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Des clefs pour agir dans des situations délicates

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Certains enfants ou adolescents ont vraiment perdu pieds à l'école. Certaines situations sont plus complexes et demandent des compétences poussées. Dans ce chapitre, vous allez approcher quelques-unes de ces difficultés. Restez prudent et modeste. Sachez passer le relais à des professionnels de l'éducation, cultivez-vous et formez-vous régulièrement. Mais si vous aimez transmettre et accompagner, ce chapitre sera la porte d'entrée dans un domaine passionnant ! 

Les modes d'apprentissage

Les modes d'apprentissage sont variés et dépendent de l'âge et des caractéristiques propres à chaque enfant.  Vous pouvez utiliser des typologies comme par exemple, les préférences auditives ou visuelles dans les "évocations mentales" de Antoine de la Garanderie qui sont si souvent citées. Mais il est sans doute plus important encore de regarder attentivement comment votre apprenant fonctionne réellement, les sources réelles et subtiles de son efficacité. 

Quelques conseils

  1. Transposez. Si vous repérez un domaine que le jeune aime bien et où il est efficient (peu importe lequel) voyez comment utiliser cette compétence identifiée en l'utilisant dans le domaine scolaire. La plupart du temps les jeunes ignorent leurs sources d'efficacité. Montrez les leur.

  2. Développez votre sens de l'observation.  Votre travail ne se résume pas à donner des explications. Regardez attentivement ce que fait le jeune lorsqu'il travaille, ses stratégies, ses comportements, les moments où il bloque. Focalisez-vous, par exemple, sur les points suivants : se lance t'il tout de suite dans l'action ou prend-il le temps de réfléchir ? Les idées lui viennent-elles spontanément ou difficilement ? Fait-il le lien entre différents sujets par analogie ou pas ? La difficulté le stimule-il ou l'effraye ? Son attention est-elle constante ou fluctuante ?  Préfère-t-il la répétition ou la variété ? Le par cœur ou la créativité ? 

  3. Testez des solutions. Par exemple, les enfants sont aujourd'hui très sensibles aux représentations graphiques et aux images mobiles. Ils sont habitués aux navigations non structurées sur internet. Mettre de l'ordre et de la structure avec les MindMap est donc parfois plus facile pour eux que de faire des plans linéaires. 

Les obstacles à l'apprentissage 

Très tôt à la naissance, l’enfant est guidé par des réflexes et apprend de manière innée. La succion par exemple est instinctive. Le sucré est spontanément préféré à l’amer. Puis par imitation et par essais successifs, on apprend sans s’en rendre compte. Toute la vie, l’imitation d’une part et la pratique de la méthode « essai-erreur » d’autre part, restent les deux moteurs puissants de l’apprentissage. Mais cette machine automatique qui fonctionne toute seule est parfois encrassée ou abîmée par des facteurs limitant.

Les facteurs pénalisants

Les facteurs qui pénalisent l’apprentissage et qui supposent d’aider directement l’enfant en coopération avec ses parents et son environnement sont :

 

  • le stress ou l’émotivité (qui fait perdre tous les moyens) ;

  • la peur de se tromper ou d’échouer qui paralyse l’envie de « tenter » et d’apprendre par essai et erreurs ;

  • la peur de ne pas être capable, le manque d’estime de soi et le manque sentiment d’auto efficacité ;

  • l’agressivité passive (traîner des pieds, refuser d’apprendre pour lutter contre le désir de l’adulte) ou la rébellion active et agressive ;

  • les pannes de la motivation (tout le monde est naturellement motivé. Reste à savoir dans quel domaine). Sur ce sujet, penchez-vous sur la vidéo de la motivation selon (inspiré de) monsieur VROOM ;

  • la fatigue, le manque de sommeil, une mauvaise alimentation, l’addiction aux jeux vidéo. 

 

 

Les facteurs qui pénalisent l’apprentissage et qui suppose d'aider l'enfant à s'adapter dans un milieu complexe et défavorable (ne cherchez pas à changer le milieu, aider le jeune à trouver des ressources complémentaires)  :

  • Les conflits (qui permettent de maintenir du lien mais détruisent la concentration) ;

  • La non reconnaissance par les parents ou les éducateurs des profils spécifiques de chaque enfant (les introvertis et les extravertis par exemple) ;

  • Les attitudes inappropriées des adultes (ironie, brusquerie, autoritarisme mal géré, absence d’écoute ou d’amour…) ;

  • Les exigences inappropriées des adultes ("Sois parfait !", "Sois fort !", "Sois autonome et dépendant en même temps !", etc.) ;

  • Le manque de modèles positifs et puissants à imiter, c'est-à-dire un contexte familial non porteur ;

  • Les mauvais traitements.

Comment y remédier ? 

Nous avons vu ci-dessus les différents facteurs pénalisants l'apprentissage des enfants. Voici quelques propositions de remédiation, selon le type de facteurs. 

