Mis à jour le mercredi 21 juin 2017
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J'ai tout compris !

Les polices

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Ce troisième chapitre traitera des polices et de toutes les façons de modifier du texte. La bonne maîtrise de ces outils vous permettra de facilement mettre en avant des mots ou des phrases, rendant ainsi vos documents plus lisibles et structurés.

Quelques conseils seront distillés, en rapport avec les chapitres précédents (en particulier à propos de la commande \documentclass et de la taille de police par défaut).

À la fin de ce chapitre, vous pourrez sans problème :

  • mettre en forme du texte (gras, italique, soulignement…) ;

  • changer la couleur d'un texte ;

  • changer de façon ponctuelle ou définitive la police d'un document.

Rien de sorcier dans les commandes, leur manipulation ne devrait pas poser de problème. Ce chapitre étant le plus facile du livre, profitez-en pour vous entraîner.

Graisse, style, taille

Taille de texte

Nous allons dans ce paragraphe comprendre comment la taille du texte peut être modifiée, de façon à écrire certains mots en plus grand que les autres.

LaTeX propose dix commandes différentes permettant d'augmenter ou de diminuer la taille de votre texte selon votre envie. Ces commandes s'utilisent très simplement et possèdent deux syntaxes différentes :

\commande{mon bout de texte} % rien d'inhabituel
{\commande mon bout de texte} % nouvelle façon

Dans le cas des modifications de tailles de texte, ces deux méthodes fonctionnent. Néanmoins, je vous conseille d'utiliser la syntaxe \commande{mon bout de texte} car elle est similaire à la majorité des autres syntaxes utilisées dans LaTeX.

Les tailles de texte
Les tailles de texte

Revenons à nos commandes. Comme dit plus haut, le texte peut subir dix transformations différentes au niveau de la taille. Cela nous donne donc une échelle de taille de texte assez large (figure suivante).

Une fois n'est pas coutume, un beau tableau devrait nous aider à y voir plus clair dans ce tas de commandes. Testez ces dernières, vous serez surpris des changements qu'elles effectueront dans vos mises en page.

Commande

Taille de texte

\tiny

Minuscule

\scriptsize

Très très petite

\footnotesize

Très petite

\small

Petite

\normalsize

Normale (définie dans \documentclass)

\large

Légèrement plus grande que la normale

\Large

Grande

\LARGE

Très grande

\huge

Très très grande

\Huge

Énorme !

Graisse, soulignement…

Nous venons d’apprendre à rendre plus petite ou plus grosse une portion de texte. Nous allons à présent apprendre à mettre ledit texte en gras, à le souligner ainsi que moult commandes de modifications.

Il existe ici trois méthodes différentes pour appliquer des transformations de type graisse et soulignement à un texte :

  • la méthode habituelle \commande{mon bout de texte} ;

  • la méthode {\commande mon bout de texte} ;

  • les environnements.

A la différence des commandes de tailles de textes s’utilisant indifféremment à l’intérieur ou à l’extérieur des accolades, il existe ici des commandes différentes suivant que vous utilisiez l’une ou l’autre des deux méthodes.

Pour vous épargner de multiples paragraphes, les exemples et commandes sont synthétisés ci-dessous sous forme de tableau (à imprimer et à garder sous la main).

Mise en forme

Modification

Commande

Rendu

Normal

{\normalfont un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{rm}un lapin \end{rm}

Image utilisateurImage utilisateur

Gras

\textbf{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\bfseries un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{bf}un lapin \end{bf}

Image utilisateurImage utilisateur

Italique

\textit{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\itshape un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{it}un lapin \end{it}

Image utilisateurImage utilisateur

Penché

\textsl{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\slshape un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{sl}un lapin \end{sl}

Image utilisateurImage utilisateur

Machine à écrire

\texttt{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\ttfamily un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{tt}un lapin \end{tt}

Image utilisateurImage utilisateur

Petites majuscules

\textsc{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

{\scshape un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\begin{sc}un lapin \end{sc}

Image utilisateurImage utilisateur

Exposant
(En mode texte)

Un canard\textsuperscript{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Encadrer
(Paramétrable)

\fbox{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Soulignement
(Package soul)

\ul{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Soulignement
(Package ulem)

\uuline{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

\uwave{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

Barrer
(Package soul)

\st{un lapin}

Image utilisateurImage utilisateur

La commande \emph, un cas à part

Nous venons de voir une vingtaine de commandes ayant chacune un usage bien défini. Certaines grossissent le texte, d'autres le barrent ou le soulignent. En bref, chacune a une fonction simple et facile à comprendre.

La commande \emph{texte} est différente et permet tout simplement de dire à LaTeX « ce bout de texte est important, mets-le en valeur ». LaTeX se chargera alors tout seul de choisir la meilleure façon de le mettre en valeur.

Petit exemple, un mot mis en valeur dans un texte en italique, et un mot mis en valeur dans un texte normal (figure suivante).

\documentclass{book}
\begin{document}
\textit{Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.}
Lorem ipsum dolor sit amet, \emph{consectetuer} adipiscing elit.
\end{document}
La commande \emph{}
La commande \emph{}

Vous constatez que \emph change de comportement suivant le contexte ; en cela réside sa force.

Conclusion : utiliser l'italique peut souvent être une erreur, mieux vaut lui préférer \emph. Dans le premier TP, nous apprendrons à faire en sorte que \emph mette en gras les mots importants.

