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MOOC et cours en ligne, un pas en arrière ?

    6 juin 2014 à 18:44:06


    Arius a écrit:

    La validation des compétences via internet, je n'y crois pas. Jamais un organisme officiel n'acceptera. Les compétences validées par une fac ou une école sont délivrées à des individus réels, pas à des adresses IP.

    Au Royaume-Uni, il y'a pas mal de diplômés de bio (ou d'autres domaines) entièrement à distance. ^^ De même, certains MOOC offert par les universités peuvent compter dans un cursus (Caltech, Université de Lausanne, par exemple) donc oui, ça existe.

    Edit : Et non seulement ça se fait de plus en plus à l'international, mais le système de validation est également plus rapide. Enfin, d'après les premiers concernés...

    Je réponds à toi et en même temps à gbdivers

    Si j'étais un potentiel employeur, jamais je n'embaucherais qqu'un qui a passé un exam sur internet. Apprendre c'est une chose. Prouver que tu as appris, c'est autre chose et c'est le rôle des exams.
    Quand j'embauche un ingénieur des mines, je me fiche de savoir s'il a bien suivi ses cours, s'il a fait la fête, etc... Par contre, son diplôme me garantit qu'il a acquis un certain savoir.
    C'est peut-être pour ça que des tas de boites font passer des sortes d'exams à leurs futurs employés. Il y a 30 ans ça n'existait pas.

    Sur ce point, je fais une énorme (!) différence entre MOOC et compétence. Le MOOC, c'est un moyen, une façon d'apprendre, point. Ce que vous appelez la validation du MOOC, c'est en fait un contrôle du savoir que j'ai acquis. Acquis via un MOOC ou autre chose, c'est pas le problème.

    Depuis le début, je parlais des MOOC en tant que moyen d'apprendre. Pas en tant que moyen de savoir ce que j'ai appris. Ce sont deux choses complètement différentes.

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    L'éternité, c'est long... Surtout vers la fin !
      6 juin 2014 à 18:44:37

      marco31 a écrit:

      La validation des compétences via internet, je n'y crois pas. Jamais un organisme officiel n'acceptera. Les compétences validées par une fac ou une école sont délivrées à des individus réels, pas à des adresses IP. 

      Ce n'est qu'une question technique de comment vérifier l'identité d'une personne et empêcher la triche. Et ces moyens techniques existent depuis longtemps. Comme on l'a déjà dit, certaine université le font (un exemple : le premier examen de médecine aux état-unis se fait uniquement en ligne - à ma connaissance). Beaucoup d'entreprises (microsoft, oracle, apple, cisco, etc, etc) font passer des certifications depuis des années sans problème. Il existe des centres d'examens pour ce genre de chose (Pearson VUE par exemple)

      gbdivers a écrit:

      Toujours le même problème de savoir ce qui ne va pas plutôt que se poser la question de comment on peut profiter des nouvelles idées...

      marco31 a écrit:

      Si j'étais un potentiel employeur, jamais je n'embaucherais qqu'un qui a passé un exam sur internet.

      Et ça serait une erreur de ta part de ne pas prendre en considération une certification MVP de Microsoft ou autre

      -
      Edité par gbdivers 6 juin 2014 à 18:48:20

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      Anonyme
        6 juin 2014 à 18:49:45

        Si j'étais un potentiel employeur, jamais je n'embaucherais qqu'un qui a passé un exam sur internet.

        Toi, non. D'autres oui. C'est très fréquent dans les pays anglo-saxons, et cela commence à pointer chez nous. L'UCL en Belgique permettra par exemple pour l'année académique 2014-2015 de suivre principalement en ligne (+ en auditoire pour certains travaux) un Master 60 crédits en Sciences politiques (ce n'est pas spécifiquement un MOOC mais c'est inspiré des MOOC organisés par l'établissement sur edX). En cas de succès, ce sera probablement élargit à d'autres domaines. C'est un peu un projet pilote.

        Et l'UCL c'est loin d'être une petite université. ^^

        Des systèmes similaires sont déjà en place dans d'autres universités (MIT, Caltech,...) et fonctionnent pas mal.

        Et ça serait une erreur de ta part de ne pas prendre en considération une certification MVP de Microsoft ou autre

        +1.

        -
        Edité par Anonyme 6 juin 2014 à 18:51:32

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          6 juin 2014 à 18:59:01

          En France, on fait des MOOC "comment arrêter de fumer", dans d'autres pays, on fait passer des diplômes universitaires en ligne. Tu crois vraiment que c'est parce que la France est plus stricte sur les diplômes qu'elles donnent ? :D
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          Anonyme
            6 juin 2014 à 19:02:40

            J'sais pas, mais c'est triste à voir. Offrir la possibilité de suivre un cursus en ligne, si nécessaire avec des travaux en amphi me semble une bonne chose. Bien sûr cela demande un travail personnel, mais quand on parle d'une licence/Master, le gars doit de toute façon se démerder un minimum.

