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  • Facile

Mis à jour le 24/04/2020

La couche 3: Le réseau

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Rôle et matériel(s)

Role de la couche

La couche réseau ou couche 3 du modèle OSI, qui correspond à la couche internet du modèle TCP-IP, est responsable du routage. Oui, en fait c’est la fonction principale de cette couche. Une fois que la couche transport a assuré son rôle, les données sont envoyées à la couche réseau. Cette dernière se chargera d’ajouter toutes informations en rapport avec le routage, soit l’adresse IP du destinataire. C’est la seule couche du modèle OSI qui utilise la connexion logique. En fait, bien que cette couche ait pour rôle de déterminer le chemin physique à emprunter en se basant sur l’adresse IP du destinataire, les conditions du réseau et plusieurs autres facteurs, elle ne peut pas établir une connexion physique. D’où son rôle se limite à la connexion logique. Une fois qu’elle a ajouté à l’entête du packet des informations qui lui sont spécifiques, le packet suit son cours et descend donc dans la couche 2, celle qui se chargera de liaison des données ;) .

Et le matos ?

Le matériel principal de la couche est le routeur. Nous avons déjà vu en long et en large ce qu’était un routeur. Il s’agit d’un matériel dont la fonction principale est d’assurer l’acheminement des packets vers leurs destinataires en effectuant des décisions logiques déterminées par le protocole de routage utilise.
D’autres matériels tels que les commutateurs avances (advanced switches) et les passerelles applicatives dont la fonction est de relier deux réseaux différents. En fait, le commutateur avance est un matériel qui fonctionne de la couche physique (ce qui est logique) a la couche transport du modèle OSI. La passerelle applicative quant à elle, tel que son nom l’indique couvre toutes les 7 couches du modèle OSI, allant de la plus basse (couche 1, physique) a la couche applicative d’où elle tire son charmant petit nom.
Le routeur par contre est un matériel qui fonctionne entre la couche 1 et la couche 3.

Voici un schéma illustrant cela :

Image utilisateur

Le routage et son jargon

Dans la partie II, nous avons vu, dans les chapitres introductifs, ce qu’était le routage. Nous ne pouvions pas aller dans les détails sans avoir abordé le modèle OSI. Maintenant, nous pouvons être plus précis dans nos explications ;).

Dans ce sous-chapitre, nous allons étudier ce qu’est le routage et parcourir un peu les termes qui y sont associés.

Le routage, qu’est-ce que c’est ?

Le routage est l’action de router des packets d’un sous-réseau a un autre. Nous avons vu que lors de la transmission des packets, les hôtes utilisaient un processus internet appelle ANDing ou ET logique. Maintenant que nous sommes dans l’étude des couches du modèle OSI, il est temps d’être plus précis dans les termes. ANDing, n’est pas en fait applique par les hôtes, mais c’est le protocole IP (Internet Protocol) que nous allons étudier, qui effectue cette vérification. Souvenez-vous que chaque couche ajoute des informations dans l’entête des packets, comme nous l’avons vu, de la couche applicative à la couche réseau. Au niveau de la couche réseau, IP doit vérifier s’il s’agit d’une communication intra-réseau ou d’une communication inter-réseau. En fait, c’est comme lorsque vous passez un appel. Il y’a des procédures techniques au niveau de votre opérateur qui vérifient s’il s’agit d’un appel local ou international ;) . Par analogie, c’est ce que fait le protocole IP au niveau de la couche 3. Quand il s’agit d’une transmission en dehors du réseau, les packets sont transmis au routeur qui se chargera du reste. Cette transmission de packets d’un sous-réseau à un autre est définie par « routage ».

Il faut egalement noter qu’il y’a deux types de routage : le routage statique et le routage dynamique.

