Partage
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur Twitter

La réforme du lycée, ça a pas l'air top

    20 novembre 2019 à 22:30:34

    Bonjour,

    Je voudrais ouvrir une discussion par rapport à la nouvelle organisation du lycée. Étant actuellement en 1ère, je fais partie de la première génération qui "testera" le nouveau bac. Cela apporte plusieurs problèmes que j'aimerais soulever ici, non pas avec une certaine colère.

    Premièrement, qu'est ce qui change? Les modifications majeures sont sur le bac général (je dit majeures car il y a peut-êtres des modifications sur la série technologique, mais peut-être pas), avec la disparitions des filières S, ES et L, pour faire place à une sorte de "menu", constitué d'un tronc commun, et d'enseignements de spécialité choisis par l'élève. Ce qui dans l'idée semble être une bonne chose, mais plusieurs éléments me contrarient:

    - Premièrement, la constitution du tronc commun: Quatre heures de Français (mais on ne fait que de la littérature), trois heures d'histoire-géographie, une demi heure d'EMC, deux heures et demie de LV1 (Anglais dans mon cas), deux heures de LV2 (Allemand), une heure d’Accompagnement personnalisé (En alternant français et HG) et deux heures de sport.

    J'ai un esprit plutôt scientifique, je pense que vous voyez venir le problème: LES MATIÈRES SCIENTIFIQUES ONT DISPARU DU TRONC COMMUN. Bah oui, parce que deux heures pour Math/Physique/SVT c'est pas beaucoup, et chacun des enseignements doit être bridé pour rester cohérent avec le programme d'enseignement scientifique, et en plus on travaille des fois sur des sujets similaires, mais pas de la même façon (en maths par exemple, on a calculé le périmètre de l'orbite de la Terre autour du Soleil, et le professeur nous a demandé plus de précision, sans respecter la règle du maillon faible, ce pour quoi un professeur de Physique nous aurait lynché).

    Par contre, niveau matières littéraires, on ne se limite pas:

    - 4 HEURES DE FRANÇAIS (et on fait surtout de la littérature): Pour le moment on ne fait que des "analyses linéaires", à savoir des choses qui ne servent à rien, à moins de devenir critique littéraire (et encore!), autant apprendre des principes de bases de psychologie plutôt que ces interprétations. Par ailleurs, l'exercice de résumé (qui était pourtant un des rares point utiles des cours français) a disparu, il ne reste que la dissertation, qui ne sera là pour dire que Jean Racine a voulu montrer que l'amour était passionnant et dévastateur (à force de couper d'innocentes phrases en allitérations, ça ne m'étonnerai pas qu'un fantôme de Racine vienne bouter les professeurs de Français à coup d'alexandrins, à savoir douze pieds. Notez que celle-là n'est pas de moi). On lit des livres dans la plupart des cas extrêmement ennuyeux (style Phèdre, de Racine, qui n'a juste aucun intérêt. Si on veut de la forme, on peut lire Achille Talon, ça c'est de l'écriture de qualité :p)

    - 3 heures d'histoire-géo. Pour le coup, il faut reconnaître que certains éléments historiques doivent êtres retenus, ainsi que des données géographiques. Cependant, il devrait y avoir davantage d'EMC à mon goût, car on y apprend les enjeux sociaux par lesquels nous sommes personnellement concernés (sauf certains). Mais parler des heures et des heures des conquêtes Napoléoniennes ou de ce qu'est une FTN, c'est certes intéressant, mais pas toujours utile.

    - 2 heures de sport. La discipline aurait un intérêt si elle nous apprenait comment entretenir son corps et non subir des sports divers et variés, avec parfois même des sports collectifs (si, si vous savez les sports là, où les plus nuls sont pris en derniers dans les équipes et ne peuvent pas jouer tant les camarades ne veulent pas lui passer le ballon, suite à quoi votre professeur vous reprochera de ne pas vous investir). En plus, niveau notations, qui sont sensées s'adapter aux capacités de chacun (bah oui, certaines personnes ont plus d'aptitudes que d'autres dans le sport, et quand on dit "on juge par rapport à vos efforts", c'est n'importe quoi: Il y a par exemple le coup des rangs en natation. Une personne du rang le plus bas devrait pouvoir avoir 20, mais non, il plafonnera à 12 ou 15).

    Et l'AP, qui ne nous aide que pour des matières qui n'ont pas d'intérêt pour quelqu'un qui ne veut pas s'orienter sur du littéraire. On DEVRAIT avoir plus de temps pour les langues, surtout l'anglais, qui devient fondamental.

    Passons aux EDS: Premièrement, rendre le bac plus personnalisable, c'est une chose, mais prétendre que cela permet de réduire les inégalités, c'est une absurdité complète: Certains EDS ne sont pas disponibles dans les lycées, et forcent certains à changer de lycée (quand ils le peuvent!).