            Edit: oups. :p

            -
            Edité par Anonyme 6 juin 2014 à 19:05:33

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              6 juin 2014 à 19:03:54

              (mon message n'était pas toi, Arius ;) )
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                6 juin 2014 à 19:07:17

                Salut gbdivers,

                gbdivers a écrit:


                colorguest a écrit:

                ils n'ont pas forcément les compétences nécessaires pour suivre tous les MOOC (et les MOOC seraient vraiment trop long et soûlant s'ils expliquaient chaque petites notions, que beaucoup auront abandonner en cours de route car il n'y a finalement pas d'enjeu critique)

                Chaque enseignant à la possibilité de mettre les prérequis qu'il souhaite pour suivre son cours. Pour un cours d'introduction de première année (la cible principale des MOOC), pourquoi restrindre l'accès si ce n'est pas nécessaire ?

                Et comment valider l'accès à un MOOC sur de tels critères ? Quel moyens techniques automatisé peut-on mettre en place pour faire cette validation ? (pour plusieurs milliers d'étudiants qui s'inscrivent à un cours)

                Oui, mais il y des prérequis tellement basiques qu'il est impossible de tous les enseigner pour ceux n'ayant pas du tout été préparer à des études supérieures, sans parler de l'attitude face au format des cours universitaire.

                Typiquement, je doute que quelqu'un ayant eu un apprentissage de charpentier ou d'ouvrier dans une usine ait les compétences pour suivre un cours destiné à des (futurs) étudiants universitaires (je ne dénigre pas le travail manuel: ces gens ont aussi acquis un savoir, différent certes de celui enseigné à l'université, mais pour lequel ils méritent autant de respect que n'importe quel docteur en sociologie ou ingénieur sortant des plus grandes universités du monde).

                En ce qui concerne la restriction de l'accès, il suffit de faire passer les inscriptions par les universités ou toute autre institution qui garantit pour les détenteurs du titre suffisant la possibilité de s'inscrire gratuitement ou contre léger paiement (il faut pas charrier non plus, il ne s'agit pas d'un semestre universitaire complet avec le financement des bâtiments et des infrastructures du campus). Enfin, quelque chose qui garantisse que ces MOOC puissent être suivis uniquement à ceux auxquels ils sont destinés, c'est-à-dire ceux aillant reçu le diplôme leur permettant de s'inscrire dans une université ou école supérieure.

                Bon, après, il peut aussi exister des MOOCs pour le grand public qui vulgarise un peu plus les cours dits académiques. Et dans ce cas là, je pense qu'il s'agit bien ici de la vocation de ce site, à savoir proposer des MOOCs qui partent de zéro ou presque, et pratiquement créés par des bénévoles (pas de cours rédigé par des universités officielles, je pense que ça n'a pas sa place sur ce site).

                gbdivers a écrit:


                colorguest a écrit:

                ces gens sont également pour la plupart dans la vie active et souhaitent suivre ces cours pendant leur temps libre, le week-end par exemple (je doute que les MOOC soient vraiment adaptés à cette utilisation).

                Chacun est assez grand pour savoir s'il suivra un cours jusqu'à la fin ou non. Pourquoi ça serait au MOOC que vérifier que l'étudiant qui s'inscrit est capable de finir le MOOC ? En plus, il n'y a pas de limitation de places, une personne qui s'inscrit et ne fini pas le cours n'empêche aucun autre étudiant de suivre ce MOOC, personne n'est lésé si quelqu'un ne fini pas le MOOC.

                Ce que je souhaitais souligner, c'est l'incompatibilité entre un MOOC qui fixe des échéances, un certain rythme, avec une vie professionnelle déjà bien remplie avec en plus le hasard et la spontanéité dans la vie (si on veut aller par exemple allez chez des amis pendant le week-end, aller faire de la randos ou juste se reposer, on risque de ne pas pouvoir suivre le rythme du MOOC, bref on ne peut pas profiter de son temps libre et l'organiser comme on veut).

                Par contre, je ne comprends pas ton argument sur le nombre de places et le suivi de l'étudiant ici (il est évident qu'on ne va pas vérifier si le cours est suivi, le MOOC porte en lui la liberté académique à mon sens, mais il se serait embêtant que, si on n'a pas rempli les échéances car on veut avancer à son rythme et ne pas se forcer, on ne puisse plus continuer à suivre le cours, non?).

                gbdivers a écrit:


                colorguest a écrit:

                Par conséquent, ces curieux n'ont pas besoin de MOOC, mais de cours écrits et structurés qui les accompagne de zéro et qu'ils peuvent suivrent à leur rythme. Et c'est pourquoi ce site est si important, car il donne accès à de tels cours (c'était ça mission originelle).

                Ok pour la contrainte de pouvoir suivre un cours à son rythme (mais ce n'est pas valable uniquement pour les curieux, les étudiants et professionnels devraient aussi pouvoir suivre un cours à leur rythme - perso, c'est ma plus grande contrainte à suivre des MOOC).

                En quoi un MOOC n'est pas un cours structurés, qui n'est pas adapté aux curieux ? En quoi un cours écrit serait plus adapté aux curieux qu'un MOOC ?