Routage statique

Les routeurs dans un réseau doivent communiquer normalement et s’échanger des informations telles que le contenu de la table de routage, que nous allons étudier plus bas. Le processus d’échange d’informations entre routeurs dépend du type de routage utilisé. Dans un routage statique, c’est vous l’administrateur réseau qui devez construire et mettre à jour manuellement vos tables de routages. Donc dans un routage statique, le contenu des tables de routage est également statique. Ce type de routage n’est pas vraiment pratique pour les raisons évidentes ci-dessous :

  • Les routeurs ne découvriront pas automatiquement les Network ID des autres réseaux, ce sera à vous de les leur apprendre par une configuration manuelle

  • Les routeurs ne pourront pas communiquer entre eux pour s’échanger des informations, ce sera à vous de modifier les changements des données de votre réseau dans chaque routeur, manuellement

  • Les routeurs ne seront pas intelligents et pourront garder des données erronées dans leur table. Etant donné qu’ils ne communiquent pas entre eux dans un routage statique, cela veut dire que si un chemin vers un réseau n’est plus praticable, un routeur continuera à considérer ce chemin comme étant valable, du moins, tant que vous ne l’aurez pas changé

Par routage statique, tout ce que vous devez comprendre est que le routage se fait manuellement par l’administrateur.

Routage dynamique

Le routage dynamique est exactement le contraire du routage statique :D . Ceci dit, tout se fait automatiquement grâce à un protocole de routage. Nous n’allons pas rentrer dans les détails tout de suite, parce que nous allons consacrer tout un sous-chapitre aux protocoles de routage ;)

La table de routage

Le routage est la fonction principale d’un routeur. Imaginez un réseau de milliers d’hôtes segmentes en une dizaine de sous-réseaux. Il faudrait beaucoup de routeurs pour assurer la communication entre ces 10 sous-réseaux. Les routeurs doivent s’assurer que chaque hôte de n’importe quel sous-réseau communique avec les hôtes de tous les sous-réseaux. Pour implémenter un routage effectif, il faut que les routeurs sachent prendre des décisions, pour savoir par quel routeur passer pour arriver à tel sous-réseau. Les routeurs, pour ce faire, utilisent ce qu’on appelle « une table de routage ». Quand un hôte x du réseau A veut communiquer avec un hôte Y du réseau B, les packets seront envoyé au routeur AB qui relie le réseau A et B. Dans l’entête du packet (comme nous allons le voir bientôt) se trouve l’adresse IP de l’émetteur et celle du destinataire. Le routeur devra donc vérifier dans sa table de routage comment faire pour arriver au sous-réseau dans lequel se trouve l’adresse IP du destinataire. Cette table de routage contient les Network ID de tous les routeurs qui sont directement connectes au routeur AB. La table de routage contiendra également tous les chemins possibles pour atteindre un sous-réseau donne, ainsi que le cout que cela implique.

Ça coute cher de router un packet :o

Oui, routeur un packet implique un cout. Mais ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’argent ^^
En termes de routage, plusieurs facteurs déterminent le cout d’un chemin. Dans la plupart des cas, le cout est déterminé par le nombre de sauts.

Non mais,les routeurs ne peuvent pas sauter. si o_O

:D . Un saut, dans les termes du routage, est défini par le passage d’un packet par un routeur. En gros, chaque fois qu’un packet passe par un routeur, on dit qu’il effectue un saut (hop en anglais).
Ainsi, dans notre exemple, le routeur AB va considérer tous les chemins qu’il a dans sa table de routage et voir quel est le chemin le moins couteux en termes de sauts et va emprunter ce dernier pour router le packet transmis par X ;)

Montre-nous le chemin, cela nous suffit

Je suis le chemin, la vérité et la vie :-°
Bien ! Nous parlons plusieurs fois de chemin. C’est quoi un chemin. En réseau, un chemin c’est la même chose qu’un chemin dans le contexte naturel. Pour aller à l’école, il y’a plusieurs routes possibles. Comme on dit « tout chemin mène à Rome ». Il y’a plusieurs moyens pour y arriver. En réseau, pour que vous puissiez comprendre ce qu’est un chemin, nous vous avons fait un joli schéma illustratif :D.

Image utilisateur
  • Les traits en noir représentent les câbles qui relient les routeurs entre eux et les hôtes aux routeurs.

  • Les autres traits représentent chaque chemin possible qu’un packet allant de A peut suivre pour arriver à B.