    Ensuite, quelqu'un qui va prendre Maths-Physique-SVT en EDS va juste s'ennuyer en enseignement scientifique. Pareil pour ceux (un peu bizarres :p) qui ont pris littérature avec les cours de Français, ou géopolitique en histoire-géo. Il y a donc une incohérence phénoménale par rapport au tronc commun.

    Mais le comble dans tout ça, c'est la façon dont il l'ont installée. J'ai fait la seconde de l'ANCIEN BAC, et commence la première du NOUVEAU BAC. Ce qui signifie que je n'aurai pas une partie de l'enseignement de seconde (qui a d'ailleurs été amélioré, j'en parlerai plus tard), et aussi des doublons (par exemple, c'est la 2e fois que j'étudie Phèdre, d'où ma certaine haine envers l'oeuvre).

    Un des points mis en avant, c'est le contrôle continu. 40% de la note finale semble raisonnable, parmi lesquels 10% viennent des bulletins scolaires, et 30%... d'épreuves communes? Le truc c'est que ces épreuves communes sont faites à faible fréquence, ne valorisant ainsi pas vraiment les apprentissages réguliers.

    En fait, d'après les fiches de propagandes qui nous sont distribuées, le bac 2021, c'est:

    Un nouveau lycée: "Des enseignements communs à tous pour consolider une culture générale du XXIe siècle" => Comme en Français, où seulement une oeuvre sur quatre que nous allons étudier vient du XXIe siècle. De plus, "Enseigner" la culture générale me dérange, dans le sens où l'on devrait d'abord former l'esprit critique et l'esprit logique plutôt que se bourrer le crâne d'informations pas forcément utiles (je sais que la culture générale aide à former l'esprit critique, mais savoir que le romantisme était un mouvement littéraire qui blablabla n'a aucun intérêt)

    "Des enseignements de spécialité pour approfondir vos connaissances et affiner votre projet d'avenir dans les domaines que vous préférez" => À part quand ils sont pas disponibles hahaha! (En vrai ils sont disponibles par endroits, c'est toujours mieux que rien). Et franchement la plupart de mes connaissances scientifiques ne viennent pas de mes cours, mais plus de mes recherches personnelles, choses qui ne seront pas dans le bac, donc inutiles?

    "+ D'ACCOMPAGNEMENT" (il y a vraiment les majuscules): bah si les profs n'étaient pas perdus, si notre professeur principal était un professeur que l'on voyait plus souvent qu'une semaine sur trois, durant l'enseignement scientifique (ce qui réduit encore le temps dédié à celui-ci)

    "+ DE CHOIX" : Pour le coup c'est vrai. Tellement vrai, je suis ravi d'avoir "choisi" d'avoir 4 heures de français par semaine (nan en vrai c'est bien cette histoire d'EDS sur ce point)

    "+ D'ÉGALITÉ": Je répète ce que j'ai dis par rapport à la disponibilité des EDS.

    "+ DE RÉUSSITE": Alors, c'est sûr qu'en rendant les contrôles toujours plus faciles, on a un taux de réussite plus élevé. Mais dans les faits, on a des diplômés moins compétents. C'est juste démagogique

    On aborde maintenant la partie qui a fait le plus râler: le fait de lâcher un EDS pendant la Terminale. Pourquoi? Ça ne sert à rien. Autant garder 4h par EDS, ce qui simplifierai la vie de tout le monde, ou enlever des heures d'EPS/Philo/HG. Parce que la philo c'est sympa, mais 4 heures ça doit vite devenir lourd (surtout que l'on me la présenté comme "si t'as un avis différent de celui du prof, t'as zéro").

    Pour terminer la partie problèmes, je propose de parler de ceux qui ne viennent pas de la réforme du bac, mais qui demeurent non corrigés:

    - C'est trop facile. Je n'ai pas révisé mon DNB, je l'ai eu mention très bien.

    - L'enseignement scientifique est nul à évacuer le fruit de sa digestion: On apprends des formules par coeur, et beaucoup ne "comprennent rien aux maths". On devrait largement travailler comme en programmation, avec des touts petits blocs qui forment des grandes choses (je parle pas des blocs de Scratch, hein, c'est une image). Entraîner les élèves à trouver la solution à un problème en RÉFLÉCHISSANT, pas en recrachant une formule du cours. Combien parmi vous sauraient démontrer le théorème de Pythagore sans regarder , hein, honnêtement?

    - Le programme n'a pas beaucoup évolué. Je vous rappelle qu'il m'arrive de voir des élèves qui ne savent pas installer un logiciel sur Windows 10 (Bon parfois c'est la faute de Windaube), chose à quoi je réponds de plus en plus lmgtfy.com.

    - Les classes sont hétérogènes. On a des mauvais élèves qui ralentissent les bons.

    - Ils y a des adaptations pour les élèves en difficultés, mais pas pour ceux avec des facilités. Donc on est sensé se limiter au niveau moyen?