                Les cours écrits ne s'opposent pas du tout aux MOOC, c'est deux sources de connaissance complémentaires (sauf quand le MOOC ne fait que redire exactement ce qu'il y a dans le cours écrit...)

                Je n'ai jamais dit que les MOOC n'étaient pas structurés.

                Par contre, je maintiens mon argument sur les curieux que j'ai défendu plus haut dans ce message.

                En fait, un cours du site du zéro n'implique pas la notion du temps limite comme dans un MOOC. On peut le lire pendant les vacances d'été, pendant une année ou plus en le répartissant de façon plus ou moins flexible selon son temps libre.

                En fait, les cours du site du zéro offrent une véritable liberté dans la vitesse d'apprentissage (prendre son temps pour comprendre les choses) et l'organisation de son temps d'apprentissage, ce qui n'est pas le cas d'un MOOC actuellement. Donc, je pense que le cadre rigide d'un MOOC ne convient pas à ceux ayant une vie à côté (famille, travail et autres loisirs) et que les cours sur notre site (mais pas seulement) permettent vraiment à tous d'apprendre des notions dans un grand nombre de domaine (ici, scientifique et surtout informatique, mais on peut imaginer d'autres site proposant des cours similaires sur d'autres thèmes).

                Et, finalement, je trouve que les MOOC et cours écrits ne peuvent pas être complémentaires car, pour moi, ils sont fondamentalement destinés à deux catégories de personnes très différentes: les (futurs) professionnels pour les MOOCs, et tous les curieux (dont font partie les libristes (linuxiens et compagnie) et la communauté du D.I.Y notamment) en ce qui concerne les cours écrits (cependant, il y a encore le cas des MOOCs à destination des curieux à prendre en compte, il faudra réfléchir à comment ils peuvent apporter un plus aux cours écrits par exemple ici sur le site du zéro).

                Oui, je sais, cette réponse est très longue, mais je souhaitais vraiment expliquer le plus précisément possible mon opinion.

                Bonne soirée à tous.





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                Projet: cours "Histoire des OS" (titre provisoire). Stade: annulé
                  6 juin 2014 à 19:17:25

                  marco31 a écrit:

                  @colorguest et @gbdivers

                  Le problème n'est pas de savoir qui peut ou qui a le droit de suivre un cours, un MOOC ou lire un livre.

                  Si vous avez envie de suivre un MOOC de polytechnique, allez-y ! Si vous n'en tirez rien parce que vous n'avez rien compris, c'est pas le problème de polytechnique et ce n'est le problème de personne, sauf vous, peut-être

                  (quand je dis "vous", j'aurais dû mettre "nous"  ^^ )

                  Tu as parfaitement raison sur ce point, Marco31: c'est pour ça que selon moi, tout le monde ne peut pas suivre ces MOOCs (ou livres spécialisés d'ailleurs), car ça risque très probablement de déboucher sur une perte de temps car on aura pas compris réellement ce qu'on a étudié car on n'a pas les aptitudes pour. Mais on a tout à fait le droit de le faire.

                  Petite analogie:

                  N'importe qui a le droit de créer une distribution GNU/Linux, mais c'est totalement contre-productif car cela mobilise des développeurs qui serait plus utiles s'ils travaillaient sur un autre projet, et ce n'est pas sûr que la distribution puisse être maintenues sur le long terme. Donc, tout le monde ne peut pas créer sa distribution, car cela risque fort d'être un échec (à quelques exceptions près).

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                    6 juin 2014 à 19:33:44

                    colorguest a écrit:

                    En ce qui concerne la restriction de l'accès

                    Dans une formation universitaire classique, prendre un étudiant pose des contraintes. Il faut un nombre important de professeurs pour les ED et le TP (en général 1 prof pour 15 à 30 élèves), cela coûte de l'argent (matériel de laboratoire, consommables, réactifs, etc), etc.

                    Donc quand on prend un étudiant dans une formation, on ne prend pas un autre étudiant à la place. Les moyens financiers sont limités. Cela a un sens d'imposer des conditions d'accès à ces formations.

                    Pour les formations de type MOOC (et plus généralement n'importe formation qui n'implique pas de coûts supplémentaires s'il y a un étudiant en plus, comme les cours magistraux de premières années - n'importe qui peut aller dans un amphi universitaire et suivre un cours), pourquoi la restriction d'accès serait imposée par l'organisme de formation plutôt que laisser chacun décidé s'il est apte ou non à suivre un cours (en termes de connaissances ou de temps disponible) ? Surtout que la vérification de ces restrictions à un coût.

                    Je crois que nos points de vue différents vient de cette question de base.

                    J'ai l'impression que tu raisonnes en calquant le fonctionnement des universités sur les MOOC alors qu'ils n'ont pas les mêmes contraintes et les mêmes objectifs. (et comme on l'a déjà dit, la contrainte de temps n'est pas vraie pour tous les MOOC, ce n'est qu'un problème technique)

                    Qu'est-ce que cela apporterait de plus aux MOOC ou aux étudiants d'imposer les contraintes dont tu parles ?

                    Et mets toi à la place de ceux qui organise les MOOC. Pourquoi limité le nombre de participants (et donc les sous qui entrent) en leur imposant des restrictions ? A partir du moment où tu donnes les prérequis pour suivre un cours et le contenu du cours, les gens sont assez grands pour décider eux même de ce qu'ils veulent faire de leur temps

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                      6 juin 2014 à 19:38:14

                      colorguest a écrit:

                      Tu as parfaitement raison sur ce point, Marco31: c'est pour ça que selon moi, tout le monde ne peut pas suivre ces MOOCs (ou livres spécialisés d'ailleurs), car ça risque très probablement de déboucher sur une perte de temps car on aura pas compris réellement ce qu'on a étudié car on n'a pas les aptitudes pour. Mais on a tout à fait le droit de le faire.

                      Petite analogie:

                      N'importe qui a le droit de créer une distribution GNU/Linux, mais c'est totalement contre-productif car cela mobilise des développeurs qui serait plus utiles s'ils travaillaient sur un autre projet, et ce n'est pas sûr que la distribution puisse être maintenues sur le long terme. Donc, tout le monde ne peut pas créer sa distribution, car cela risque fort d'être un échec (à quelques exceptions près).

                      Je reprends tes analogies.

                      Que dirais tu si le libraire te demander une photocopie de tes diplômes avant d'acheter un livre, pour être sûr que tu puisses comprendre ce livre et ne pas perdre ton argent et ton temps ?

                      Que dirais tu si tu voulais créer une distribution et que l'on te demandais avant de justifier de tes compétences avant de te lancer dans une telle entreprise ?

                      Tu ne répondrais pas quelque chose comme "je suis assez grand pour savoir ce que je peux faire ou non, je n'ai pas besoin de me justifier" ?

                      -
                      Edité par gbdivers 6 juin 2014 à 19:38:39

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                        6 juin 2014 à 20:25:59

                        @gbdivers: effectivement, tu as raison.

                        J'avoue avoir été excessif sur le sujet de la restriction. Mais cet excès révèle qu'il y a un problème avec ces MOOCs: c'est l'attitude des gens par rapport à ceux-ci.

                        Comme tu le dis justement, c'est au participant d'être seul juge de ce qu'il est capable de faire et s'il est capable ou non de suivre un MOOC. Mais j'ai juste peur que peu de personnes fasse cette réflexion, et qu'il y ait une véritable "ruée vers l'or" avec ces MOOC universitaire qui pourrait par la suite s'étendre aux universités.

                        En fait, on a instauré le système scolaire pour former les élèves, en fonction de leurs aptitudes et de leur choix, pour que ces derniers puissent être capable par la suite de réussir au mieux dans leurs études universitaires (c'est ce qu'on appelle l'orientation).

                        Or, avec ces MOOCs, il serait en théorie possible pour n'importe qui d'accéder à ces cours universitaires ou aux cours qui permettent de se former pour accéder à l'université (même si ce scénario semble peu probable vue l'importance du diplôme pour y accéder).

                        Dans tous les cas, il s'agit d'une remise en cause profonde de l'école obligatoire et de sa mission, on a un peu l'impression que son rôle dans l'orientation des élèves est réduite à néant.

                        De plus, ces MOOCs universitaires privilégient (ou glorifient) les branches académiques, au détriment des professions plus manuelles (les MOOCs pourraient remplacer des cours ex cathedra, mais en aucun cas l'apprentissage qui fait une grande place au manuel, le faire soi-même).

                        Enfin, j'ai l'impression que les universités qui offrent ces MOOCs pour n'importe qui abîment leur image, car elles offrent en parallèle des MOOCs parfois évalués par des examens et validés par des crédits universitaires (peut-être qu'on en est encore loin, mais on peut facilement imaginer les dérives possibles d'un tel système) et qu'en parallèle elle exige des étudiants s'inscrivant aux cours ex cathedra un niveau minimal de connaissance et d'acquis (c'est quand même hypocrite).

                        J'ai ressens ce malaise qui vient du sentiment suivant: j'ai l'impression que tout le système de l'éducation et de la formation pourrait s'effondrer, entraînant avec lui l'économie, le domaine de la santé et au final cet effondrement peut engloutir un pays tout entier!

                        Je sais, il s'agit d'un scénario catastrophe et vraiment résumé à l'essentiel, mais il faut avouer que c'est possible.