Pouvez-vous remarquer la liaison qu’il y’a entre un chemin et le nombre de saut ? En effet, plus le chemin est long, plus grand est le nombre de sauts, ce qui est logique.

  • Vous pouvez voir, que le chemin en vert ne coute que 3 sauts. Il faut « traverser » 3 routeurs pour arriver à B. C’est le chemin le moins couteux dans ce réseau.

  • Le chemin en marron, coute 4 sauts, on passe par 4 routeurs avant d’atteindre B. c’est le deuxième chemin le moins couteux.

  • Par contre le chemin en rouge, est le chemin le plus couteux. Il faut passer par 5 routeurs avant d’arriver à B.

Une table de routage contiendra toutes ces informations, et c’est par rapport à cette table qu’un routeur prendra la décision effective pour transmettre un packet. L’intelligence qui est derrière les décisions des routeurs est appellée protocole de routage que nous allons étudier dans ce chapitre ;)

Oh mais c’est trop cool cette table, je peux la voir ?

Bien entendu, pour cela, suivez-nous dans le prochain sous-chapitre ;)

Quelques autres termes….

Métrique

La métrique est simplement la distance entre un réseau et un routeur. Nous avons vu qu’un saut était le nombre de fois qu’un packet « traversait » un routeur avant d’arriver à sa destination. Ce saut est une forme de métrique, tout comme la bande passante d’un chemin. Nous allons voir cela dans les détails, après avoir étudié les protocoles de routage, car la métrique est une notion liée aux protocoles de routage ;). C’est le protocole de routage en fait qui détermine ce qu’est une métrique. Par exemple avec OSPF, la métrique peut correspondre à un vecteur qui tient compte de plusieurs paramètres tel que le délai et la charge.

Interface

Une interface est le point de contact de deux systèmes. Par exemple, une interface graphique est le point de contact entre un programme et un utilisateur.
En réseau, une interface est en fait un port. Il s’agit d’un port physique (comprendre « point de connexion ») qui relie des sous-réseaux. Ainsi un routeur doit avoir plusieurs interfaces pour pouvoir relier plusieurs sous-réseaux entre eux ;)

Quand intervient la passerelle?

Nous allons à présent étudier l’algorithme de sélection de route. Nous avons déjà vu ce qu’était le routage et les chemins dans une table de routage. Il nous fait maintenant étudier comment le protocole IP sélectionne une route dans une table lors de la transmission des données entre un hôte A et un autre B. Pour ce faire, nous allons reprendre notre schéma illustrant les différents chemins. Nous allons faire cette étude comme dans une étude de cas ;)

C’est quoi un algorithme

juste au cas où le titre de ce sous-chapitre vous fait peur :-‘ …. Nous n’allons pas définir ce qu’est un algorithme dans les termes techniques. Retenez juste qu’un algorithme ou algo est une suite d’instructions précises et ordonnées conduisant à l’accomplissement d’une tache précise. Par exemple, pour faire une omelette, il vous faut casser des œufs, les battre, mettre du sel, etc… Il y’a une suite d’étapes distinctes qui doivent être dans un ordre précis ;) .

Ainsi, par algorithme de sélection de route, nous voulons simplement dire « la suite des étapes que le protocole IP utilise pour choisir une route ;)

Dans la partie I du cours, plus précisément dans le chapitre « La passerelle : les bases du routage ». Nous avons métaphoriquement explique le processus de routage d’un packet. Maintenant que vous êtes plus avance que vous ne l’étiez, nous pouvons détailler ce qui se passe dans les coulisses du protocole IP ;) .

Pour commencer, regardons à nouveau les étapes que nous avions énoncées dans ce chapitre. En résumé, nous avions dit que si un hôte A voulait communiquer avec un hôte B, grâce au ANDing, il déterminerait si son destinataire (hôte B en l’occurrence) était dans le même réseau que lui. Si oui, il lui envoyait les données directement, sinon il envoyait les données à une passerelle qui se chargerait de les router.