Couleur

Nous allons ici apprendre à colorer du texte et à le rendre tel un arc-en-ciel au cœur de vos publications. Soulignons tout de même la dangerosité avérée d'une portion de texte rose au sein d'une thèse et la probabilité élevée que cette portion cause pertes et fracas à l'heure du jury.

Les huit couleurs par défaut

Pour la colorisation du texte, nous utiliserons le package color.

Ce package propose par défaut huit couleurs (black, white, red, green, blue, yellow, magenta et cyan), que vous pourrez utiliser à votre guise pour colorer du texte via la commande suivante :

\textcolor{couleur}{texte en couleur}

Création de nouvelles couleurs

Avec huit couleurs, vous ne pouvez guère aller loin, raison pour laquelle de bonnes âmes ont conçu un système vous permettant d'en composer de nouvelles.

Pour ce faire, une commande est disponible : \definecolor.

Cette commande permet de créer des couleurs à partir de niveaux de gris ou d'un mélange de trois couleurs (rouge, vert et bleu).

Les couleurs créées recevront chacune un nom que vous choisirez et s'utiliseront de la même manière que précédemment, toujours grâce à la commande \textcolor et selon la syntaxe vue plus haut :

\textcolor{le nom de couleur choisi}{texte en couleur}
Niveaux de gris

Définir une couleur en niveaux de gris revient à choisir une couleur entre le blanc et le noir. Ici, nous estimerons que le gris se trouve sur une échelle située entre 0 (le noir) et 1 (le blanc). Choisir un niveau de gris consistera à prendre un nombre à deux décimales (nous utiliserons un point entre le 0 et ses décimales) situé entre 0 et 1.

La syntaxe de \definecolor dans le cas des nuances de gris sera :

\definecolor{le nom choisi sans espace}{gray}{le nombre à deux décimales}
Mélange de rouge, vert et bleu

Afin de créer de nouvelles couleurs, nous mélangerons trois couleurs initiales dans des proportions choisies. De la même manière que pour les nuances de gris, nous choisirons tour à tour l'intensité de rouge, de vert et de bleu que contiendra la couleur que nous voulons créer.

La syntaxe de \definecolor dans le cas du mélange rouge, vert, bleu sera :

\definecolor{le nom de couleur choisi}{rgb}{taux de rouge entre 0 et 1,taux de vert,taux de bleu}

Les packs de polices

Nous avons appris à changer la taille d'un morceau de texte et à lui faire subir de multiples transformations, de l'italique au soulignement. C'est bien, mais il nous reste encore une chose à apprendre à changer : les polices de caractères.

Il y a fort à parier que depuis le début de cet ouvrage, au fur et à mesure de vos compilations, l'envie vous a titillé de changer la police de vos textes.

Pour ce qui est des polices, LaTeX a des avantages à double tranchant. Rappelons-nous que LaTeX a été développé suite à l'exaspération de chercheurs face à la mise en page plutôt passable de leurs textes. Ils ont souhaité lors de la création du langage que l'ensemble des éléments d'une publication, qu'ils soient en gras, en majuscules ou dans une formule, soient cohérents entre eux.

Cette réflexion profonde a entraîné une innovation : la création des packs de polices.

L'idée centrale des packs de polices est de donner une cohérence au niveau de la typographie à l'intégralité du texte présent dans un document. Résultat : un pack comprenant quatre polices cohérentes correspondant respectivement à :

  • des caractères avec empattements ;

  • des caractères sans empattements ;

  • des caractères façon machine à écrire (à chasse fixe) ;

  • des caractères servant à écrire des formules mathématiques.

Bien qu'il existe un pack par défaut fourni dans LaTeX (utilisant la police Computer Modern) vous pouvez changer de pack de polices via l'utilisation des packages cités ci-dessous.

Il vous suffira de les appeler via la commande \usepackage{nom_du_pack}.

Une fois n'est pas coutume, voici une longue liste de noms avec les captures d'écran correspondantes.

Par défaut
Par défaut
Pack bookman
Pack bookman
Pack charter
Pack charter
Pack newcent
Pack newcent
Pack lmodern (le classique)
Pack lmodern (le classique)
Pack mathpazo
Pack mathpazo
Pack mathptmx
Pack mathptmx

Des modifications ponctuelles de police peuvent aussi être introduites grâce à la commande suivante :

{\fontfamily{code_de_la_police}\selectfont mon bout de texte}

Différentes polices sont utilisables, j'en ai sélectionné pour vous et vous les livre dans un nouveau tableau (toujours avec des exemples de rendu).

Code de la police

Exemple

bch

bch
bch

cmr

bcr
bcr

lmr

lmr
lmr

lmss

lmss
lmss

lmssq

lmssq
lmssq

lmtt

Image utilisateurImage utilisateur

pag

Image utilisateurImage utilisateur

pcr

pcr
pcr

pbk

pbk
pbk

phv

phv
phv

pnc

pnc
pnc

ppl

ppl
ppl

ptm

ptm
ptm

pzc

pzc
pzc

En résumé

  • La taille du texte peut être paramétrée avec des commandes comme \small, \normal, \large, \huge...

  • De nombreuses mises en forme sont utilisables via les commandes appropriées. Ainsi, il est notamment possible de passer le texte en souligné (\ul), italique (\textit), gras (\textbf)...

  • Les créateurs de LaTeX ont privilégié des packs cohérents typographiquement, aux polices indépendantes. Il est possible de changer de pack de polices : il faut charger le package correspondant au pack choisi.

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite