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J'ai tout compris !

Mis à jour le 10/04/2019

Partez à la découverte des acteurs du net

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Qui sont les acteurs du net ?

Au cours des dernières années, l’Internet est devenu un composant central de la communication, du commerce et du développement technologique. De nouveaux usages sont apparus, facilités par le déploiement des téléphones mobiles et des objets connectés. Pour faire face à cette diversité et à l’explosion des services et par là même du trafic, l'écosystème de l’Internet s’est complexifié. Les acteurs intermédiaires se sont multipliés afin de proposer des solutions pour améliorer la qualité des services fournis. Faisons un petit tour d’horizon pour mieux comprendre cet éco-système.

Au début, tout était relativement simple. Il y avait…

  • Nous, les utilisateurs, ceux qu’on appelle les Internautes.

  • Les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) qui offrent une connexion réseau filaire et/ou mobile. La plupart des FAIs sont des opérateurs de télécommunication. Ils gèrent leurs propres infrastructures physiques nécessaires pour transmettre l’information. D’autres FAIs utilisent et exploitent les infrastructures existantes d’un ou plusieurs opérateurs. Nous connaissons bien les quatre grands opérateurs de téléphonie mobile en France, par exemple. Il y en a d’autres qui cherchent à fournir du Wifi gratuit pour éviter la fracture numérique.

  • Les fournisseurs de contenu : ceux qui créent des sites webs (par exemple les journaux en ligne, les portails de contenus, les moteurs de recherche, etc.), qui participent aux réseaux sociaux, postent des vidéos... Avec le Web 2.0, nous sommes nous-mêmes fournisseurs de contenus.

Ensuite, d’autres acteurs viennent compléter le paysage :

  • Les hébergeurs qui proposent à leurs clients (entreprises ou particuliers) des espaces pour stocker leurs données.  Les informations sont ainsi stockées dans un nuage (le cloud) sans que l’on sache exactement où : une petite entreprise qui n’a rien à voir avec le numérique, par exemple, SANS service informatique interne, va pouvoir confier la gestion de ses données à un hébergeur.

  • Plus récemment, les services par contournement OTT (Over-The-Top) illustrent bien l’évolution de la distribution des contenus et les véritables enjeux qui se dessinent. Les OTT livrent un contenu ou un service, directement à l'appareil de l'utilisateur par l’intermédiaire de son FAI. L’enjeu est qu’ils obligent les FAI à redimensionner leur infrastructure pour faire face à la croissance du trafic, souvent sans contrepartie financière. On peut citer par exemple la bataille entre Free et Google.

Et au-delà de ces acteurs, qui dirige Internet ?

La gouvernance d'Internet est l’élaboration et l’application conjointes des principes, normes, règles, procédures de prise de décision et programmes propres à façonner l’évolution et l’usage d'Internet. Sans rentrer dans les détails, regardons cette présentation de Wikipédia :

Source : Wikipedia (cliquez pour voir l'image en grand)

Ce qui est remarquable ici, c’est que le monde entier, quels que soient les régimes politiques ou les intérêts particuliers, a dû collaborer de manière démocratique. Si une puissance refusait cette adhésion ou cherchait à la bloquer, elle ne ferait pas cesser de fonctionner le système global, mais se couperait simplement de cet incontournable réseau des réseaux qu’est Internet.

Le décor est maintenant planté. Nous, quotidiennement, nous accédons à ces contenus à travers des moteurs de recherche…

Comment fonctionne un moteur de recherche ?

Taper une URL ou taper un mot-clé dans la barre d’adresse, ce n’est pas la même chose ! Dans le deuxième cas, une entité supplémentaire intervient : le moteur de recherche.

Il existe une énorme quantité d'informations sur le Web (des milliards de documents), et une partie de ces informations est renouvelée quotidiennement.

Alors par quel miracle peut-on trouver facilement une page en tapant quelques mot-clés ?

Aucun miracle, mais un grand nombre de robots (on dit aussi crawlers ou spiders) parcourent la toile du Web en suivant, de page en page, les millions de liens qui s’y trouvent, pour les stocker dans de gigantesques bases de données. Cela prend entre quelques heures à plus d’une semaine pour une nouvelle page Web.

Lorsqu’un·e internaute tape un mot-clé, les algorithmes classent les pages par pertinence, mais aussi selon le lieu et l’historique des recherches précédentes de l’internaute. Les algorithmes qui trient ces pages sont “sans intelligence”, comme le célèbre algorithme de page-rank de Google, mais sont d’une redoutable efficacité.

Pour être si rapide, le moteur ne cherche pas sur le Web mais dans ses bases de données, une “grappe” (un cluster) de milliers de machines qui travaillent en parallèle pour servir les résultats. Les algorithmes font des statistiques sur les demandes, pour préparer à l’avance les résultats les plus probablement demandés.

Mais c'est génial, que demander de plus ?

Parfait ? Presque. Il y a tout de même quelques bémols :

  • Pour gagner de l’argent les moteurs de recherche proposent des liens sponsorisés pour des contenus mis en avant. Ces liens sont normalement explicités.

  • Les moteurs vont collecter les traces de nos recherches et revendre ces données à des sites commerciaux.

De la neutralité du Net à l’Internet ouvert

La neutralité du net est un principe pour garantir l'égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet, à l’exclusion de toute discrimination (par exemple bloquer ou ralentir le flux d’une entreprise concurrente). Cette neutralité s’applique aussi au niveau des contenus pour garantir l’accès à l’information et aux moyens d’expression à des conditions non-discriminatoires, équitables et transparentes, comme le préconise le CNNum.

Le parlement européen a adopté un texte, en 2014, donnant la définition suivante de la neutralité du réseau :

Principe selon lequel l’ensemble du trafic internet est traité de façon égale, sans discrimination, limitation ni interférence, indépendamment de l’expéditeur, du destinataire, du type, du contenu, de l’appareil, du service ou de l’application.

Cela interdit la censure, mais aussi d’accorder la préférence, par exemple à un abonné "premium", ou de pénaliser un concurrent commercial en freinant le débit vers ses sites. (source : https://hal.inria.fr/hal-01001778/document)

Des services spécialisés peuvent ainsi être proposés si les opérateurs garantissent un accès dit de “best effort” (le mieux possible) pour le reste du trafic. Un des exemples est le “zero-rating” : c’est la possibilité pour les opérateurs de ne pas décompter du forfait de leurs abonnés l’accès à certains services ou applications.

Pour respecter une certaine neutralité, ces pratiques doivent être encadrées. En France, c’est l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) qui est en charge d’appliquer le règlement européen sur l’Internet ouvert. C’est évidemment un enjeu crucial, tout particulièrement pour les médias et leurs auditeurs, qui luttent contre la « censure du net ».

En résumé

  • L’écosystème de l’Internet est devenu complexe (FAI, CDN, OTT…) mais on peut avoir une vue synthétique de ce paysage.

  • Les moteurs de recherche retournent une liste de liens en fonction du mot-clé saisi, grâce à d’immenses centres de données.

  • Assurer la neutralité du net, c’est garantir le traitement égal et non-discriminatoire du trafic, pour garantir nos droits vis-à-vis de l’information.

Exemple de certificat de réussite
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