Schématiquement, ça donnait ceci :

Image utilisateur

Maintenant que vous êtes des grands, nous allons voir qu’en plusieurs autres étapes distinctes tel qu’illustre dans le schéma ci-dessous.Image utilisateur

La procédure de routage

Pour sélectionner une route, le protocole IP suit les étapes suivantes :

  • Le protocole IP fouilles les entrées de la table de routage afin de déterminer la route-hôte (host route en anglais) qui correspond à IP du destinataire. L’adresse IP se trouvera dans l’entête IP du packet. Nous allons jeter un coup d’œil sur un exemple de capture de packets ;) . Souvenez-vous que la route-hôte à l’adresse IP de destination dans la colonne Adresse Réseau et la valeur 255.255.255.255 dans la colonne du masque

<puce Si le protocole IP ne trouve aucune route-hôte, il va scanner les colonnes « Adresse Réseau » et « Masque » pour chercher la route qui peut mener au réseau du destinataire. Mais que se passe-t-il s’il y a plusieurs chemins possibles pour arriver au destinataire ? Comme c’est le cas dans le schéma illustratif des chemins ? Est-ce qu’une route est choisie au hasard ? Non, c’est la route ayant le plus grand nombre de bit masques qui sera choisie ;) . Et si il y’a deux routes ayant le même nombre de bit masques ? La décision sera alors déterminée par la route ayant la plus petite métrique, ce qui est dépend intimement du protocole de routage utilise ;) </puce>

Si dans la table de routage, il n’y a aucune route conduisant au destinataire, la dernière option sera alors de localiser qui est la passerelle par défaut.

Si par contre, il n’y a pas de passerelle par défaut, le packet à ce stade est « délaissé » et une erreur ICMP est envoyé à l’émetteur. Il s’agira d’une erreur « destination inaccessible ».

Si le système a pu localiser une route conduisant au sous-réseau du destinataire, il va alors falloir déterminer l’adresse physique(MAC) du routeur. Souvenez-vous que la transmission des données dans un réseau local se fait en utilisant les adresses MAC. Si le protocole IP trouve le routeur qu’il faut, cela veut dire qu’il est dans le même sous-réseau que l’émetteur, donc il faudra trouver son adresse physique ;) . C’est ici, qu’intervient un module ARP (Adress Resolution Protocol) qui est en fait un protocole de la couche 2. Mais nous avons vu que les couches communiquaient entre elles pour pouvoir accomplir leurs fonctions. Ainsi la couche 3 communiquera avec la couche 2 à ce niveau. Une table ARP contient une correspondance entre les IP et leurs adresses physiques respectives. Etant donné que nous sommes à présent dans la couche 2, c’est l’adaptateur réseau de l’émetteur qui va construire ce qu’on appelle un frame (cadre un français). Ce cadre aura pour destinataire l’adresse physique du routeur qui se chargera finalement de router le packet dans le réseau externe (remote network en anglais).

</ul>

Voilà, vous connaissez de façon plus détaillée comment s’effectue le routage. Il faut avouer que c’est plus complexe que nous vous l’avions présenté autrefois ;)

Les différents plans de routage

Il existe 4 types majeurs de plans de routage ou méthodologies de routage : Anycast, Unicast, Multicast et broadcast. Vous connaissez certainement le principe de l’Unicast, Multicast Broadcast, ou peut-être même de chacun de ces plans. Mais pour mettre tout le monde sur le même piédestal, nous allons étudier chacun d’eux.

Anycast : à n’importe qui ?

Le préfixe « any » dans Anycast, est un mot anglais ( si si :/ ) qui signifie « n’importe ». On a tendance à croire, par une étude étymologique, que ce plan de routage consiste à router des paquets à n’importe qui, ce qui est faux.

Le principe de l’Anycast, c’est de router des paquets au destinataire le plus proche lorsqu’il existe plusieurs chemins conduisant au même réseau. Si trois routeurs B, C, D conduisent tous les trois au routeur E, un routeur A enverra alors les paquets en Unycast. Ainsi le plus proche de ces 3 routeurs recevra les paquets et les achemineront au destinataire final. Le routeur le « plus proche » est determine par le protocole qui est utilisé. Dans le cas de RIP qui mesure la distance par le nombre de sauts, le routeur le plus proche serait celui qui le plus petit nombre de saut.
Quand on effectue ce genre de routage, on dit que l’on « unycaste » (du verbe « unycaster :p ) les paquets.

Un exemple de l’application de ce plan de routage

Vous ne comprenez certainement pas encore les avantages de l’Anycast, a moins de voir un domaine de son application.

Nous allons décrire une architecture du site du zéro. Ce n’est peut-être pas celle qu’elle utilise actuellement, mais cette architecture que nous allons présenter membre tous les avantages de l’Anycast.
Le site du zéro, à en croire les stats, a 214 903 membres ( à la date de rédaction ce sous-chapitre). Heureusement que ces derniers ne se connectent pas au même moment, cela augmenterait considérablement le nombre de requête que le serveur principal doit recevoir.

Nous allons supposer que l’architecture du sdz est comme suite :

  • Deux serveurs de cours : Nous allons supposer que le site a des milliers de cours disponibles. Le site du zéro décide donc d’avoir deux serveurs. Un serveur « normal » qui héberge les cours, et un autre serveur « miroir » qui reflète tous les cours hébergés par le premier serveur. Appelons le serveur de cours « cours_serveur » et le miroir « cours_bis ».

  • 1 serveur de membres : Ce dernier appelé « membre_serveur » héberge tous les membres du site et les informations respectives (pseudo, mot de passe, signature, avatar, etc.)

  • 2 serveurs d’images : Rien qu’à avoir le nombre d’images par tutoriels, et le nombre d’images par forum….Le site du zéro décidé alors de déployer deux serveurs d’images, le deuxième servant de miroir. Nous allons les appeler « serveur_image » et « images_bis »

  • deux serveurs web : Ces deux serveurs hébergent toutes les pages web du site du zéro. C’est donc le serveur qui se charge de vous afficher les pages selon vos requêtes Http envoyées via votre navigateur ;) . Appelons les « sdz » et « sdz_bis »

  • Un front-server : Ce serveur n’héberge pas les données du site (images, cours, membres, etc). Il sert de gestionnaire de requête. C’est ce dernier qui va intercepter vos requêtes et les forwarder aux autres serveurs

Voici un schéma de l’architecture décrite.

Que se passerait-t-il si tous les membres essayaient de se connecter au même moment ? ça ferait alors près de 215 000 requêtes a gérer : o . Les serveurs sont assez robustes pour faire cela, néanmoins, on peut minimiser la balance de charge en décentralisant les informations des membres. Ceci dit, on pourrait avoir 3 serveurs de membres groupes sous une adresse Anycast logique. En d’autres termes, de « l’extérieur » on ne verra qu’un seul serveur de membres (une seule adresse logique, adresse d’Anycast), cependant sous cette adresse, il y’aura 3 serveurs distincts auxquels on peut anycast les paquets ;) .
Ainsi, lorsque le site du zéro aura à gérer 215 000 requêtes d’authentifications de façon simultanée, le front-server diffusera les requêtes en les anycastant au serveur de membre le plus proche en termes de « distance ». La distance peut être déterminée par le nombre de sauts, si c’est le protocole RIP.
Cette nouvelle architecture va optimiser la gestion des requêtes et la performance des serveurs.

Mieux encore, en utilisant un autre protocole que RIP, on peut mettre un routeur entre le front-serveur et les serveurs de membres. Un protocole pratique comme EIGRP par exemple considèrera également la saturation d’un lien pour déterminer à quel serveur envoyer les requêtes. Ainsi les deux serveurs de membre pourront se partager les taches, au lieu de laisser un seul serveur laver le linge sale faire tout le boulot ;)

Unicast : un seul destinataire

Le titre est assez explicite. L’Unicast consiste à transmettre les paquets à UN seul destinataire (UNI= Unique, un seul). Un exemple de routage Unycast est lorsque vous envoyez un mail à un destinataire précis. Le mail ira directement à ce dernier, aucun autre internaute ne le recevra (enfin normalement : p)

