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J'ai tout compris !

Mis à jour le 06/02/2020

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Jeux, vidéos, musique… Internet est la principale source d’accès à des contenus culturels et informatifs pour les jeunes en France aujourd’hui.

Facebook, Twitter, Instagram… autant de mediums qui permettent de partager ce type de contenus et d’en voir des nouveaux. Au delà de vidéos humoristiques, ils peuvent également tomber sur des contenus problématiques…

La vérité ne sort pas toujours de la bouche d’Internet

Selon une étude de l’Université de Zurich de 2015, seuls 26% des jeunes adultes de 16 à 29 ans s’informent régulièrement via les journaux imprimés et 39% via la télévision.

Une étude corroborée par l’UCLA qui estime que 70% des internautes américains qui utilisent internet considèrent le web comme étant leur source privilégiée au détriment des autres médias tels que les journaux, les magazines, la radio, la télévision et même les livres.

Effectivement, pourquoi aller chercher dans des journaux une information que je peux obtenir en quelques mots-clefs dans un moteur de recherche ? De plus en plus d’internautes, principalement les adolescents, utilisent les réseaux sociaux pour s’informer.

Pour le meilleur et pour le pire, Internet a démocratisé la prise de parole pour tous. Parfois le tweet d’une personne lambda fera autant de bruit voir plus que celui d’un professionnel de l’information. La distance à l’information se réduisant, la distance entre journaliste et monsieur ou madame tout le monde s’amenuise de plus en plus.

Les théories du complot

Beaucoup de ce journalisme amateur se fait en vidéo, car c’est un support facile à regarder et surtout à partager. On y retrouve ce qu'on appelle des “vidéos conspirationnistes”.

Youtube est le deuxième plus grand moteur de recherche avec vingt millions de visiteurs uniques en France. Cette plateforme comptabilise plus de 3 milliards de vidéos vues quotidiennement et 800 millions d’utilisateurs à l’échelle mondiale selon Techcrunch. Imaginez parmi ces chiffres le nombre de vidéos propageant de fausses informations et la rapidité avec laquelle elles sont diffusées ? D'où l'importance d'apprendre à distinguer le vrai du faux.

Pour faire comprendre les mécanismes qui se jouent dans ce type de vidéo, il faut d’abord les identifier.

Pierre-André Taguieff, sociologue français et spécialiste de la question, énonce quatre grands principes qui permettent de définir les croyances conspirationnistes :

  • Rien n’arrive par accident ;

  • Tout ce qui arrive est le résultat d’intentions ou de volontés cachées ;

  • Rien n’est tel qu’il paraît être ;

  • Tout est lié, mais de façon occulte.

Voici une fausse vidéo conspirationniste réalisée par des élèves d’un lycée à Bondy :

En regardant cette vidéo, avez-vous remarqué les différents mécanismes décrits plus haut ?

  • Rien n’arrive par accident :

    • Il y a un lien entre les maladies mentales comme la schizophrénie et la toxoplasmose (maladie transmise par le chat).

    • Comment expliquer les comportements étranges des chats ?

  • Tout ce qui arrive est le résultat d’intentions ou de volontés cachées :

    • Comment un chat peut-il engendrer plus d’argent que Cristiano Ronaldo en 2013 ?

    • Ce sont les chats qui nous ont domestiqués, pas l’inverse.

  • Rien n’est tel qu’il paraît être :

    • Vous pensiez connaître l’animal de compagnie le plus connu au monde ?

    • Invisible, la bactérie de la toxoplasmose peut modifier notre comportement

  • Tout est lié, mais de façon occulte :

    • Pourquoi les chats ont-ils immédiatement été considérés comme des Dieux ?

    • Les chats ont une capacités de vie inégalée, une vision nocturne imparable…

 Au delà d'étudier les mécanismes de ce type de vidéo, il est important de toujours en vérifier la source. Cette recommandation est valable pour tout type de contenu en ligne visant à diffuser une information. 

Comment vérifier une information en ligne ?

Garder un esprit critique et vérifier les informations qu'on reçoit est essentiel pour pouvoir distinguer le vrai du faux dans cette époque d'infobésité.

Quelques conseils : 

  • Vérifier la date de publication : ça peut paraître évident mais ça ne l'est pas tant que ça. Beaucoup d'informations partagées via les réseaux sociaux sont sorties de leur contexte ou tout simplement "périmées". Prenons l'exemple de cette carte qui a été partagé 12553 fois. 

     

    Un petit tour sur Google Images, ou encore sur le site TinEye, et on peut voir que cette publication date de 2005 et était sensé représenter les émeutes en France à cette période. Vous pouvez également la retrouver sur le site HoaxBuster.

  • Vérifier les sources de l'information : ça paraît également évident mais on a vite tendance à partager un article ou une image sur les réseaux sociaux sans penser à en vérifier l'origine. Qui est l'auteur du contenu que je consulte et pour quel site a-t-il été fait ?
    Pour reprendre l'exemple précédent, on peut voir que la carte vient d'un site conspirationniste américain, et ne fournit ni sources ni dates pour cette carte dans son article. 
    Des sites comme le Gorafi vont clairement afficher la volonté satirique de leurs articles, mais n'oubliez pas que tous les sites ne sont pas aussi honnêtes…

  • Repérer les mots clefs et faire sa propre recherche : notez les noms et lieux de ce que vous venez de consulter.
    Le président américain Donald Trump parle d'un attentat ayant eu lieu en Suède ? Une petite recherche Google dément l'information en 0.37 secondes...

  • Consultez les médias du pays concerné : N'hésitez pas à consulter les médias du pays dont vous recevez l'information, pour vérifier si le contenu est réel. Si on reprend l'exemple précédent, le compte Twitter de la Suède (qui pour information est géré par ses citoyens, une première mondiale) on se rend vite compte de la supercherie.

    "Si quelqu'un en doute, RIEN N'EST ARRIVE EN SUÈDE ! Il n'y a eu aucune attaque terroriste."

  •  Cherchez la thèse opposée : comme toutes les histoires, les informations que vous lisez/regardez ont plusieurs versions ! Et comme il est possible que certains articles soient de mauvaises foi, n'hésitez pas à regarder plusieurs points de vue pour que vous puissiez décider par vous-même quelle information est sérieuse ou non.
    Pour ce faire, vous pouvez taper dans votre moteur de recherche des mots clefs comme "hoax", "contre-argument", "debunker", "propagande" et observer ce qui en ressort.

Des liens utiles

Voici des sites que je vous conseille et que vous pouvez utiliser en atelier, mais également dans votre vie de tous les jours pour vérifier les informations qui vous parviennent.

  • Le site « Hoaxbuster » (que j'ai cité dans mes exemples plus haut) s'est spécialisé dans l'analyse de rumeurs et en répertorie une bonne partie.

  • La rubrique « Décodeurs » du journal « Le Monde » est consacrée à la vérification des informations qui circulent dans les médias. 

  • « Inspecteur Viral » est une rubrique du journal en ligne « Metro ». Elle vérifie la véracité des informations virales sur lesquelles ont peut facilement tomber. 

  • Le « Guide de Vérification » est un guide complet et gratuit vous permettant de vérifier des contenus numériques publiés dans l'urgence, et vous donne des conseils pratiques. Il a été réalisé par des journalistes et des travailleurs de l'urgence et de l'humanitaire.

Exemple de certificat de réussite
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