    - Des enfants précoces se retrouvent parfois en SEGPA et sont traiter comme des personnes un peu bêtes (d'un point de vue scolaire), alors qu'ils ont un potentiel étonnant

    - Les situations d'évaluation qui ne ressemblent pas aux moments où l'on se servira des compétences évaluées. Moi qui programme, si j'ai besoin d'une formule (genre Pythagore), je peux chercher sur internet ou demander à un ami. Rien de cela en éval (après ça permet d'éviter que des mauvais élèves soient considérés comme aussi compétents que ceux qui le sont réellement).

    Mais tout n'est pas tout noir, je suis par exemple ravi qu'ils aient rajouté les SNT au programme de seconde (dont je ne bénéficierai pas), ce qui montre une volonté d'évolution. Mais il faudrait vraiment tout reprendre de zéro là.

    Merci d'avoir lu, je serai ravi d'avoir vos opinions pour en discuter, mon post a pas mal de points limites incorrects, et il est bourré de mauvaise foi par moment, l'idée étant plus d'exprimer pourquoi je suis contre et non ce qui est bien avec cette réforme

    • Partager sur Facebook
    • Partager sur Twitter

    La meilleure façon d'apprendre un langage de programmation, c'est de faire des programmes avec (c'est pas de moi, mais de Dennis Ritchie :p )

      21 novembre 2019 à 10:48:53

      Salut,

      Loin de moi l'idée de faire mon vieux con réact', mais tes plaintes ne me semblent pas différentes de celles que j'éprouvais durant ma période au lycée.
      Après ton témoignage, j'ai l'impression qu'uniquement la forme change, le fond reste le même. Les cours dispensés au lycée (à certaines exceptions près j'imagine) ne sont pas correctement adaptés à chacun dans le sens où ça reste très généraliste malgré les filières misent en place ou les cours en option.

      La vraie démarcation se fera post bac, dans les études supérieures. A ce moment, tu pourras t'orienter vers une filière où les cours dispensés sont étroitement liés avec ce qui t'intéresse (bon, je ne te cache pas qu'il y a un parfois un tronc commun où des matières "sans intérêts" seront présentes, je pense notamment au cycle Licence / Master...).

      Après l'un des problèmes principaux de cette réforme, c'est de savoir si les "nouveaux" cours et le "nouveau" système d'éducation au lycée ne feront pas baisser le niveau des élèves lorsque ceux-ci se présenteront dans les études supérieures (fac, prépa', ...).

      Ta réaction et ton mécontentement sont compréhensibles, cependant on ne pourra avoir de réel avis et retour d'expérience que plusieurs années après la mise en place d'une telle réforme.




      • Partager sur Facebook
      • Partager sur Twitter
      Don't quit, suffer now and live the rest of your life as a Champion
        21 novembre 2019 à 17:05:46

        M4jestic a écrit:

        Loin de moi l'idée de faire mon vieux con réact', mais tes plaintes ne me semblent pas différentes de celles que j'éprouvais durant ma période au lycée.

        Oui, pareil, c'était il y a plus de 12 ans pour moi, mais on dirait que ça n'a pas beaucoup changé.
        • Partager sur Facebook
        • Partager sur Twitter

        Blond, bouclé, toujours le sourire aux lèvres...

          21 novembre 2019 à 22:10:38

          Mattxi : je ne connais pas la réforme, mais j'aime beaucoup tes arguments, et je me suis reconnu dans pas mal d'entre eux (le français et le sport notamment (*)) bien qu'ayant passé mon bac au siècle dernier... Et c'est vrai que certains problèmes ont l'air d'exister depuis longtemps.

          Il y a une chose que j'ai du mal à comprendre : tu souhaites faire des études scientifiques et tu n'as droit qu'à 2h par semaine de maths, 2h de physique et 2h de SVT ? J'ai dû mal lire, ce n'est pas possible autrement. Ou alors c'est un suicide collectif (tu fais partie d'une secte ?).

          Une critique : ton texte abuse d'abrévations. La règle, en français (mais c'est vrai qu'on n'apprend pas les règles du français au lycée vu qu'on passe son temps à étudier des œuvres d'autrefois...), est de toujours expliciter l'abréviation la première fois. Tu l'as fait pour l'aide personnalisée, OK, mais tu aurais dû mettre « AC » entre parenthèses à ce moment là, ça aurait aidé. Mais OK. Par contre, ne sachant pas ce que signifient EMC, EDS et SNT, il y a des passages entiers où je n'ai rien capté.

          Si j'avais un peu de temps (hélas non), je réagirais à tes arguments, la plupart du temps pour les approuver. Je trouve que tu as de bonnes idées, et quand je serais ministre de l'éducation (hélas jamais), je te consulterais...