Multicast : restriction à un groupe

Le multicast est en fait l’action d’effectuer plusieurs unicast ;) . Dans un réseau d’entreprise, on pourrait utiliser le multicast pour transmettre les mises à jour à un groupe de serveur à partir d’un serveur update. Il y’aura un serveur qui télécharge les mises à jour de l’internet et les envois à un groupe de serveurs distincts dans le réseau pour que ces derniers aient les dernières mises à jour. Ces serveurs récepteurs seront alors sous une même adresse Multicast (adresse logique). L’adresse multicast logique dépend intimement du protocole utilise. RIPv2 utilisera l’adresse 224.0.0.9 pour multicaster des paquets a toutes les interfaces du segment, tandis qu’OSPF utilisera l’adresse 224.0.0.5 pour envoyer de paquets « Hello » aux routeurs du segment comme nous l’avons vu.

Voici une liste de quelques adresses multicast et leur utilisations.

Voici un schéma illustrant l’architecture décrite ci-haut.

[TP]La commande "route"

Dans ce sous-chapitre nous allons jeter un coup d’œil sur la commande « route » que nous pouvons retrouver dans les systèmes Windows et linux.

Ça sert à quoi cette commande

La commande « route » sert à manipuler les tables de routage. Nous avons beaucoup parlé de tables de routage sans savoir à quoi ça ressemblait, maintenant c’est le moment de vérité ^^ .
Notez que cette commande nous permet en fait de faire du routage statique, car grâce à elle nous pouvons modifier les entrées de la table de routage, en ajoutant des routes, en en supprimant, etc…

De l’aide ? route/ ? Ou route—help

Pour avoir plus d’informations sur la commande « route » sur Windows, ouvrer votre invite de commande et tapez route/ ?.
Dans cette syntaxe, on dit que route est la commande de base et / ? le Switch. D’ailleurs ce Switch fonctionne avec toutes les autres commandes. Il sert à imprimer les informations sur comment utiliser la commande qui la précède.
Pour les linuxiens, ouvrez votre terminal et tapez route—help

Vous obtiendrez quelque chose similaire à la capture ci-dessous :

Image utilisateur

Vous pouvez vous servir de ces informations pour apprendre à utiliser les différentes commandes.
Pour ce TP, nous allons utiliser les commandes nous permettant d’ajouter, de supprimer, de modifier une route et d’afficher le contenu de la table de routage.

Afficher le contenu de la table : route print ou route show

Vous vouliez voir à quoi ressemble une table de routage ? Sous Windows, tapez route print dans votre invite de commande. Sous linux, ouvrez votre terminal et tapez route –show .
Vous obtiendrez naturellement une table différente de la nôtre. Voici une capture de ce que nous obtenons sous Windows.

Image utilisateur

Examinons chacune des colonnes de cette fameuse table :

Network Destination : La colonne « Network Destination » (Réseau de destination) est aussi appelle Network ID (Identité du Réseau).Cette colonne correspond au chemin.

Net Mask : « Net Mas » qui est un diminutif de « Network Mask » est la colonne qui correspond au masque du réseau. C’est le masque utilise pour correspondre l’adresse IP du destinataire au Network ID.

Gateway : Aussi appelle « next hop » (prochain saut en anglais), cette colonne est l’adresse IP de la passerelle conduisant au réseau spécifié dans la colonne Network Destination

Interface : Comme vous le savez, un routeur a plusieurs interfaces. Cette colonne spécifie quelle interface est utilisée pour transmettre les packets dans le réseau spécifié par la première colonne.

Métrique : Ah. la voilà notre fameuse métrique ! A votre grand surprise il s’agit d’une valeur numérique :o . Oui, il s’agit d’une valeur numérique, et comme vous pouvez le constater les différentes entrées de la table ont des différentes valeurs de métriques. Quand plusieurs chemins conduisent au même réseau de destination, le routeur se base sur le chemin qui a la plus petite valeur dans la colonne métrique de sa table ;)

Supprimer une route : route delete ou route del

Cette commande sert évidemment à supprimer une route de la table de routage. Si par exemple une route n’est pas plus pratique dans votre réseau(le routeur menant à ce chemin n’est plus opérationnel), il faudrait la supprimer de la table.