1. Le stress ou l’émotivité (qui fait perdre tous les moyens)

 

  • Apprendre à respirer.  Apprendre à se décontracter. Faites une minute de relaxation !

  • L’enfant émotif doit être mis en confiance, doit travailler plus pour être sûr de lui.

  • Prendre du recul par un recadrage positif.

 

2. La peur de se tromper ou d’échouer qui paralyse l’envie de « tenter » et d’apprendre par essai et erreurs. 

Faire des erreurs est le seul moyen d’apprendre. Généralisez le droit et le devoir de faire des erreurs dans votre pédagogie. Riez des erreurs. Utilisez-les.

3. La peur de ne pas être capable, le manque d’estime de soi et le manque sentiment d’auto efficacité.

Pour renouer avec la confiance il faut réussir et être félicité. Proposez donc des défis très simples, valorisez toutes les victoires, tous les progrès. La félicitation ce n’est pas seulement « bravo ». C’est nécessairement un retour sur la manière dont l’apprenant s’y est pris pour réussir. C’est un échange positif sur les bonnes pratiques, sur les méthodes mises en œuvre dans le succès.

4. L’agressivité passive

Par exemple, traîner des pieds, refuser d’apprendre pour lutter contre le désir de l’adulte...

Pour cela, il faut abandonnez la pression. Le vouloir doit venir de lui.  

Provoquez son engagement en lui posant les questions qui incitent à l’autonomie : Que veux-tu faire ? Que proposes-tu ?

5. La rébellion active et agressive

  • Rappelez-lui les règles et faites-les respecter. Plus vous laissez l’agressivité s’installer, plus les inhibitions tombent. Il est tout à fait inadmissible qu’un enfant ou un jeune vous manque de respect et vous ne pouvez le tolérer.

  • Attendez que la bourrasque soit passée pour comprendre et faire comprendre. Si vous devez prendre des sanctions il convient qu’elles soient proportionnées et non punitives.

  • Lorsque l’on connaît les enfants ou les jeunes, il est possible d’anticiper pour éviter les situations à risque.

6. Les pannes de la motivation (tout le monde est naturellement motivé. Reste à savoir dans quel domaine)

Sur ce sujet, penchez-vous sur notre tutoriel vidéo de la théorie de Vroom élaboré pour vous. 

 

7. La fatigue, le manque de sommeil, une mauvaise alimentation

Si vous avez une inquiétude au sujet d’un enfant ne dites rien, parles-en à votre coordinateur.

 

8. Les conflits qui permettent de maintenir du lien mais détruisent la concentration

Rappelez les règles. Séparez les belligérants. Organisez des conseils d’enfants. Travaillez en équipe et en particulier si des sanctions sont inévitable. Cherchez les causes réelles du conflit. Négociez. Sachez qu’il existe des formations de médiateur.

9. La non reconnaissance des profils spécifiques de chaque enfant (les introvertis et les extravertis par exemple).

Chaque enfant ou adolescent son rythme, ses points fort et ses faiblesses. Encouragez les points forts. Trouvez des solutions palliatives amusantes et créatives pour les points faibles. Vous n’êtes pas psychothérapeute, pas médecin, pas éducateur. 

10. Les attitudes inappropriées des adultes (ironie, brusquerie, autoritarisme mal géré, absence d’écoute ou d’amour...)

 

  • À vous de ne pas tomber dans ces travers.

  • À vous d’écouter le jeune s’il exprime sa souffrance de subir de tels comportements.

  • Ne le plaignez pas, mais aidez-le à trouver des aménagements et à surmonter cette difficulté.

  • En revanche, si ces attitudes viennent d’autres enfants dans le groupe vous ne pouvez les tolérez et devez les réguler.

 

11. Les exigences inappropriées des adultes (sois parfait ! Sois fort ! Sois autonome et dépendant - en même temps ! etc.)

  • L’analyse transactionnelle est un bon outil pour comprendre et y faire face. Lisez Eric Berne « Des jeux et des hommes ».

  • Remplacez ces injonctions négatives par des permissions « tu peux corriger ce point si tu le veux », « fais ce qui es à ta mesure », etc.

12. Le manque de modèles positifs et puissants à imiter

  • N’hésitez à montrer comment vous faites. Faites-vous filmer en train de résoudre un problème de maths par exemple.

  • Si vous faites une erreur (y compris relationnelle) reconnaissez-la simplement. Montrez que tout se pardonne et se dépasse positivement.

13. Les mauvais traitements

Si vous avez des doutes, ne dites rien à l’enfant ni personnes (y compris vos homologues) et parlez-en au coordinateur de l’association.

 L'UNICEF apporte des outils pédagogiques et mène des campagnes en faveur de l'enfance maltraitée. Pour aller plus loin, consultez leurs programmes éducatifs et de protection de l'enfance.

  

Ressources et liens internets

Des sites Internet à consulter
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Exemple de certificat de réussite
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