          ----

          (*) Pour moi il devrait y avoir deux matières distinctes :

          − Le français, où on apprend aux élèves à s'exprimer, à comprendre, à exercer leur esprit critique. On étudierait les figures de styles à partir d'œuvres littéraires, pourquoi pas, mais sans que l'étude de ces œuvres soit un objectif en soi. Par exemple l'ironie serait illustrée par le fameux texte de Montesquieu, mais le second degré par les sketchs de Desproges (trop de nos contemporains ne savent pas ce qu'est le second degré, ce qui peut être handicapant...) Exercer son esprit critique s'apprendrait en critiquant des discours politiques, publicitaires, aussi en lisant des contrats. Oui, il faudrait aussi enseigner l'usage du français au quotidien : comprendre des textes de lois, rédiger du courrier administratif, faire un C.V. On apprendrait aussi à rédiger un texte sur ordinateur : mettre des espaces entre « et », le coup des espaces insécables, les accents sur les majuscules, pas plus de 80 caractères par ligne, etc.

          − Et à côté, on aurait une matière optionnelle : la littérature. Ce serait une matière artistique, au même titre que la musique et le dessin. C'est là qu'on étudierait les grandes œuvres de la littérature pour elles-mêmes.

          Quant au sport, j'estime qu'il y a trois raisons possibles d'enseigner le sport :

          1) Obliger les futurs citoyens à être forts, vigoureux, endurants. C'est ce qu'on fait dans les dictatures militaires, par exemple, afin de former de futurs soldats. Ou dans les dictatures racistes : les Nazis voulaient que les jeunes germains soient plus grands, plus forts, plus beaux que les jeunes des races inférieures. C'est ce que j'appellerais la « vision Troisième Reich » du sport.

          2) Récolter un max de médailles dans les épreuves sportives médiatisées (comme les Jeux Olympiques) pour des raisons de propagande. Là, non seulement il faut être sportif, mais en plus il faut l'être dans des disciplines précises (dans le 1, on veut juste des jeunes avec des muscles et de l'endurance, pas forcément les meilleurs handballeurs ou nageurs du Monde). On va donc obliger les jeunes à atteindre un certain niveau de performance dans différentes disciplines précises. C'est la vision « Allemagne de l'Est » du sport.

          3) Donner aux jeunes le goût du sport pour les aider à se maintenir en bonne santé, et aussi pour leur donner une occasion moins « scolaire » de s'épanouir. C'est la vision « citoyenne » du sport.

          Quand j'ai passé le bac, on était noté en fonction de nos performances, selon un barème précis. Par exemple j'ai couru le 100 mètres en plus de 15 secondes, donc j'ai eu 01/20 (il me semble que j'ai échappé de peu au 0). Pour avoir la moyenne, il fallait faire mieux que 13 secondes, quelque chose comme ça, et lancer le javelot à 25,84 mètres, et réussir le 1500 m en moins de 4 minutes et 12,4 secondes, et faire une longueur de piscine en 56,38 secondes, etc. etc. (chiffres fictifs − mais il y avait réellement un barème de ce genre !) À cette époque, donc, la France suivait la vision « Allemagne de l'Est ». Inutile de préciser que je n'ai jamais pris goût au sport, que je ne m'y suis jamais épanoui, et que vingt ans plus tard j'avais pris pas mal de poids. (Par contre, il faut admettre qu'on a bien progressé au tableau des médailles des J.O. à la fin du siècle dernier.)

          J'espère que, aujourd'hui, ça a changé !

          (Zut, j'avais dit que je n'avais pas le temps...)

          -
          Edité par robun 21 novembre 2019 à 22:16:29

          • Partager sur Facebook
          • Partager sur Twitter
            21 novembre 2019 à 22:32:22

            Merci pour vos réponses.

            Je me doute que chaque réforme doit être accueillie avec pas mal de mécontentement à chaque fois, et que je suis certainement en train de suivre un schéma classique, et qu'il faut attendre avant de réellement dire si c'est bien ou pas bien

            robun a écrit:

            Une critique : ton texte abuse d'abrévations. La règle, en français (mais c'est vrai qu'on n'apprend pas les règles du français au lycée vu qu'on passe son temps à étudier des œuvres d'autrefois...), est de toujours expliciter l'abréviation la première fois. Tu l'as fait pour l'aide personnalisée, OK, mais tu aurais dû mettre « AC » entre parenthèses à ce moment là, ça aurait aidé. Mais OK. Par contre, ne sachant pas ce que signifient EMC, EDS et SNT, il y a des passages entiers où je n'ai rien capté.

             Désolé, je croyais l'avoir fait, je suis tellement habitué à les utiliser :)

            EMC : Enseignement Moral et Civique

            EDS: Enseignement de spécialité

            SNT : Sciences Numériques et Technologie

            Je vois pas de quoi tu parles pour "AC". Une faute de frappe?

            robun a écrit:

            (*) Pour moi il devrait y avoir deux matières distinctes :

            − Le français, où on apprend aux élèves à s'exprimer, à comprendre, à exercer leur esprit critique. On étudierait les figures de styles à partir d'œuvres littéraires, pourquoi pas, mais sans que l'étude de ces œuvres soit un objectif en soit. Par exemple l'ironie serait illustrée par le fameux texte de Montesquieu, mais le second degré par les sketchs de Desproges (trop de nos contemporains ne savent pas ce qu'est le second degré, ce qui peut être handicapant...) Exercer son esprit critique s'apprendrait en critiquant des discours politiques, publicitaires, aussi en lisant des contrats. Oui, il faudrait aussi enseigner l'usage du français au quotidien : comprendre des textes de lois, rédiger du courrier administratif, faire un C.V. On apprendrait aussi à rédiger un texte sur ordinateur : mettre des espaces entre « et », le coup des espaces insécables, les accents sur les majuscules, pas plus de 80 caractères par ligne, etc.