La syntaxe de cette commande est :

route del ROUTE_A_SUPPRIMER.

Utilisez route delete sous Windows et route del sous linux.

Ajouter une route : route add

Sous linux comme sous Windows, la commande est bien la même pour ajouter une route dans la table de routage.
Sous Windows, la syntaxe est comme suite :

route add RESEAU_DE_DESTINATION | mask MASQUE_DU_RESEAU | PASSERELLE |metric VALEUR_DE_LA_METTIQUE| if NUM_DE_L’INTERFACE

Sous linux, la syntaxe est :

route add  net RESEAU_DE_DESTINATION |gw  PASSERELLE |netmask MASQUE_DU_RESEAU | dev INTERFACE

Testons cette commande ! Ouvrez votre terminal et tapez :

route add 192.160.36.0 mask 255.255.255.0 192.160.36.1 metric 20 if 1

Les linuxiens, assurez-vous d’utiliser la bonne syntaxe ;) .

C’est tout, vous avez ajoute votre route. Vous pouvez faire un route print ou route show et vous verrez que votre route figure désormais parmi les entrées de votre table . Tenez, vous pouvez maintenant appliquer la commande route delete ou route del ci-haute et supprimer cette nouvelle route que vous avez ajoutée ;)

Modifier une entrée de la table : route change

La commande route change sous Windows ouroute mod sous linux, sert à modifier une entrée de la table. La syntaxe sous Windows est :

route change ROUTE_A_MODIFIER|mask MASQUE_DU_RESEAU | PASSERELLE

Sous linux, utilisez la syntaxe:

route mod ROUTE_A_MODIFIER | mask MASQUE_DU_RESEAU | gw PASSERELLE

Si les informations que vous entrez à chaque étape sont les mêmes, il n’y aura pas de modification. La modification n’est effectuée qu’a l’entrée modifiée.
Ainsi, pour changer l’adresse IP de la passerelle pour la route 10.24.0.0 ayant pour masque 255.255.0.0 de 10.24.0.1 à 10.24.0.10, tapez :
Sous Windows:

route change 10.41.0.0 mask 255.255.0.0 10.27.0.25

Sous Linux:

route mod 10.41.0.0 mask 255.255.0.0 gw 10.27.0.25

C’est ainsi que nous terminons cette petite exploration de la table de routage. Mais avant de nous separer, nous allons voir...

Les différents types de routes

Nous pouvons avoir plusieurs types de route dans une table de routage et nous allons essayer de voir en quoi elles consistent.

Network ID d’un réseau distant

Il s’agit ici de l’ID réseau d’un réseau qui n’est pas directement lie au routeur, d’où son appellation réseau distant. Le réseau distant peut alors être atteint via les autres routeurs voisins. Dans ce genre d’entrée, la colonne passerelle de la table de routage correspondra au routeur local au réseau ;).

Network ID d’un réseau voisin

Il s’agit de l’ID d’un réseau qui est directement lié au routeur local. La colonne Gateway de la table correspondra alors à l’adresse IP de l’interface du routeur qui est liée à ce réseau distant ;)

Voici un schéma illustrant une route distante et une route directe.

Image utilisateur
Route-hôte (host route)

Il s’agit d’une route vers une adresse IP précise, ce qui permet d’effectuer un genre de routage plus direct. Pour ce type de route, la colonne Network Destination est l’adresse IP de l’hôte destinataire, et la colonne Net mask aura pour valeur numérique 255.255.255.255.

255.255.255.255 mais c’est un broadcast non ?

Quelle bonne mémoire ^^ . Oui, il s’agit d’un broadcast. Les packets seront transmis sur toutes les interfaces connectées. Chaque récepteur va regarder dans l'entête du packet si cela lui est destiné. Mais comme il s’agit d’un routage-hôte, cela veut dire que seul le destinataire recevra ce packet, les autres récepteurs vont le délaisser (discard en anglais ;) ).