                        D'où la nécessitée urgente de réfléchir à la place des MOOCs dans l'éducation et la formation, et en premier lieu il faudrait  séparer en au moins deux parties la catégorie des MOOCs:

                        • Ceux "réservés aux professionnels" mais accessibles à tous, avec des échéances s'il a pour objectif d'être un cours de préparation à l'université par exemple, et tourner vers la formation professionnelle (continue ou pas) (on fait confiance aux gens externes aux domaines de formation et professionnels de savoir si oui ou non ils ont les capacités de suivre ces MOOCs).
                        • Ceux ouverts officiellement au public, qui cherchent à vulgariser un sujet  et partir de zéro dans le but que l'utilisateur ait une utilisation pratique et amatrice des notions apprises (c'est ce qu'à fait le site du zéro en proposant des cours sur divers sujets de l'informatique amatrice, en partant vraiment de rien, sans pour autant faire un cours complet sur toutes l'informatique en générale car pour la majorité des gens, il veulent juste apprendre un truc précis qui leur sera utile plus tard).

                        Donc, en conclusion, je pense qu'il faut que cette distinction entre les genres de MOOC se crée et qu'une vraie réflexion sur l'intégration des MOOC dans le système de l'éducation et de la formation professionnelle se fasse, pour éviter la catastrophe mentionnée plus haut dans mon commentaire, enfin selon mon sentiment du moins (peut-être qu'une telle catastrophe n'aura jamais lieu, mais rien ne dit le contraire).

                        Mais il est certain que l'on ne doit pas restreindre l'accès pour tous à tous les MOOC car ce ne serait pas une solution.

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                        Projet: cours "Histoire des OS" (titre provisoire). Stade: annulé
                          6 juin 2014 à 20:29:33

                          @gbdivers: et pour mon avant-dernier message, j'ai bien écrit que on pouvait faire ce que l'on voulait, rien ne nous empêche de créer une nouvelle distribution, ni de suivre un MOOC ou un vrai cours en auditoire.

                          Donc merci de bien lire mes messages avant de les commenter, ça évitera des malentendus (je n'aime pas qu'on me fasse dire des choses que je n'ai jamais dites ou voulues dire, surtout quand on me cite et qu'une de mes phrase vient complètement détruire toute ton interprétation).

                          -
                          Edité par colorguest 6 juin 2014 à 20:32:10

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                            6 juin 2014 à 20:56:38

                            colorguest a écrit:

                            En fait, on a instauré le système scolaire pour former les élèves, en fonction de leurs aptitudes et de leur choix, pour que ces derniers puissent être capable par la suite de réussir au mieux dans leurs études universitaires (c'est ce qu'on appelle l'orientation).

                            Est-ce que c'est encore le cas, que l'objectif est atteint ?

                            colorguest a écrit:

                            De plus, ces MOOCs universitaires privilégient (ou glorifient) les branches académiques, au détriment des professions plus manuelles (les MOOCs pourraient remplacer des cours ex cathedra, mais en aucun cas l'apprentissage qui fait une grande place au manuel, le faire soi-même).

                            Forcement, il serait impossible de passer un master de biologie, de chimie ou de physique de cette manière, puisqu'il serait impossible de réaliser les TP dans un MOOC. Par contre, pour l'informatique, les mathématiques ou les sciences humaines, cela peut être possible

                            colorguest a écrit:

                            Enfin, j'ai l'impression que les universités qui offrent ces MOOCs pour n'importe qui abîment leur image, car elles offrent en parallèle des MOOCs parfois évalués par des examens et validés par des crédits universitaires (peut-être qu'on en est encore loin, mais on peut facilement imaginer les dérives possibles d'un tel système) et qu'en parallèle elle exige des étudiants s'inscrivant aux cours ex cathedra un niveau minimal de connaissance et d'acquis (c'est quand même hypocrite).

                            Les universités qui donnent la possibilité de passer des MOOC dans le cursus imposent :

                            • d'être inscrit dans l'université
                            • que le MOOC puissent s'inscrire dans la formation suivie (donc l'étudiant à déjà accepté dans le cursus)

                            Donc pas de problèmes à priori

                            colorguest a écrit:

                            j'ai l'impression que tout le système de l'éducation et de la formation pourrait s'effondrer, entraînant avec lui l'économie, le domaine de la santé et au final cet effondrement peut engloutir un pays tout entier!

                            Si le système éducatif est incapable d'évoluer pour s'adapter aux MOOC (et profiter de l'effet MOOC), ne mérite-t-il pas de s'effondrer ?

                            On peut en tout cas se poser la question de savoir si le système éducatif n'est pas capable de s'adapter aux MOOC, est-il aussi incapable de s'adapter à d'autres choses ? Et à quoi dans ce cas ? Peut être aux réalités du monde professionnel actuel. Et dans ce cas, le système éducatif ne remplit plus son rôle, il ne serait alors dans l'intérêt de personnes (étudiants, entreprises... sauf peut être des profs) que ce système perdure dans l'état.

                            colorguest a écrit:

                            D'où la nécessitée urgente de réfléchir à la place des MOOCs dans l'éducation et la formation, et en premier lieu il faudrait  séparer en au moins deux parties la catégorie des MOOCs:

                            Je ne suis pas sûr de l'utilité de cette distinction. A priori, si les prérequis d'un cours est clairement fixé, il n'y a pas de raison de mettre des restrinctions supplémentaires.

