
Maintenant que vous avez localisé la source de la saturation, il est temps de comprendre où elle se situe dans l’architecture de stockage du serveur.
Avant toute intervention, vous devez savoir distinguer les disques, les partitions et les systèmes de fichiers, et comprendre comment ces éléments s’articulent pour rendre les données accessibles sous Linux.
Vous allez explorer la structure du stockage de la machine et apprendre à lire les informations fournies par le système avant toute opération de maintenance.
Vous savez désormais quel point de montage est concerné par la saturation. Mais avant d'envisager la moindre intervention, une question essentielle reste en suspens : sur quel stockage repose-t-il réellement ?
Pour répondre à cette question, il faut remonter progressivement la chaîne de stockage. Sous Linux, les données ne sont pas directement enregistrées sur un disque brut. Elles s'appuient sur plusieurs couches qu'il est indispensable de distinguer : les disques, les partitions et, plus loin, les systèmes de fichiers.
Élément | À quoi ça correspond ? | Exemple |
Disque | Support physique de stockage installé sur la machine, comme un disque dur ou un SSD. |
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Partition | Découpage logique d'un disque en plusieurs espaces indépendants. |
|
Volume monté | Espace de stockage accessible depuis l'arborescence Linux. | Partition |
Le point de montage saturé est désormais connu. Il reste à comprendre sur quel composant de stockage il repose réellement.

Lorsque l’on intervient sur un serveur en production, identifier correctement le disque et la partition concernés est essentiel. Une erreur de ciblage peut avoir des conséquences immédiates : formater /dev/sdb1 au lieu de /dev/sdc1 , par exemple, peut détruire des données importantes pour l’entreprise.
Pour visualiser cette organisation de manière sûre, votre meilleur allié est la commande lsblk (list block devices).
Vous allez maintenant utiliser cette vue pour relier le volume saturé identifié précédemment à la partition qui l'héberge et au disque physique sur lequel il repose.
Dans cette vidéo, on a :
utilisé la commandelsblkpour afficher les périphériques de stockage sous forme d'arborescence,
identifié les disques physiques connectés au serveur,
visualisé comment ces disques sont découpés en partitions,
fait le lien entre une partition et son point de montage,
déterminé sur quel disque repose le volume concerné par la saturation,
sécurisé la préparation de l'intervention en identifiant précisément les composants de stockage concernés.
Vous avez identifié le disque physique et la partition associés au point de montage saturé. Avant d'envisager la moindre intervention, il reste une étape essentielle : comprendre comment ce disque est organisé.
C'est précisément le rôle de la table de partitions.
Imaginez un disque physique brut comme un vaste terrain vierge. La table de partitions agit comme son plan cadastral : elle indique avec précision où commence et où se termine chaque parcelle du terrain. Sous Linux, ces parcelles correspondent aux partitions.
Sans cette information, le système serait incapable de savoir où se trouvent les différentes zones de stockage présentes sur le disque.
Lors d'une opération de maintenance, l'essentiel n'est pas de comparer ces deux formats, mais de savoir identifier celui utilisé sur le disque que vous analysez.
Pour consulter cette organisation directement depuis le terminal, vous pouvez utiliser la commande fdisk .
Par exemple : sudo fdisk -l /dev/sda
Cette commande permet notamment d'identifier :
le type de table de partitions utilisé,
la taille globale du disque,
les différentes partitions présentes,
leur position et leur taille.
Voici le type d'informations que cette commande permet d'obtenir :

Dans le contexte de notre intervention, l'objectif n'est pas encore de modifier quoi que ce soit. Vous cherchez avant tout à comprendre l'organisation du disque afin de préparer sereinement les prochaines opérations.
L'administration système repose souvent sur une règle simple : on passe beaucoup plus de temps à observer et comprendre l'existant qu'à le modifier.
Vous savez maintenant comment lire l'organisation d'un disque et identifier les limites de ses partitions. Une question reste cependant ouverte : comment ces espaces de stockage deviennent-ils des répertoires capables d'accueillir des fichiers et des applications ?
Une partition ne suffit pas pour stocker des fichiers. Découvrez le rôle du système de fichiers et comment il s'intègre dans l'organisation du stockage sous Linux.

L’alerte de supervision concerne toujours le point de montage racine ( / ). Avant toute intervention, vous devez identifier précisément les composants de stockage associés.
Votre accès administrateur n’est pas encore validé, mais un collègue vous a transmis les résultats des commandes lsblk et fdisk -l /dev/sda dans le fichier Resultats_Commandes.
Votre mission : analyser ces informations pour préparer une intervention sûre sur le serveur.
Identifiez les composants de stockage concernés. En observant le résultat de la commandelsblk:
Identifiez le disque physique sur lequel repose le système de fichiers racine (/).
Identifiez la partition associée à ce point de montage.
Expliquez brièvement le lien entre ce disque, cette partition et le point de montage/.
Analysez l'organisation du disque. En observant le résultat de la commande fdisk -l /dev/sda :
Confirmez la taille allouée à la partition hébergeant le point de montage/.
Évaluez les conséquences d'un formatage. Un collègue suggère de formater cette partition pour résoudre définitivement le problème d'espace disque. En vous appuyant sur vos connaissances du rôle d'un système de fichiers :
Expliquez ce que réalise réellement une opération de formatage.
Justifiez pourquoi cette action serait inadaptée dans le contexte de notre serveur de production.
Préparez la suite de l'intervention. Avant toute opération sur ce disque, quelles informations devez-vous avoir identifiées avec certitude ? Rédigez une courte réponse rappelant les vérifications indispensables à effectuer avant toute modification de l'organisation du stockage.
Le stockage sous Linux repose sur une chaîne structurée composée d’un disque physique, de partitions logiques, d’un système de fichiers et d’un point de montage dans l’arborescence.
La commandelsblkpermet de visualiser les disques et leurs partitions sous forme d’arborescence afin d’identifier précisément le support physique associé à un point de montage donné.
La table de partitions, consultable avecfdisk -l, décrit l’organisation interne du disque et permet de connaître le type de table utilisé, la taille des partitions et leur position.
Un système de fichiers comme ext4 structure une partition brute pour la rendre exploitable par Linux, en organisant les données, les permissions et le suivi de l’espace disponible.
Le formatage applique un système de fichiers sur une partition et efface sa structure existante, ce qui en fait une opération réservée aux espaces vierges et non aux serveurs en production saturés.
Vous savez désormais identifier les composants qui constituent l'architecture de stockage du serveur et comprendre leur rôle. Il est temps de passer à l'étape suivante : rendre un nouvel espace de stockage accessible au système.
Dans la suite de l'intervention, vous allez découvrir comment monter un volume dans l'arborescence Linux et faire en sorte qu'il reste disponible après un redémarrage de la machine.