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J'ai tout compris !

Mis à jour le 08/07/2024

Découvrez la virtualisation, une réponse à des problèmes de terrain

Imaginez la situation suivante : vous faites partie d’une petite entreprise de développement informatique, composée d’environ 20 salariés. Chaque employé possède un ordinateur Linux, Mac ou Windows selon ses besoins, auxquels s’ajoutent quelques smartphones sous Android.

Vous souhaitez déployer une application de stockage de données sur tout votre parc informatique. Plusieurs applications répondent aux besoins de l’entreprise, mais avant d’en choisir une, vous souhaitez tester si elles sont bien complètement fonctionnelles sur Windows, Linux, Mac et Android.

La solution la plus fiable pour tester cela serait de le faire directement sur des machines de l’entreprise, mais elles sont toutes utilisées, et il n’est pas question de monopoliser les machines de vos collègues pour faire vos tests.

Heureusement, des solutions existent pour vous simplifier la vie et vous permettre de faire tous vos tests sur votre propre ordinateur, grâce à la virtualisation.

On peut déjà lister les cas suivants :

  • tester un OS sans l'installer sur votre machine physique ;

  • s’assurer de la compatibilité d’une application avec différents OS ;

  • utiliser une application dans un environnement particulier ;

  • utiliser les fonctionnalités spécifiques d’un OS ;

  • simuler une 2e machine et faire des tests de communication simples ;

  • créer un petit réseau de plusieurs machines ;

  • simuler des environnements multi-OS ;

  • mutualiser des serveurs physiques et faire des économies ;

  • partager un serveur physique en plusieurs serveurs virtuels ;

  • rendre une architecture hautement disponible (HA) en améliorant sensiblement sa tolérance aux pannes ;

  • migrer des serveurs virtuels sur de nouveaux serveurs physiques ;

  • déployer un serveur virtuel à la volée ;

  • faciliter les opérations de maintenance.

Vous voyez déjà qu’avec cette liste non exhaustive, la virtualisation a des intérêts multiples, et qu’il serait dommage de s’en passer. Regardons ensemble ce qui caractérise une machine virtuelle.

Comprenez ce qu’est une machine virtuelle

Ce qu’on appelle machine virtuelle ou VM (Virtual Machine), est une machine qui n’est pas physique ; autrement dit, qui n’est pas constituée de ressources physiques. Pour fonctionner, une machine a effectivement besoin de 4 types de ressources principaux :

  • le CPU ;

  • la mémoire (RAM) ;

  • le stockage (disque dur) ;

  • le réseau (optionnel).

Comment une machine virtuelle peut-elle donc fonctionner sans ressources physiques ?

C’est simple, elle utilise les ressources d’une machine physique sur laquelle elle est installée : la machine hôte. Le principe de la virtualisation repose effectivement sur le partage de ressources. La machine hôte n’a pas forcément besoin de 100 % de chaque type de ressource pour fonctionner, elle peut donc en “prêter” ou en allouer une partie à une ou plusieurs VM.

Pour faire simple, une VM est un ordinateur dans un ordinateur (bienvenue dans la matrice).

Découvrez la fonction de l’hyperviseur

Vous avez donc une machine dans une machine. Mais comment se répartissent-elles les ressources ? Nativement, les machines (Windows, Linux ou autre) ne sont pas capables de partager les ressources physiques qu’elles utilisent. C’est là qu’intervient l’hyperviseur.

Derrière ce mot un peu barbare se cache simplement une catégorie d’applications capables de partager les ressources de la machine sur laquelle elles sont installées.

L’hyperviseur a 2 rôles majeurs :

  • créer des ressources virtuelles propres à chaque VM ;

  • répartir ses propres ressources.

Créer des ressources virtuelles propres à chaque VM

Dans un premier temps, il crée pour chaque VM des ressources virtuelles.

En effet, les VM ne vont pas aller se servir directement dans les ressources de la machine hôte, tout simplement car elles n’ont pas conscience d’être des VM hébergées sur un hôte. Elles vont donc aller piocher dans leurs ressources virtuelles. Et comme n’importe quelle machine physique, une VM aura donc son propre disque dur, sa mémoire, son processeur et ses périphériques, à la différence près que tout cela sera virtuel.

                                       

Répartir ses propres ressources

Dans un second temps, l’hyperviseur joue le rôle de chef d’orchestre pour allouer à chaque VM les ressources dont elles ont besoin, au bon moment et dans les bonnes quantités (mais dans une certaine limite qui aura été fixée).

On peut assimiler cela à un organisme vivant, comme un arbre, qui dispose de ressources (eau, nutriments) puisées dans le sol, et va les dispatcher vers ses branches, en fonction de leurs besoins respectifs.

                                                                

Distinguez les hyperviseurs selon vos besoins

Maintenant que vous connaissez le concept général de la virtualisation, nous allons pouvoir entrer dans le détail et parler des types d’hyperviseurs.

En effet, Il existe 2 grandes catégories d'hyperviseurs qui s’utilisent dans des cas très différents.

Si vous cherchez un moyen de transport pour relier Strasbourg à sa banlieue, vous allez opter pour le vélo, la voiture, le tram ou le bus : c’est ce qui correspond à un hyperviseur de type 2. Ils sont effectivement adaptés pour les petites infrastructures. De façon générale, les hyperviseurs de type 2 sont adaptés dans le cas où vous avez une seule machine et que vous voulez faire des tests multiplateformes (d’application, d’OS, de communication…)

En revanche, si vous cherchez un moyen de transport pour relier Paris à Montréal, vous allez plutôt opter pour l’avion, c’est ce qui correspond à un hyperviseur de type 1. Les hyperviseurs de type 1 sont particulièrement utiles dans des grosses architectures réseaux d’entreprise, qui nécessitent des optimisations de coûts et de maintenance, tout en améliorant la robustesse face aux pannes.

Ces 2 moyens de transport ne sont pas vraiment interchangeables. En effet, il est peu probable que vous puissiez prendre l’avion entre Strasbourg et sa banlieue, car d’une part il n’y a pas les infrastructures prévues pour (pistes d’atterrissage, aéroport…) et d’autre part, ça ne vous ferait absolument pas gagner de temps et ça vous coûterait bien plus cher.

Et ne parlons même pas du trajet Paris-Montréal en bus.

Voyons maintenant leurs différences d’un point de vue technique.

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