  l’énergie, avec l’optimisation de l’énergie, de la production à la consommation ;

  • etc.

L’exemple de l’énergie est d’actualité, notamment à travers les compteurs intelligents mesurant la consommation d’énergie. Ces derniers permettront de mettre en place les scénarios de comptage intelligent, ou smart metering en anglais. Pour réaliser cela, il faut mettre en relation un ensemble d’éléments. Tout d’abord, chez l’usager (par exemple vous qui voulez réduire vos factures d’électricité) qui, outre son ou ses compteurs intelligents, va déployer un ensemble de capteurs : température, présence dans le bâtiment, consommation sur les prises, relevé de production électrique par ses panneaux solaires. Ce sont aussi des actionneurs pour piloter des éléments : déclencher la machine à laver, le chauffage, les stores, etc. La communication entre ces éléments peut se faire par exemple via une box que l’on appellera aussi passerelle ou gateway.

Cette box est connectée à Internet et communique avec un datacenter ou cloud et envoie des données vers l’opérateur d’électricité. Cet opérateur a déployé des objets connectés dans son infrastructure pour la piloter. Il envoie toutes ses informations vers un datacenter qui va lui permettre de créer de nouveaux services. Par exemple, il va adapter le prix de l’électricité à l’offre et à la demande et vous envoyer cette information : vous pourrez alors déclencher vos équipements quand le prix de l’électricité sera au plus bas.

Je vous donne un deuxième exemple dans un autre domaine, pour vous montrer la diversité des usages possibles. Cet exemple mélange réseaux sociaux et animaux ! L’objectif est de gérer la fugue ou l’enlèvement des animaux domestiques. Par exemple, un chat équipé d’un collier connecté émet sa position à une gateway via un réseau adapté aux objets connectés, c’est-à-dire consommant peu d’énergie. Si l’animal sort de son périmètre de sécurité, une alerte est envoyée à une communauté, sur le smartphone des utilisateurs via un cloud.

Finalement, dans ces deux exemples, on retrouve le même type d’entités et d’architecture. Il y a des senseurs et des actionneurs qui envoient des informations vers une ou plusieurs gateways en utilisant différents protocoles. On parle alors de réseaux capillaires. Les gateways sont connectées à Internet et interagissent avec un cloud. Ce cloud héberge aussi les applications métiers. C’est là que vont se connecter les utilisateurs via leur smartphone, par exemple. C’est ce type d’architecture générique que nous allons déployer et utiliser dans la suite de ce cours… mais avant cela, rendez-vous dans le prochain chapitre pour découvrir les standards qui formalisent l’architecture des objets connectés !

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