
Il existe différents types de radiateurs. Il est important que vous soyez capable de les différencier et d’en comprendre les éléments qui les caractérisent.
Dans la grande majorité de votre carrière, vous serez amené à travailler dans des habitations munies de radiateurs à eau.
Ces radiateurs ont 3 types de matériaux. Vous retrouverez :
Les radiateurs en fonte ;
Les radiateurs en acier ;
Les radiateurs en aluminium.
Les radiateurs en fonte sont facilement reconnaissables grâce à leur grande taille, leur poids important et leur forme en colonnes.

Ces radiateurs ont commencé à être installés massivement dans les années 1930 et, de par leur solidité, sont encore présents dans de nombreux logements anciens.
L’un de leurs principaux atouts est leur forte inertie thermique : ils peuvent emmagasiner une grande quantité de chaleur et la restituer progressivement, même après l’arrêt du chauffage. À l’époque de leur installation, les systèmes de régulation étaient quasi inexistants. De ce fait, les systèmes de chauffage fonctionnaient en haute température (entre 70 et 90°C).
Enfin, si vous réalisez un audit énergétique dans une habitation muni de ces équipement et que votre client souhaite conserver ses radiateurs en fonte, voici les éléments à prendre en compte :
L’isolation du logement : Une meilleure isolation réduit les besoins en chauffage, ce qui peut modifier le dimensionnement des radiateurs (on abordera ce point dans le chapitre suivant).
Le générateur de chauffage : Le système de production de chaleur devra être capable de fournir une température d’eau suffisamment élevée pour que les radiateurs en fonte chauffent correctement.
Quelles solutions proposer à mon client dans ce cas ?
Les radiateurs en acier sont de taille plus petite que les radiateurs en fonte, beaucoup plus fins et plus légers. Leur forme est souvent plate, avec quelques motifs permettant de moderniser ces appareils.

Leur introduction sur le marché a eu lieu dans les années 1950, mais ils sont devenus un choix courant dans les constructions des années 1970 à 1990. Cette généralisation est principalement due à leur réduction de poids, facilitant ainsi leur installation, leur réduction du coût de fabrication, ainsi qu’à l’amélioration des générateurs de chaleur.
Les régimes de température étaient réduits, ce qui entraînait des économies d’énergie. Ils fonctionnaient alors avec des régimes de température de 50 à 70°C, faisant de ces radiateurs un choix adapté aux chaudières standards ainsi qu’aux chaudières à condensation qui faisaient leur apparition.
Si vous auditez un logement équipé de ces appareils, vous devrez une nouvelle fois considérer l’amélioration thermique de l’habitation, afin que le générateur de chaleur puisse fournir un régime de température cohérent avec ces émetteurs.
Quelles solutions proposer à mon client ?
Les solutions recommandées pour ce type d’appareil sont :
Une chaudière à condensation, qui optimise le rendement énergétique tout en fournissant une eau à haute température si nécessaire.
Une pompe à chaleur haute température, qui peut chauffer l’eau jusqu’à 70°C, ce qui est adapté aux radiateurs en acier (si aucune amélioration thermique est effectuée).
Une pompe à chaleur moyenne température, qui peut chauffer l’eau jusqu’à 60°C, dans le cas où une amélioration thermique du logement permet une réduction des déperditions et, par conséquent, des besoins de chauffage.
Les radiateurs en aluminium ont une apparence proche des radiateurs en acier, ce qui rend leur distinction délicate. Cependant, ils se différencient par une épaisseur légèrement plus fine, la présence d’ailettes verticales et, généralement, une peinture plus brillante.

Leur installation dans les habitations a débuté dans les années 1980 et elle à été introduite de manière plus conséquente sur le marché avec l’essor des chaudières à condensation, et s’est renforcée plus récemment avec le développement des pompes à chaleur.
Leur régime d’eau est plus bas que ces confrères. Leur principal avantage réside dans leur capacité à chauffer rapidement dès la mise en service du système de chauffage. Contrairement aux radiateurs à forte inertie, ils restituent immédiatement la chaleur, évitant ainsi les délais de montée en température des appareils et permettant de réaliser les premières économies d’énergie. Leur fonctionnement en basse température améliore également le rendement des chaudières à condensation.
Quelles solutions proposer à mon client ?
Lors de votre audit énergétique, si vous identifiez ce type d’équipement, le générateur de chaleur sera probablement une chaudière à condensation. Toutefois, il s’agira souvent d’un modèle de première génération, dont le rendement est inférieur aux chaudières actuelles. Enfin, si les conditions le permettent, une pompe à chaleur moyenne température, capable de produire de l’eau à 60°C, peut être envisagée comme alternative.
Voici un tableau récapitulatif des particularités des radiateurs à eau. Ces informations vous aideront à mieux comprendre le type de construction auquel vous êtes confronté, ainsi que le système de chauffage initialement installé.
Type de radiateur | Matériau | Inertie | Mode de diffusion | Époque d’installation | Régime de température | Reconnaissance |
|---|---|---|---|---|---|---|
Fonte | Fonte | Très forte | Rayonnement + convection | 1900-1970 | Haute temp. (70-90°C) | Très lourd, colonnes, motifs |
Acier | Acier | Faible | Convection | 1950-1990 | Moyenne temp. (50-70°C) | Plat ou nervuré, léger |
Aluminium | Aluminium | Moyenne | Convection + rayonnement | 1980-aujourd’hui | Basse à moyenne temp. (45-65°C) | Léger, ailettes verticales |
Ce tableau récapitule la majorité des appareils dont vous serez amené à rencontrer dans votre carrière, néanmoins, un émetteur qui a déjà été évoqué mérite que l’on s’y attarde car vous serrez amené à le rencontrer de plus en plus ! il s’agit bien sûr du plancher chauffant.
Les plancher chauffant, comme son nom l’indique, est un système de chauffage, directement intégré dans la chape de la maison, qui est implanté sur l'intégralité du sol de cette dernière.

Son installation dans les habitations a débuté dans les années 1960, principalement dans des maisons haut de gamme. Toutefois, les technologies de l’époque n’étaient pas encore adaptées à ce type de chauffage. L’absence de systèmes de régulation efficaces et l’utilisation d’une eau à haute température entraînaient d’importants inconforts thermiques, avec des surchauffes difficiles à maîtriser.
L’essor des chaudières à condensation, la mise en place de régimes de température plus bas et l’amélioration des systèmes de régulation ont permis une démocratisation progressive du plancher chauffant. Aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques en matière de générateurs de chaleur et à l’utilisation de matériaux plus performants, il est devenu un standard dans les bâtiments neufs.
Quelles solutions proposer à mon client ?
Lors de vos audits énergétiques, vous serez amenés à rencontrer des planchers chauffants installés à partir des années 1990, généralement associés à des chaudières à condensation première génération. Dans ce cas, il sera pertinent d’évaluer l’état et l’efficacité de l’équipement existant afin de proposer son remplacement par une chaudière plus récente, voire par une pompe à chaleur, selon la configuration du logement et les besoins de l’occupant.
Comment vérifier le bon fonctionnement d’un plancher chauffant ?
La caméra thermique est l’outil le plus adapté et le plus simple à utiliser pour vérifier le bon fonctionnement d’un plancher chauffant. Elle permet de visualiser les boucles en fonctionnement et de repérer facilement d’éventuelles zones qui seraient colmatées ou inactives.
Si vous ne disposez pas de caméra thermique, l’aspect de l’eau présente dans le circuit peut déjà donner un premier indicateur : une eau très foncée ou boueuse peut révéler un encrassement du réseau.
Quoi qu’il en soit, pour confirmer l’état du plancher chauffant, il est conseillé de faire intervenir un professionnel (plombier ou chauffagiste), qui dispose des compétences et du matériel nécessaires pour poser un diagnostic fiable.

Cette surélévation du sol peut poser plusieurs problèmes structurels :
Incompatibilité avec la stabilité de l’habitation ; le logement n’a pas été conçu pour recevoir cette installation et ce poids.
Hauteur sous plafond réduite, puisque la dalle est réhaussée.
Impossibilité d’adapter les seuils de portes et fenêtres, rendant la mise en œuvre impraticable sans travaux lourds. (Ouverture complémentaire et remplacement des huisseries).
Ainsi, nous allons enfin pouvoir évoquer ce que vous avez vu mentionné tout au long de ce chapitre CVC : les régimes de température et les équipements de régulation.
Mode de transmission | Mécanisme | Exemples d’application | Avantages | Inconvénients |
Convection | Chauffe l’air qui monte et circule dans la pièce | Radiateurs en acier, en aluminium, | Chauffage rapide, bonne diffusion | Stratification thermique, mise en suspension de poussières |
Rayonnement | Diffusion directe de chaleur sous forme d’infrarouges | Radiateurs en fonte, à inertie, panneaux rayonnants | Confort thermique, chauffe directement les objets et personnes | Moins réactif, nécessite une surface chaude importante |
Conduction | Transfert direct de chaleur entre matériaux en contact | Planchers chauffants, radiateurs en fonte | Chaleur douce et persistante, inertie thermique | Peu efficace pour chauffer l’air, risque de déperditions |
Identifiez les trois types principaux de radiateurs à eau : fonte, acier , aluminium.
Tenez compte du mode de diffusion thermique : rayonnement, convection ou les deux.
Repérez les caractéristiques et contraintes du plancher chauffant, notamment en rénovation (surélévation du sol, incompatibilités structurelles).
Voyons dans le prochain chapitre comment adapter le générateur de chaleur aux émetteurs, grâce au régime de température.