Route persistante

Toutes les routes que vous ajoutez manuellement dans votre OS sont supprimées lorsque vous redémarrez votre pc. Si vous voulez qu’une route « persiste » il faudrait donc ajouter une route….persistante :p . Pour ajouter une route persistante dans votre table de routage il suffit d’ajouter le switch -p à la fin d’un ajout statique. En voici un exemple sous Windows :

route add 192.160.36.0 mask 255.255.255.0 192.160.36.1 metric 20 if 1 -p
Route par défaut

En toute logique, c’est la route qui est utilisée lorsque la table de routage ne comprend aucune route valable vers le réseau de destination. Dans ce type de route, les colonnes Network Destination et Net mask auront une valeur numérique de 0.0.0.0 .

Introduction aux protocoles de routage

Ce sous-chapitre vous servira d’introduction aux protocoles de routage. En effet le chapitre qui suit sera dédié a ces derniers, il est donc important de poser une base de connaissance avant de s’y attaquer ;) . Nous allons vous introduire le concept de ce qu’est un protocole de routage

Protocole de routage, présente toi

Citation

Protocole de routage, c’est ainsi qu’on m’appelle. Il est possible d’avoir un réseau compose de plusieurs dizaines de routeurs. Ces derniers doivent constamment communiquer en s’échangeant des informations sur les routes. Comme vous le savez certainement, en réseau ce sont des protocoles qui permettent la communication entre les hôtes. Mon rôle consiste donc à définir les règles et principes de communications entre routeur.

Merci protocole de routage ^^

Nous ne voyons vraiment pas quoi ajouter, il a déjà tout dit :lol:
En résumé un protocole de routage, c’est l’intelligence qui régit la manière dont les routeurs communiquent entre eux pour nous offrir le meilleur service de routage possible, c’est-à-dire, le moins couteux, le plus rapide, le plus pratique.

Les différents protocoles de routage

Il existe plusieurs protocoles de routage. Normalement un routeur peut supporter plusieurs protocoles. Pourquoi en avoir plusieurs, s’ils servent tous à faire la même chose ? La réponse se trouve dans la méthodologie. Ces protocoles font la même chose, mais certains sont plus pratiques que d’autres, d’autres ont des contraintes plus couteuses par exemple. Les protocoles les plus célèbres sont :

  • RIPv1 et RIPv2

  • OSPF

  • EIGRP

  • IGRP

  • BGP

  • MPLS

  • IS-IS

Ces protocoles peuvent se classer dans des « familles » . Il existe deux « classes » de protocole de routage :

  • IGP (Interior Gateway Protocol, Protocole de routage internet) : C’est la famille des protocoles qui peuvent échanger des informations de routage avec des AS (Autonomous Systems). Nous n’allons pas rentrer dans les détails de ce que c’est, en gros un Système autonome est une collection des préfixes de routage. En d’autres termes c’est simplement un ensemble de réseaux IP contrôlés par une organisation ou une entreprise

  • EGP (Exterior Gateway Protocol, Protocole de routage externe) : C’est la famille des protocoles qui déterminent la disponibilité d’un réseau ente deux systèmes autonomes. Les protocoles de cette famille, utilisent les protocoles IGP pour résoudre les routes dans un système autonome. En résumé, il s’agit des protocoles permettant le routage entre deux systèmes autonomes différents. Les FAIs par exemple utiliseront un protocole de cette famille pour effectuer un routage externe. C’est donc la famille du protocole de routage utilisé par internet. Nous allons étudier BGP (Border Gateway Protocol,) qui est le LE protocole de l’Internet

Voici un schéma illustrant quel type de protocoles est utilisé à quel moment. Nous avons schématisé un réseau constitué de deux systèmes autonomes ( FREE et Orange).

Image utilisateur
  • Les traits en rouge représentent les protocoles de la famille EGP. Ceux qui se chargent du routage sur internet.

  • En noir, vous avez des protocoles de type IGP, pour le routage interne

Dans le chapitre suivant, nous allons étudier quelques protocoles de routage :)

</ul>

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite