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J'ai tout compris !

Mis à jour le 06/02/2020

Pratique : identifiez des pistes de développement personnel

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Quels conseils donneriez-vous à Jacques pour l’aider à développer son leadership ?

  • Diagnostiquez les erreurs probables  et sans doute compréhensibles que Jacques a commises jusqu’ici.

  • Suggérez des pistes pour son comportement futur.

Pour répondre à ces questions, je vous invite à vous référer aux sept piliers du leadership, ainsi qu’à l’intelligence émotionnelle et aux différentes manières dont un leader peut gérer ses ressources personnelles.

Quelles erreurs ?

L’expansion fulgurante de l’entreprise de Jacques représente un succès indéniable, mais elle apporte de nouveaux défis. Jacques se révèle dépassé, du moins momentanément, par l’étendue et l’échelle de ses nouvelles obligations et responsabilités.

Leadership par la vision vs. micro-management

Manifestement, Jacques ne s’est pas préparé – ou insuffisamment – pour cette transformation radicale dans ses propres comportements et habitudes et dans ceux de ses proches collaborateurs. 

Réflexion stratégique

Il n’a probablement pas consacré assez de temps de réflexion stratégique à ces questions humaines. Et pourtant, un leader doit trouver le temps pour une telle réflexion. Car, selon le premier pilier du leadership, il doit être capable de définir une vision inspirante pour ses suiveurs. En tant que leader, une partie importante de sa valeur ajoutée réside dans l’énergie et le temps qu’il investit dans cette anticipation de l’avenir. 

Gestion du quotidien

En ce moment, Jacques semble s’investir un peu trop dans les détails quotidiens de son entreprise. Cela lui donne cette impression qu’il doit être partout à la fois. Cela lui donne aussi une certaine nostalgie pour l’époque où il pouvait bricoler des inventions dans son laboratoire. 

Si Jacques s’immisce tellement dans tous les aspects du travail de son entreprise, de la production au recrutement, en passant par le marketing et la négociation commerciale, c’est sans doute qu’il est entré dans une phase de micro-management, provoquée moins par la multiplication actuelle des tâches que par ses propres incertitudes face à la nouvelle situation. 

Soutien de l'équipe‌

Par l’empathie, Jacques aurait dû comprendre que ses deux plus proches collaborateurs – son numéro 2 et son directeur de production – sont aussi déstabilisés que lui par la nouvelle situation. Non seulement il aurait pu mieux se préparer lui-même pour tous ces changements, il aurait pu les préparer aussi. 

Maintenant, au lieu de les comprendre et de les aider, il les juge de manière injuste et rejette sur eux une partie de la responsabilité pour ses difficultés actuelles. En qualifiant son directeur de production de "peu fiable en réalité", il émet une condamnation définitive en cédant à son propre désarroi. S’il trouve son numéro 2 si peu inspiré actuellement dans leurs conversations, c’est sûrement parce que Jacques a cessé de l’inspirer par son propre comportement et ses propres paroles. 

Si un des aspects du 2e pilier du leadership consiste à faire régner l’harmonie dans le groupe, Jacques a failli à son devoir en mal arbitrant les conflits entre ses deux lieutenants, conflits qui se sont visiblement exacerbés sous la pression de la situation. En les renvoyant dos à dos et en détaillant leurs erreurs supposées devant eux, Jacques aura envenimé les tensions entre les deux tout en affaiblissant le climat de confiance qu’il partageait avec eux jusque-là. Car le 5e pilier du leadership, la confiance, dépend de notre manière de traiter les erreurs.

Confiance et gestion des émotions

En ce moment, Jacques manque surtout de confiance en lui-même. Il sait que ses ouvriers ont toujours respecté son opinion, mais il est anxieux face à l’idée de leur annoncer une nouvelle organisation du travail. Il cède à la procrastination et en même temps il voudrait être débarrassé de cette tâche le plus vite possible. Pourtant, c’est le moment de faire preuve d’une présence authentique dans ses relations avec eux, pour les rassurer. Son différend apparent avec son équipe de marketing ne représente qu’une différence culturelle, d’appartenance : son background à lui n’est pas dans le marketing. Son actuelle baisse de confiance en lui-même l’amène à exagérer l’importance de cet incident. En tant que fondateur de l’entreprise, il est capable de créer un sentiment d’appartenance (le 7e pilier du leadership) qui transcende les différentes cultures professionnelles.  

Tous ces problèmes ont un impact sur sa gestion de ses ressources personnelles. Il dort mal, au moins une partie du temps. Il ne maîtrise pas très bien ses émotions : la dispute entre ses deux lieutenants est l’occasion d’une crise de colère qui n’est pas faite pour les rassurer – d’où la taciturnité peu habituelle dont ils font preuve depuis. Jacques ne gère plus son temps de la meilleure manière possible, puisqu'il fait du micro-management et ne se laisse pas assez de temps pour réfléchir à ses problèmes. Sa vie personnelle commence à en subir les conséquences, puisqu’il se plaint de ne pas passer assez de temps avec sa famille (le match de foot de son fils).

Quelles pistes de changements ?

Heureusement, Jacques semble avoir finalement pris conscience de sa situation et être prêt à réagir. La première chose à faire, c’est maîtriser de nouveau sa gestion du temps, en cessant de vouloir tout faire et en s’investissant sur des questions où, en tant que leader, il apporte le plus de valeur ajoutée.

Inspirer

En s’appuyant sur le premier pilier du leadership, il peut redéfinir la vision inspirante de l’avenir de son entreprise pour tout le monde – y compris lui-même. Dans les périodes d’incertitude liées à des transformations importantes, il est toujours nécessaire de rappeler à tout le monde le pourquoi de cette transformation. Après tout, son entreprise se porte très bien actuellement, et il y a de la matière pour construire de belles perspectives et pour raconter une belle histoire. Ainsi, Jacques pourra re-motiver tout le monde – y compris lui-même – et clarifier les objectifs de tout le monde – y compris les siens. 

Déléguer

Si le personnel augmente et le nombre de tâches aussi, Jacques doit comprendre que le leadership nous permet d’agir à travers les autres. Pour ce faire, en s’appuyant sur le 4e pilier, il faut qu’il confie de vraies responsabilités aux autres, qu’il leur délègue plus de tâches avec plus d’autonomie et de pouvoir de décision. De cette manière, et en se montrant moins contrôlant, il pourra les motiver encore plus pour qu’ils atteignent les objectifs qu’il leur aura clairement fixés.

Instaurer la confiance‌

Il faut aussi qu’il ré-instaure un climat de confiance, selon le 5e pilier du leadership. A cette fin, il doit modifier sa façon actuelle de traiter les erreurs, en y voyant, non un prétexte pour culpabiliser les autres, mais une opportunité pour apprendre. En particulier, son numéro 2 et son directeur de production, qui sont aussi déstabilisés que lui par la nouvelle situation, ont grand besoin de faire un apprentissage accélérée pour s’adapter à la grande transformation. Actuellement, l’attitude de Jacques les empêche de faire cet apprentissage. De plus, Jacques doit gérer leurs conflits plus équitablement pour montrer qu’ils peuvent toujours avoir confiance en lui.

Être présent et à l'écoute

Jacques a l’opportunité de cultiver et de renforcer sa "présence authentique" pendant cette phase de transition. L’exemple le plus évident est l’annonce de la réorganisation du travail. En ce moment, il craint cet événement parce qu’il pense que ce sera pénible, mais c’est justement dans ce type de situation que les qualités d’un leader s’affirment. Au lieu de vouloir se débarrasser de cette tâche le plus vite possible, il devrait considérer que c’est peut-être aussi une opportunité pour écouter les autres. Quand il s’agit d’annoncer des nouvelles difficiles, on a tendance à craindre une réaction très négative de la part de ceux à qui on s’adresse. En réalité, ces personnes se révèlent beaucoup plus ouvertes aux changements si on leur parle clairement et sincèrement et s’ils sentent qu’on les écoute et que l’on prend en compte leurs propres craintes. Si Jacques commence – ou recommence – à pratiquer l’écoute plus souvent, il y trouvera sans aucun doute un autre bienfait : il cessera de se sentir trop seul, ce qui est visiblement le cas en ce moment.

Gérer son stress

Finalement, Jacques a besoin de réduire son stress, parce que le stress altère son jugement en ce moment. Il pourrait le faire, par exemple, en commençant à pratiquer la pleine conscience. Réduire son niveau de stress l’aidera à reprendre confiance en lui-même. Il devrait recharger ses batteries en évitant de sacrifier ses heures de sommeil et en reprenant l’habitude de bien dormir la nuit. Du coup, il pourra se ressourcer en profitant plus de sa vie personnelle et du temps passé avec sa famille.

Posez-vous les bonnes questions

  • Comment développez-vous votre leadership ? Est-ce que vous suivez déjà les conseils proposés ici à Jacques ?

  • Que pouvez-vous ajouter à votre pratique actuelle pour être un leader encore plus performant(e) ? 

 

Exemple de certificat de réussite
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