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J'ai tout compris !

Mis à jour le 15/12/2020

Construisez un tableau de cash-flow

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Vous connaissez le sens et la structure générale du tableau de cash-flow. Nous allons voir dans ce chapitre comment le construire.

Il existe deux méthodes pour construire le cash-flow, selon les données dont vous disposez :

  • Une méthode directe, à utiliser si vous connaissez tous les flux de décaissement et d’encaissement. Cette méthode sert le plus souvent à construire des prévisions de trésorerie ; elle vous sera présentée dans la 3e partie du cours.

  • Une méthode indirecte, qui vous permet de bâtir un cash-flow à partir du compte de résultat et des bilans de l’entreprise. Elle est en général plus facile à mettre en œuvre que la méthode directe. C’est de celle-ci que je vais vous parler dans ce chapitre.

Construisez le cash-flow opérationnel

Commençons par construire la partie opérationnelle du tableau de cash-flow, en partant du compte de résultat.

Pour ce faire, il faut corriger le compte de résultat des éléments non cash pour ne garder que les produits et les charges qui ont un impact en trésorerie.

On a vu que ces éléments non cash du compte de résultat sont principalement les dotations et reprises aux amortissements et provisions. Pour annuler l’effet de ces postes, on va donc ajouter au résultat net les charges non cash, donc les dotations, et retrancher du résultat net les produits non cash, donc les reprises.

Par exemple, la dépréciation d’une créance client (si la créance est devenue irrécouvrable) est une charge non cash du compte de résultat. Son impact est pris en compte dans le tableau de cash-flow à travers la variation du BFR : la dépréciation diminue le poste client final, donc elle augmente l'impact négatif de la variation de BFR. Ainsi, il n’est pas nécessaire de corriger le compte de résultat de cette charge non cash.

Les seuls retraitements obligatoires sont les dotations et reprises aux amortissements et provisions.

Après ces retraitements du compte de résultat, on en arrive donc à un « résultat théorique en cash ». En comptabilité française, cet agrégat s’appelle la Capacité d’autofinancement (CAF).

Capacité d'autofinancement (CAF) = RN + dotations - reprises

Et c’est LÀ qu’intervient la variation du BFR dont je vous ai parlé au chapitre précédent. En effet, cette variation du BFR sert précisément à évaluer l’impact des décalages entre les produits et les charges enregistrés au compte de résultat et les paiements effectués en trésorerie.

Comme vous savez calculer la variation du BFR à partir de deux bilans, la suite est très facile. Pour calculer le cash-flow opérationnel, c’est-à-dire l’impact réel des opérations sur la trésorerie, il suffit d’ajouter la variation de BFR au « résultat théorique ».

Cash-flow opérationnel = CAF + variation du BFR

Vous obtenez bien ce cash-flow opérationnel à partir du compte de résultat pour la CAF, et des bilans de début et de fin de période pour la variation de BFR. :D

Construisez les cash-flows d’investissement et de financement

Pour les cash-flows d’investissement et de financement, c’est encore plus simple. Les postes qui les constituent résultent presque directement de la lecture des bilans.

Le cash-flow d'investissement

Le cash-flow d’investissement se déduit des immobilisations inscrites à l’actif des bilans.

En effet, un investissement est une dépense qui augmente les immobilisations. Si vous achetez une usine, par exemple, elle va être enregistrée dans les immobilisations, à l’actif du bilan comme un élément du patrimoine durable de l’entreprise. Donc, si l’on ne tient pas compte des amortissements, le montant des investissements est égal à l’augmentation des immobilisations brutes.

Le cash-flow de financement

Le cash-flow de financement, quant à lui, se décompose en deux parties :

  • les financements venus des prêteurs, qui sont donc enregistrés au passif du bilan comme des dettes ;

  • les financements venus des actionnaires, qui sont enregistrés au passif du bilan comme des fonds propres.

La variation des dettes et des fonds propres entre deux bilans vous permet donc de reconstituer ce cash-flow de financement.

Avec cette partie financement, vous avez bouclé votre tableau de cash-flow.

Si tout se passe bien, la variation de trésorerie à laquelle vous arrivez doit être égale à celle que vous calculez entre les deux bilans. C’est toute la beauté ou toute l’horreur du tableau de cash-flow : il DOIT tomber juste ! Quand il y a un écart, c’est parce que vous avez un bug quelque part.

Quand on a du mal à le trouver, ce qui peut arriver 😊, il y a une formule toute simple pour aider à s’y retrouver. Je vous l’explique au chapitre suivant.

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite