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Mis à jour le 23/11/2018

Distinguez les différents éléments de la classification comptable

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Vous avez découvert dans la première partie de ce cours la nomenclature générale du PCG, le Plan Comptable Général. Cette nomenclature est là pour donner un cadre et pour harmoniser les pratiques : chaque élément sera codifié et rattaché à un numéro de compte. Il est temps désormais de vous plonger dans une analyse plus précise de cette classification et de découvrir en détail les 7 natures de comptes.

Découvrez ci-dessous à quoi correspondent les classes de comptes.

Classe 1 : les comptes de capitaux propres et de dettes financières

Ces comptes correspondent aux capitaux propres et aux dettes financières auprès des banques.

Les capitaux propres (comptes de classe 10, 11 et 12) correspondent à ce qui appartient à votre société (ce qui est « propre » à elle), sa richesse en d’autres termes. Ils se composent :

  • Des capitaux apportés par les associés, à la création ou en cours de vie de la société. Par exemple, la société a deux associés-créateurs qui ont mis chacun 10 000 euros dans l’entreprise. Donc celle-ci a 20 000 euros en capitaux apportés par les associés. Il faut savoir que les capitaux apportés par les associés ne leur appartiennent plus, ils sont la propriété de la société. Selon la forme juridique de la société, il peut exister un montant minimal de capital social.

  • Des résultats que la société a dégagés au fil des exercices. En effet, ces résultats correspondent aujourd’hui à des capitaux que l’entreprise peut utiliser !

Les dettes financières auprès des banques (comptes de classe 16) correspondent aux emprunts souscrits auprès des banques et non encore remboursés.

Classe 2 : les immobilisations

Ce terme désigne des biens que la société achète avec l’intention de les utiliser et de les garder plusieurs années. Il convient de bien distinguer la notion d’immobilisation de celle de charge. La distinction porte sur deux éléments :

  • La valeur : un bien d’une valeur unitaire inférieure à 500 euros hors taxes sera considéré comme une charge, ce sera une immobilisation dans le cas contraire.

  • La durée de détention prévue : si elle est supérieure à un an, le bien sera une immobilisation, sinon ce sera une charge.  

Ainsi, si vous êtes un bureau d’études et que vous achetez un ordinateur avec l’intention de l’utiliser plusieurs années, alors vous le mettrez en immobilisation si sa valeur est supérieure à 500 euros (car le critère de durée d’utilisation est respecté). À l’inverse, si votre activité est d’acheter et de vendre des ordinateurs, vous mettrez l’ordinateur acheté en charge, quelle que soit sa valeur (car vous l’achetez avec l’intention de le revendre sous un an).

Une immobilisation peut être :

  • incorporelle : c’est alors, selon le PCG, « un actif non monétaire sans substance physique ». L’absence de « substance physique » signifie que le bien n’est pas concret, on ne peut pas le toucher. Par exemple un logiciel, un brevet ;

  • corporelle : c’est alors, selon le PCG, « un actif physique détenu, soit pour être utilisé dans la production ou la fourniture de biens ou de services, soit pour être loué à des tiers, soit à des fins de gestion interne et dont l'entité attend qu’il soit utilisé au-delà de l’exercice en cours ». Par exemple une machine, un véhicule, du mobilier ;

  • financière : il s’agit ici d’investissement dans des titres financiers.

Classe 3 : les stocks

Les stocks sont des éléments qui appartiennent à la société. Il existe plusieurs catégories de stocks selon la nature de l’activité. On distinguera :

  • les stocks de marchandises : ce sont les biens achetés dans le but de les revendre. Les stocks seront donc les marchandises non encore revendues. Par exemple, pour une  boulangerie, ce seront les produits achetés et revendus en l’état (par exemple les confiseries) ;

  • les stocks de matières premières : ce sont les biens achetés dans le but de les transformer pour fabriquer votre produit fini. Dans l’exemple de la boulangerie, cela correspond notamment à la farine que vous utilisez pour vos pains ;

  • les stocks en-cours : si vous avez une activité de production avec différentes étapes de fabrication, les en-cours seront les produits que vous avez commencé à fabriquer, mais qui ne sont pas encore terminés. Appliqué à la boulangerie, ce seront certaines préparations de boulangerie longues à cuire qui ont commencé à cuire (donc plus seulement de la farine et autres matières premières), mais qui ne sont pas encore terminées ;

  • les produits finis : ce sont les produits que vous avez fabriqués et qui ne sont pas encore vendus. Pour la boulangerie, ce seront par exemple les baguettes fabriquées, mais non vendues.

Classe 4 : les comptes de tiers

Il s’agit d’une catégorie large qui va regrouper toutes les créances et toutes les dettes de la société.

  • Une créance correspond à une somme d’argent qui est due à la société. Par exemple, vous vendez un bien à un client et il ne vous a pas encore réglé. Les créances figurent à l’actif du bilan comme vous le verrez dans la troisième partie du cours.

  • Une dette correspond à une somme d’argent que la société doit à un tiers. Par exemple, la TVA d’un mois sera payée le mois suivant ; elle constitue donc une dette envers le Trésor public jusqu’à son paiement. Les dettes figurent au passif du bilan.

Le PCG prévoit différentes natures de créances ou de dettes selon le tiers concerné :

  • les dettes fournisseurs (comptes 40) ;

  • les créances clients (comptes 41) ;

  • les dettes envers les salariés (comptes 42) ;

  • les dettes envers les organismes sociaux, comme l’URSSAF (comptes 43) ;

  • les dettes envers le Trésor public (comptes 44) ;

  • les dettes envers les associés - on parle aussi de comptes courants (comptes 45) ;

  • les dettes envers les autres tiers (comptes 46) ;

Classe 5 : les comptes de trésorerie

Comme leur nom l’indique, ces comptes correspondent à tous les biens que la société possède et qui sont de nature financière. On retrouve ici :

  • Le compte banque qui retrace les avoirs de la société auprès des banques. C’est sans doute le numéro de compte que vous utiliserez le plus souvent ! C’est le compte 512.

  • Les avoirs en caisse : cela correspond aux sommes en espèces (billets et pièces) de la société (compte 530).

  • Les valeurs mobilières de placement (compte 50) : il s’agit de placements réalisés par la société dans un but de spéculation, c’est-à-dire avec l’intention de les revendre rapidement pour réaliser une plus-value. Comme ici l’idée est de les revendre à court terme, ces sommes ne répondent pas aux définitions des immobilisations (compte 2) et sont donc classées en comptes de classe 5.

Classe 6 : les charges - Classe 7 : les produits

Les comptes de charges et de produits seront présentés plus en détail dans la troisième partie de ce cours, quand vous étudierez la composition du compte de résultat. Patience ! :)

Cette analyse de la classification vous permet d’avoir une vision d’ensemble des différents comptes utilisés et de comprendre la logique que vous retrouverez dans la présentation des comptes annuels. Vous allez désormais découvrir quels outils et documents vous permettent d’établir les comptes annuels.

Exemple de certificat de réussite
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