            − Et à côté, on aurait une matière optionnelle : la littérature. Ce serait une matière artistique, au même titre que la musique et le dessin. C'est là qu'on étudierait les grandes œuvres de la littérature pour elles-mêmes.

             Complètement d'accord.

            robun a écrit:

            Quant au sport, j'estime qu'il y a trois raisons possibles d'enseigner le sport :

            1) Obliger les futurs citoyens à être forts, vigoureux, endurants. C'est ce qu'on fait dans les dictatures militaires, par exemple, afin de former de futurs soldats. Ou dans les dictatures racistes : les Nazis voulaient que les jeunes germains soient plus grands, plus forts, plus beaux que les jeunes des races inférieures. C'est ce que j'appellerais la « vision Troisième Reich » du sport.

            2) Récolter un max de médailles dans les épreuves sportives médiatisées (comme les Jeux Olympiques) pour des raisons de propagande. Là, non seulement il faut être sportif, mais en plus il faut l'être dans des disciplines précises (dans le 1, on veut juste des jeunes avec des muscles et de l'endurance, pas forcément les meilleurs handballeurs ou nageurs du Monde). On va donc obliger les jeunes à atteindre un certain niveau de performance dans différentes disciplines précises. C'est la vision « Allemagne de l'Est » du sport.

            3) Donner aux jeunes le goût du sport pour les aider à se maintenir en bonne santé, et aussi pour leur donner une occasion moins « scolaire » de s'épanouir. C'est la vision « citoyenne » du sport.

            J'ai vu ces vacances une exposition à Ouradour-Sur-Glane (un village où un massacre avait été effectué par des nazis). Et ils parlaient justement de ça, de l'aspect propagande. Ils disaient aussi qu'ils s'en servaient pour justifier / entrainer la violence physique. Mais on s'éloigne du sujet :p

            robun a écrit:

            Il y a une chose que j'ai du mal à comprendre : tu souhaites faire des études scientifiques et tu n'as droit qu'à 2h par semaine de maths/physique/SVT ? J'ai dû mal lire, ce n'est pas possible autrement. Ou alors c'est un suicide collectif (tu fais partie d'une secte ?).

            En fait dans le tronc commun, on a deux heures d'enseignement scientifique par semaine qui regroupe tous maths, Physique-Chimie et SVT.

            Mais on peut prendre en 1ère deux EDS qui vont prendre 4heures par semaines, ayant pris math/phys/SVT j'ai donc 4 heures de chaque, plus l'enseignement scientifique.

            Merci d'avoir répondu, merci aussi à M4jestic pour avoir apporté des éléments de comparaison avec ce qui a pu se passer avec les générations antérieures (comme quoi l'histoire ça peut servir o‿O͡), et merci à LoupSolitaire. Si d'autres lycéens avaient pouvaient apporter leur expérience, pour voir si les problèmes auxquels je suis confrontés sont juste la faute de pas de chance, ce serait top!

            • Partager sur Facebook
            • Partager sur Twitter

            La meilleure façon d'apprendre un langage de programmation, c'est de faire des programmes avec (c'est pas de moi, mais de Dennis Ritchie :p )

              21 novembre 2019 à 22:48:05

              Mattxi a écrit:

              Je vois pas de quoi tu parles pour "AC". Une faute de frappe?

              Je voulais dire AP (tu as en effet parlé d'accompagnement personnalisé avant d'utiliser AP).

              Merci pour les précisions sur les autres termes ! Et tu me rassures concernant les matières scientifiques, ouf !

              • Partager sur Facebook
              • Partager sur Twitter
                22 novembre 2019 à 22:25:52

                Bonjour,

                Les réformes sont faits par des carriéristes qui n'ont aucune ou très peu d'expérience de terrain. Il suffit de voir comment les profs sont dépourvus à chaque réforme. Elles seront toujours ressenties comme peu utile et à côté de la plaque j'en ai bien peur :(

                Pour le français, j'aimerais faire remarquer que le niveau baisse, et que certaines écoles d'ingé par exemple exige un niveau de français (professionnel) minimum (avec Projet Voltaire). Donc, je ne vois pas le mal de lire des bouquins et d'en faire, au contraire. Parce que le problème est là et qu'il risque d'empirer. Et dis-toi que je dis ça alors que j'ai été en conflit avec tous mes profs de français tellement je détestais ces heures de pures purges.