                            Le risque que je vois (et que l'on voit pas mal dans certains MOOC actuels...) c'est que plus on mets de restrictions, moins il y aura d'inscrits, moins il y aura de chiffre d'affaire généré. Du coup, certains préfèrent ne pas mettre de restrictions, pour des raisons financières.

                            On peut espérer qu'une université n'aura pas la même démarche et mettra des prérequis clairs. On peut même imaginer un examen avant de commencer un MOOC (on en fait à la fin des MOOC pour valider les acquis, pourquoi ne pas en mettre un au début pour sélectionner ?)

                            colorguest a écrit:

                            Donc, en conclusion, je pense qu'il faut que cette distinction entre les genres de MOOC se crée et qu'une vraie réflexion sur l'intégration des MOOC dans le système de l'éducation et de la formation professionnelle se fasse, pour éviter la catastrophe mentionnée plus haut dans mon commentaire, enfin selon mon sentiment du moins (peut-être qu'une telle catastrophe n'aura jamais lieu, mais rien ne dit le contraire).

                            Je crois que malheureusement, le système éducatif est déjà en retard. Et que en plus, il n'avance pas vite sur ce point.

                            Wiki parle de plusieurs millions de personnes inscrites dans les MOOC, les certifications payantes coûtent quelques dizaines d'euros à quelques centaines. Quel potentiel énorme en termes économiques !

                            Et les universités françaises qui n'ont pas pris le pas dans cette évolution. A mon sens, c'est une très grosse erreur, qui va leur coûter cher

                            colorguest a écrit:

                            Donc merci de bien lire mes messages avant de les commenter, ça évitera des malentendus (je n'aime pas qu'on me fasse dire des choses que je n'ai jamais dites ou voulues dire, surtout quand on me cite et qu'une de mes phrase vient complètement détruire toute ton interprétation).

                            J'avais lu, mais on s'était peut être mal compris.

                            -
                            Edité par gbdivers 6 juin 2014 à 21:01:31

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                              6 juin 2014 à 21:13:36

                              en 1960, 15% des gens (des jeunes :D ) passaient le bac.

                              Aujourd'hui, c'est 85/90% .

                              Plusieurs questions :

                              - les 85/90 ont-ils le même niveau que les 15% ?

                              - les facs ont-elles évolué pour accueillir les 85/90 de maintenant ?

                              - si elles n'ont pas évolué, n'est-il pas normal que d'autres systèmes d'éducation se mettent en place ?

                              - les bac +5 d'aujourd'hui ne sont-ils pas les équivalents des bac tout court d'il y a 30 ans ?

                              Les guéguerres sur les MOOC ne reflètent-elles pas des guéguerres à propos de l'éducation et surtout à propos de "qu'est-ce qu'on fait après avoir étudié ?"

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                              L'éternité, c'est long... Surtout vers la fin !
                              Anonyme
                                6 juin 2014 à 21:18:47

                                Ce genre de comparaison est biaisée, rien que par un élément:

                                La matière entre le bac de 1960 et celui d'aujourd'hui a évolué. L'enseignement lui-même a évolué (en bien ou en mal, c'est un autre débat), mais le niveau de technicité et les matières ne sont plus identiques. Le rapport est donc différent.

                                Si tu veux comparer, il faut comparer ce qui est comparable. Entre 1960 et 2014, tu as un peu plus d'un demi-siècle de décalage. Au niveau de l'enseignement (que ce soit des sciences humaines/fortes,...), c'est un gouffre énorme.

                                -
                                Edité par Anonyme 6 juin 2014 à 21:22:37

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                                  6 juin 2014 à 21:27:07

                                  @Arius

                                  je ne parlais pas du contenu. C'est vrai que depuis, la technique, la bio, la philo, etc... ont évolué et les programme du bac aussi.

                                  Mais quand 15% de la population avait le bac, le bac c'était pas rien. Si 80% de la population a le bac c'est moins valorisant. C'est juste ça.
                                  Et c'est aussi, comme le bac sert avant tout à aller plus loin, autrefois, le plus loin concernait 15% de la population. Aujourd'hui c'est 80% qui vont "plus loin".

                                  Ils vont plus loin, mais où ? qui est prêt à les accueillir ?

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                                  L'éternité, c'est long... Surtout vers la fin !
                                    6 juin 2014 à 21:28:15

                                    Quand j'ai passé mon bac (au siècle dernier...), j'ai trouvé de livres d'exos du bac dans une brocante. Ceux-ci abordait le calcul matriciel, alors que je n'avais pas ça au programme (spé math). Donc oui, le programme a changé.

                                    Quand j'étais à l'université, on reprochait aux universités de ne savoir que former des chercheurs destinées à travailler ensuite à l'université. Elles étaient incapables de former des gens pour les entreprises. Cela a changé aussi, l'université s'est adaptée.

                                    Je crois que l'évolution est normale et nécessaire. Ne pas évoluer, c'est penser que le monde professionnel qui accueillera les étudiant actuels et futurs professionnels n'a pas évolué.

                                    Je ne souhaite pas que l'on sauve un système qui serait incapable d'évoluer et de remplir sa mission, juste parce que l'on a peur de casser l'existant. Mais je préfère que l'université évolue plutôt qu'elle ne disparaisse.

                                    Mais c'est à elle de voir les changements et de s'y adapter. Pas lutter pour conserver un système qui ne fonctionnerait plus

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                                      6 juin 2014 à 21:29:50

                                      marco31 a écrit:

                                      Ils vont plus loin, mais où ? qui est prêt à les accueillir ?


                                      En gros, ta question est de savoir s'il faut donner accès à la connaissance, parce qu'on l'on ne saura pas quoi faire de cette connaissance ? 

                                      :D

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                                      Anonyme
                                        6 juin 2014 à 21:36:07

                                        Si 80% de la population a le bac c'est moins valorisant. C'est juste ça.

                                        Si avant 15% (bon après pour les chiffres, j'apprécierais un minimum de source, je doute que le nombre d'étudiants qui continuent après le bac soit de 80% quand en Belgique, en 2010, 27 % des Belges avaient reçu une formation supérieure et 39% ne disposeraient que d’un diplôme de l’enseignement secondaire inférieur) le bac était si difficile à avoir c'était probablement dû à plusieurs facteurs : accessibilité des études pour les classes moyennes/basses, coût, etc...

                                        Aujourd'hui, en effet, le nombre est plus élevé et les bacs sont relativement moins valorisés (dépend du secteur, la valeur d'un bac d'un menuisier devrait suffire, pas pour un scientifique), cela découle 3 points (globalement, et y'en a probablement d'autres) :

                                        • Accessibilité plus élevée des études;
                                        • Des besoins plus élevés - aujourd'hui dans certains secteurs, le bac, c'est le minimum syndical (quel est le niveau pour minimum pour être agent de police chez vous ?)
                                        • Acquis sociaux.

                                        Edit:

                                        L’Union Européenne ambitionne pour 2020 de faire d’au moins 40 % des Européens âgés de 30 à 34 ans des hauts diplômés. En Belgique, ce chiffre était de 44% en 2010. L'Allemagne, à peine 29,4% étaient diplômés de l’enseignement supérieur (2010 toujours).

                                        Sources : http://www.jobat.be/fr/articles/pres-dun-belge-sur-trois-a-un-diplome-superieur/

                                        -
                                        Edité par Anonyme 6 juin 2014 à 21:40:10

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                                          6 juin 2014 à 21:45:17

                                          gbdivers a écrit:

                                          En gros, ta question est de savoir s'il faut donner accès à la connaissance, parce qu'on l'on ne saura pas quoi faire de cette connaissance ? 

                                          ( je répond à Arius en même temps)

                                          On leur a donné la connaissance ou on leur a donné le bac ?????

                                           @Arius : quel est le niveau pour minimum pour être agent de police chez vous ?   :D 



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                                          Anonyme
                                            6 juin 2014 à 21:47:56

                                            On leur a donné la connaissance ou on leur a donné le bac ?????

                                            Les deux, le bac permet d'avoir quand même une culture générale dans plusieurs matières, après, si t'aimes la bio, tu fais de la bio; si tu aimes l'informatique, tu en fais..

                                            @Arius : quel est le niveau pour minimum pour être agent de police chez vous ? :D

                                            Enseignement secondaire supérieur (CESS). Rien de bien difficile à obtenir. Le niveau est plus élevé si tu veux devenir inspecteur ou commissaire mais c'est logique, les compétences et fonctions sont plus élevées.

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                                              6 juin 2014 à 21:48:40

                                              J'ai du mal à voir le rapport entre le bac qui est donné et les MOOC
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                                                6 juin 2014 à 21:54:02

                                                gbdivers a écrit:

                                                J'ai du mal à voir le rapport entre le bac qui est donné et les MOOC


                                                Exact.

                                                Je pense qu'on (moi) a dérivé. On créé un nouveau topic ? du genre : évolution du bac? du niveau du bac ?

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                                                  7 juin 2014 à 0:12:05

                                                  Je ne vois pas non plus pourquoi cette contrainte de temps.

                                                  Pour l'interaction, j'ai appris avec les cours du SDZ (en autre) disponible 24/7 et ça ne m'a pas empêché d’interagir avec la communauté via le forum.

                                                  D'ailleurs je ne vois pas en quoi la contrainte de temps améliore cette interaction.

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                                                    7 juin 2014 à 3:02:42

                                                    Bien sûr que les MOOC (d'OC) sont un bond en arrière : ça revient à prendre ce qui existe et marche (Vidéo, tutoriels écrits) pour y ajouter des contraintes de temps dans le but de singer les universités. Ajoutons à cela des pseudo-certifications, des systèmes d'inscription, un vocabulaire scolaire (professeurs, étudiants...) ...  Tout ce qu'il faut pour donner l'illusion de la qualité. Sauf qu'on n'est pas si cons...

                                                    Ce qui est cohérent et logique dans une université : contrainte de temps (prof non disponible H24), inscriptions (pas de places pour tout le monde dans l'amphi), diplômes/certif' (afin de valider des années d'études dans une filière donnée) perd tout son sens ici, pour la raison que l’intérêt même d'internet réside dans la possibilité d'avoir accès immédiatement à tout les contenus que je veux, aussi longtemps que je veux.   

                                                    Par ailleurs, je ne suis pas contre l'idée de faire des MOOC, tant que ceux ci sont un minimum justifiés, notamment dans le cadre d'un partage des cours d'une université, dont la disponibilité des profs ainsi que le contenu important légitiment la contrainte de temps, qui n'est alors plus une absurde contrainte mais un impératif. Il faut en outre m'expliquer l’intérêt d'étaler une campagne de prévention tabac (aussi brillante soit elle) sur 6 semaines. Parce que franchement, 6 semaines pour assimiler le fait que fumer est nocif pour la santé, c'est quand même long. Enfin dans le cadre d'un tel "cours", vendre des certif' est une honte.

                                                    C'est valable pour tout les autres "MOOC" d'OC qui frisent la perfection en terme de néantise.

                                                    -
                                                    Edité par Thebesius 7 juin 2014 à 3:13:27

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                                                      7 juin 2014 à 23:12:17

                                                      Surtout que je crois que Matéo disait vouloir révolutionner les cours, supprimer les contraintes des écoles classiques...

                                                      C'est complètement raté. Non seulement il ne les supprime pas, mais en plus il les ajoutent alors qu'elles ne devraient même pas y être.

                                                      -
                                                      Edité par pockpicket 7 juin 2014 à 23:12:34

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                                                        marco31 a écrit:

                                                        @Arius

                                                        je ne parlais pas du contenu. C'est vrai que depuis, la technique, la bio, la philo, etc... ont évolué et les programme du bac aussi.

                                                        Mais quand 15% de la population avait le bac, le bac c'était pas rien. Si 80% de la population a le bac c'est moins valorisant. C'est juste ça.
                                                        Et c'est aussi, comme le bac sert avant tout à aller plus loin, autrefois, le plus loin concernait 15% de la population. Aujourd'hui c'est 80% qui vont "plus loin".

                                                        Ils vont plus loin, mais où ? qui est prêt à les accueillir ?

                                                        En Suisse je ne pense pas que 80% des personnes ont une matu (après il y a la matu pro mais bon c'est autre chose) vu que le 60 à 80 % des métiers requière juste un CFC (il y a les ouvriers formé sur le tas mais c'est préférable d'avoir un CFC)
                                                        Edit c'est 33% des jeunes en 2012 qui ont obtenu une maturité gymnasiale 20%, professionnel 13%


                                                        pour les policiers il faut avoir un CFC

                                                        -
                                                        Edité par romain51 13 juin 2014 à 9:21:14

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                                                        Un jour les Valaisans domineront le monde. Mais pas demain, ya apéro
                                                          13 juin 2014 à 9:34:50

                                                          En France effectivement l’éducation nationale pousse les centres d'examens et lycées pour que 80% d'une tranche d'age sorte du lycée avec le Bac donc ce que disait Marco est vrai ;) Après il n'y a CLAIREMENT pas 80% de Bac généraux et ces chiffres comptent aussi les BAC pro et Technique.
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                                                            13 juin 2014 à 9:46:36

                                                            alliocha18051991 a écrit:

                                                            En France effectivement l’éducation nationale pousse les centres d'examens et lycées pour que 80% d'une tranche d'age sorte du lycée avec le Bac donc ce que disait Marco est vrai ;) Après il n'y a CLAIREMENT pas 80% de Bac généraux et ces chiffres comptent aussi les BAC pro et Technique.


                                                            Ben en Suisse les 33% englobe les Matus pro et commercial alors comme quoi la Suisse a une approche totalement différente de la France. En France si c'est 80% c'est presque l'équivalent en terme de philosophie du diplôme de fin de scolarité obligatoire.

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                                                            Un jour les Valaisans domineront le monde. Mais pas demain, ya apéro
                                                              13 juin 2014 à 10:44:01

                                                              Ba c'est une politique assez politicarde qui vise à faire croire que le système fonctionne car 80% ont le BAC. Donc le BAC ne veut plus rien dire et on arrive a une abération en soit :

                                                              • On sélectionne sur le seul critère pas trop biaisé qui subsiste : les Maths
                                                              • Donc le BAC S (scientifique général) reste la voie royale pour tout faire (même une prépa literaire ...) et donc les bons élèves vont tous en S même s'il se foutent de la science (je suis en Ecole de commerce en marketing et si je voulais avoir toutes mes chances ba je devais faire S alors que la physique, les maths complexes et la Bio je m'en tamponne pour mon futur job)

                                                              Ce système perdurera tant que personne n'aura tapper du point sur la table en disant (en gros) "Ouai ba non tous n'ont pas le niveau d'aller plus loin donc on arrête les conneries et on donne le BAC a ceux qui ont les VRAIES capacités pour aller plus loin"

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                                                              MOOC et cours en ligne, un pas en arrière ?

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