                Pour le sport:

                Mens sana in corpore sano :)

                Je ne suis pas du tout d'accord sur le sport. Le sport développe d'autres choses qu'uniquement le corps. Alors soyons clair, j'étais plutôt bon en sport (enfin dans les sports que j'appréciai) et j'aime en faire donc mon point de vue est forcément bien différent.

                Pour la notation: TOUTES les matières permettent à quelqu'un avec des aptitudes particulières dans le domaine d'avoir de bonnes notes sans se fouler. Je vois pas pourquoi ce serait différent pour le sport? Tu nous dis que tu as eu mention TB au brevet sans bosser, est-ce juste alors que certains ont eu une moins bonne note en bossant vraiment? Les choses sont souvent justes ou injustes de la façon que ça nous arrange. ;)

                Je tiens à dire que tous les profs que j'ai eu au lycée faisait en sorte de faire des équipes équilibrées dans les sports co'. Donc c'est aussi un problème de prof. Malheureusement, il y a des cons partout.

                Le sport ce n'est pas que du physique, ça nous apprend aussi l'abnégation, à repousser nos limites physiques, à travailler en équipe/binône/seul, etc...  J'ai eu la chance d'avoir encore du sport en prépa intégrée d'école d'ingé, et le but était vraiment de développer notre esprit plus que notre corps (avec une notation sur la progression plus que sur la performance).

                Il est facile de dire que c'est de la faute des autres, mais vu comment tu en parles, tu ne fais pas d'effort non-plus, donc pourquoi les autres devraient en faire pour toi? Il y a des sports où je suis nul, et ça ne m'empêche pas de m'amuser avec à les faire avec des personnes bien meilleures. Et de même, en faisant du sport avec des gens moins bons que moi.

                Et puis, j'ai envie de dire, qu'est-ce que tu t'en fous de ta note en sport. Tu ne vas pas faire STAPS ou faire des études en tant que SHN (sportif de haut niveau), donc ta note, elle est juste pour toi.

                -
                Edité par KoaTao 22 novembre 2019 à 22:28:19

                • Partager sur Facebook
                • Partager sur Twitter
                  23 novembre 2019 à 2:01:35

                  KoaTao a écrit:

                  Pour la notation: TOUTES les matières permettent à quelqu'un avec des aptitudes particulières dans le domaine d'avoir de bonnes notes sans se fouler. Je vois pas pourquoi ce serait différent pour le sport?

                  On peut aussi se demander pourquoi ce serait pareil ?

                  Ça dépend de l'objectif des cours de sport, mais si le but n'est pas de former des athlètes de haut niveau (et à priori c'est pas le cas), pourquoi noter à la performance ?

                  Et si le but est d'aider les jeunes à être en bonne santé physique et mentale, on pourrait même envisager de ne pas le noter du tout.

                  • Partager sur Facebook
                  • Partager sur Twitter

                  Blond, bouclé, toujours le sourire aux lèvres...

                    23 novembre 2019 à 10:04:23

                    LoupSolitaire a écrit:

                    KoaTao a écrit:

                    Pour la notation: TOUTES les matières permettent à quelqu'un avec des aptitudes particulières dans le domaine d'avoir de bonnes notes sans se fouler. Je vois pas pourquoi ce serait différent pour le sport?

                    On peut aussi se demander pourquoi ce serait pareil ?

                    Ça dépend de l'objectif des cours de sport, mais si le but n'est pas de former des athlètes de haut niveau (et à priori c'est pas le cas), pourquoi noter à la performance ?


                    Il faut bien quelque chose pour s'assurer de l'assiduité et du travail en classe. Il faut penser qu'on parle d'adolescent. Et à leur âge, si on m'avait dit "tel cours n'est pas noté", j'aurai pensé "tel cours ne sert à rien". ^^

                    Allons dire à 30 ado d'aller courir sous le froid et la pluie pendant 1h pour leur santé mental et physique... Je pense pas que beaucoup font faire de vrais efforts. Donc comment faire pour s'assurer que tout le monde joue le jeu? Ce n'est pas simple.

                    Il faut comprendre qu'on ne peut pas avoir des bonnes notes partout. Mais je suis sur que si quelqu'un se donne vraiment à chaque séance d'EPS, il aura la moyenne (mis-à-part handicap et problème de santé). En EPS, c'est exactement la même chose que dans les autres matières: soit tu es bons «naturellement» et c'est facile, soit tu dois travailler. Mais juste parce que c'est en partie physique (la note sur la perf est sur 14 points au bac), et non uniquement sur les capacités intellectuelles, on a tendance à dénigrer cette matière. L'EPS, comme les autres matières, permet d'inculquer le goût du travail.

                    Le but n'est pas former tous les élèves à devenir chercheur en science, alors pourquoi noter dans cette matière? Si le but est juste de leur donner les bases en maths...

                    La tendance est aux "compétences" ou "savoir-faire" (ou je ne sais comment ils ont appelés ça) maintenant dans l'éducation nationale. Donc on se dirige petit à petit vers une réduction du poids des notes. Et personnellement, je trouve ça mieux car ça donne plus de contexte à l'élève sur l'importance de telle ou telle matière. Mais en soit, la note en sport est un reflet des acquis, même si la note part, le barème restera le même.

                    Je ne prétends pas avoir la solution actuelle est la meilleure, ou d'en avoir une, mais je préfère voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide. ;)

                    -
                    Edité par KoaTao 23 novembre 2019 à 10:11:17

                    • Partager sur Facebook
                    • Partager sur Twitter
                      23 novembre 2019 à 12:01:22

                      Pour le français, j'aimerais faire remarquer que le niveau baisse, et que certaines écoles d'ingé par exemple exige un niveau de français (professionnel) minimum (avec Projet Voltaire)

                      Mais justement, on ne fait plus d'orthographe en FRANÇAIS. Juste de la littérature. (surtout quand on voit que ma prof de français écrit sur une copie corrigée "il faut précisez ce que vous dites", ou un truc du genre)

                      Pour la notation: TOUTES les matières permettent à quelqu'un avec des aptitudes particulières dans le domaine d'avoir de bonnes notes sans se fouler.

                      Oui, cependant certains ont des épreuves aménagées dans les épreuves finales. Et obtenir quelque chose de similaire dans le sport est bien plus difficile. D'autant plus que obtenir un bon niveau en sport demande un entrainement externe, genre faire du sport en club, ce qui n'est (normalement) pas le cas dans les autres matières. Mais ce n'est vraiment pas ce qui me dérange le plus. On perd du temps; on pourrait apprendre comment entretenir son corps, ce qui serait RÉELLEMENT utile, mais non: on fait 7 séances de deux heures sur un sport que l'on ne pratiquera qu'occasionnellement à l'avenir dans le meilleur des cas (à part si on se spécialise dans celui-ci, mais le problème demeure pour les autres que l'on fait au cours de l'année).

                      Je tiens à dire que tous les profs que j'ai eu au lycée faisait en sorte de faire des équipes équilibrées dans les sports co'. Donc c'est aussi un problème de prof. Malheureusement, il y a des cons partout.

                      Le sport ce n'est pas que du physique, ça nous apprend aussi l'abnégation, à repousser nos limites physiques, à travailler en équipe/binône/seul, etc...  J'ai eu la chance d'avoir encore du sport en prépa intégrée d'école d'ingé, et le but était vraiment de développer notre esprit plus que notre corps (avec une notation sur la progression plus que sur la performance).

                      C'est justement de faire des équipes équilibrées qui pose problème. Il vaut mieux faire jouer les forts avec les forts et les nuls avec les nuls (genre moi)

                      Il est facile de dire que c'est de la faute des autres, mais vu comment tu en parles, tu ne fais pas d'effort non-plus, donc pourquoi les autres devraient en faire pour toi?

                      Ah mais il ne faut pas croire que je n'en fais pas; si tu parles des autres élèves, j'essaie de m'investir au maximum. Mais comment leur montrer si tu n'as pas l'occasion de jouer? Si tu parles des profs, c'est leur travail. Point. (ça ne dispense bien évidemment pas de faire des efforts de son côté, faut pas exagérer non).

                      Mens sana in corpore sano :)

                      Un esprit sain dans un corps sain. Et avoir un corps sain, c'est pas vraiment expliqué en sport. Et faire du sport (activité physique, ne commencez pas à dire "oui mais les échecs c'est un sport parce que blablabla") n'entraine pas l'esprit (il peut même diminuer les capacités intellectuelles à la longue dans le cas de la boxe).

                      Et puis, j'ai envie de dire, qu'est-ce que tu t'en fous de ta note en sport. Tu ne vas pas faire STAPS ou faire des études en tant que SHN (sportif de haut niveau), donc ta note, elle est juste pour toi.

                      Il y reste quand même une frustration de voir ton prof dire que tu fous rien alors que t'essaies au maximum, et se ramasser une sale note quand tu as fait de ton mieux.

                      Mais je suis sur que si quelqu'un se donne vraiment à chaque séance d'EPS, il aura la moyenne (mis-à-part handicap et problème de santé)

                      Mets bien en gras ce qui est entre parenthèses

                      L'EPS, comme les autres matières, permet d'inculquer le goût du travail.

                      Mais dans ce cas qu'est-ce qu'elle a d'exclusif? Quel est son intérêt?

                      Le but n'est pas former tous les élèves à devenir chercheur en science, alors pourquoi noter dans cette matière? Si le but est juste de leur donner les bases en maths...

                      Le but n'est pas de donner les bases. Quand on va dans un niveau plus avancé, on apprend les démonstrations, et ça structure la pensée (et ne parlons même pas de la programmation sur ce point là). D'autant plus qu'avec l'informatique qui prend une place croissante dans notre société, sachant que tout cela fonctionne sur les bases des mathématiques, ça devient de plus en plus important de faire des maths. Si on veut travailler dans l'informatique, il faut forcément avoir un très bon niveau en math. Et sachant l'importance de l'informatique pour la raison que j'ai citée plus tôt, l'enseignement des sciences est extrêmement utile. En fait cet enseignement est nettement moins spécifique que la littérature ou le sport, donc utile a davantage de monde. Alors pourquoi valoriser la littérature et l'EPS au détriment des sciences? Dans la vie courante, absolument toutes les matières sont inutiles au lycée, mais certaines le sont plus que d'autres.

                      -
                      Edité par Mattxi 23 novembre 2019 à 12:07:19

                      • Partager sur Facebook
                      • Partager sur Twitter

                      La meilleure façon d'apprendre un langage de programmation, c'est de faire des programmes avec (c'est pas de moi, mais de Dennis Ritchie :p )

                        23 novembre 2019 à 16:22:59

                        KoaTao :
                        > Il faut comprendre qu'on ne peut pas avoir des bonnes notes partout. Mais je suis sur que si quelqu'un se donne vraiment à chaque séance d'EPS, il aura la moyenne (mis-à-part handicap et problème de santé).
                        .
                        Pas quand la note est calculée sur la performance. Ayant un an d'avance et ayant grandi en retard, en première j'étais le plus petit de ma classe (même les filles étaient plus grandes que moi). Quand le prof de sport nous a noté au lancer du poids, j'ai eu 0. Comment aurais-je pu avoir une note positive alors que j'étais un gringalet et que je ne faisais pas de sport (vu que l'école ne m'a donné l'envie d'en faire, ce qui est mon principal reproche) ? À part des séances quotidiennes de musculation, ça me paraît impossible.
                        .

                        Pourtant j'avais un bon état d'esprit et j'aimais jouer aux sports collectifs (j'étais mauvais, mais je dépensais). Chaque fois que le prof notait l'état d'esprit, ou les efforts, j'avais la moyenne. Mais comme j'étais mauvais, j'avais rarement le ballon. Je me souviens d'un match de foot où je me suis fait enguirlander par mes copains parce que je n'étais pas resté à ma place, l'arrière (je n'était pas le plus nul : le plus nul était gardien), puis par le prof qui a engueulé la défense qui se contentait d'attendre sur sa ligne (si je n'étais pas un gringalet, j'aurais giflé ce connard). Moi, tout ce que je voulais, c'était jouer au ballon, ne serait-ce que pour progresser...
                        .

                        > Mais en soit, la note en sport est un reflet des acquis, même si la note part, le barème restera le même.
                        La différence, c'est que pour avoir une bonne note en français ou en maths, c'est toujours possible (surtout au collège, mais même au lycée vu le niveau actuel) avec une bonne méthode et un travail adapté. Par contre, avoir de bonnes performances en sport n'est pas toujours possible lorsqu'on mesure 1m50 et que le barême est fait pour de grands gaillards de 1m80.
                        .

                        -----
                        MatTxi :
                        > On perd du temps; on pourrait apprendre comment entretenir son corps, ce qui serait RÉELLEMENT utile, mais non: on fait 7 séances de deux heures sur un sport que l'on ne pratiquera qu'occasionnellement à l'avenir dans le meilleur des cas (à part si on se spécialise dans celui-ci, mais le problème demeure pour les autres que l'on fait au cours de l'année).
                        .

                        Entièrement d'accord ! Quand j'étais au lycée (j'espère que ça a changé mais tu as l'air de dire que non), on apprenait à bien jouer au volley et au basket avec leurs règles et leurs techniques. Quel intérêt ? En club, OK, mais pour un citoyen ? À l'armée, par contre, on savait pourquoi on faisait du sport : pour être en forme et en bonne santé. On courait pour améliorer notre endurance, et à la fin j'arrivais à suivre le groupe des "bons", alors que j'étais dans les derniers au début. C'était crevant, mais je tenais le coup. Là je me voyais progresser, c'était stimulant, ça me motivait à donner le maximum pour suivre les "bons". J'aurais rêvé vivre ce genre de chose au lycée, mais non : on se focalisait sur la technique du service au volley, on se faisait engueuler quand on oubliait de faire des contres au basket, on passait des heures à apprendre comment lancer un javelot, comment prendre son élan pour balancer le poids dans les règles, etc. C'est à l'armée que j'ai aimé le sport. (Bon, c'était au siècle dernier, hein, mais je ne voudrais pas qu'on commette les mêmes erreurs.)
                        .

                        > C'est justement de faire des équipes équilibrées qui pose problème. Il vaut mieux faire jouer les forts avec les forts et les nuls avec les nuls (genre moi)
                        .

                        100 % d'accord ! Au moins on aura le ballon et on pourra progresser.

                        -
                        Edité par robun 23 novembre 2019 à 16:23:59

                        • Partager sur Facebook
                        • Partager sur Twitter

                        La réforme du lycée, ça a pas l'air top

                        × Après avoir cliqué sur "Répondre" vous serez invité à vous connecter pour que votre message soit publié.
                        • Editeur
                        • Markdown