
Lors d’une rénovation énergétique performante, une bonne isolation du bâti ne suffit pas ! Des systèmes de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire (ECS) et de ventilation performant et fonctionnels sont un maillon essentiel de la chaîne dont il faut garantir la solidité.
Le contrôle des systèmes de chauffage nécessite une attention particulière car ils impactent directement le confort des occupants et la majorité des consommations énergétiques d'un logement. Le contrôle doit porter sur plusieurs aspects :
La conformité des équipements installés avec le cahier des charges ou les devis et les critères techniques des aides (MaPrimeRénov', CEE).
Les performances annoncées doivent être justifiées (certificats, pv d’essai …).
Sur place, c’est à vous de contrôler la correspondance entre les documents fournis, le matériel prévu et le matériel réellement posé. Pour cela vous pouvez vous aider des marquages fabricants (étiquettes, plaques signalétiques réglementaires marquage CE et NF…).
En fonction du type d’équipement (PAC, chaudière, équipement indépendant) les critères de vérification peuvent être différents. Vous pouvez utiliser les fiches d'autocontrôles présentent sur le site de l’AQC. Dans tous les cas, l'installation doit respecter les préconisations du fabricant et les règles de l'art.
Une attention particulière est à avoir concernant les point suivants qui sont des défauts récurrents :
Fixations et supports des équipements
Calorifugeages des réseaux
Évacuations des condensats
Raccordements électriques et protections associées (ligne dédiée)
Une installation de chauffage sera toujours pénalisée par son élément le plus faible. Il peut s’agir du manque d’un simple accessoire (pot à boue ou purgeur d’air) ou d’un mauvais réglage (régulation de la loi d’eau de la PAC inadaptée).
En phase de réception d’une rénovation complète, Noa inspecte l’installation d’une pompe à chaleur air-eau. Lors de sa tournée extérieure, il remarque que l’unité extérieure de la PAC a été directement fixée sur la façade du bâtiment, sans plots anti-vibratiles.
L’installation risque de transmettre des nuisances sonores à l’intérieur, et potentiellement d’endommager la maçonnerie à long terme.
Réflexe professionnel : Noa inscrit cette non-conformité dans le rapport de réception. Il explique à l’entreprise que des plots anti-vibratiles sont requis par les règles de l’art, et que leur absence pourrait engager la garantie de bon fonctionnement si des désordres apparaissaient plus tard. L'installation est mise en attente jusqu'à la correction des fixations.
Les essais sont à réaliser par l'entreprise. Certains essais sont obligatoires selon les DTU comme la mise en eau avec mise sous pression des réseaux.
La production d'ECS représente le second poste majeur de consommation énergétique. Son contrôle doit être particulièrement rigoureux, notamment pour les systèmes thermodynamiques.
La même méthode de contrôle documentaire et d'analyse de l’installation est à suivre que pour la partie chauffage. Ici aussi vous pouvez utiliser les fiches d’autocontrôles, d’essais et les calepins de chantier.

Lors d’un contrôle sur une maison équipée d’un chauffe-eau thermodynamique sur air extrait, Noa inspecte les raccordements aérauliques en local technique. En suivant le cheminement des gaines, il observe que la gaine de rejet d’air est écrasée à plusieurs endroits, notamment dans le passage entre les combles et l'appareil.
Cette obstruction compromet le bon fonctionnement de l’équipement : le débit d’air est réduit, ce qui affecte le COP de l’appareil et sollicite anormalement l’extracteur, au risque d’en réduire la durée de vie.
Réflexe professionnel : Noa note cette non-conformité aéraulique dans le rapport de réception. Il demande la reprise immédiate des sections de gaine concernées, avec pose de colliers de fixation pour éviter toute future déformation. Il rappelle à l’installateur que ce type de défaut peut remettre en cause la performance annoncée et engager la garantie biennale en cas de panne prématurée.
Pour la production d’ECS la particularité vient d’un danger supplémentaire lié à la qualité de l’eau qui doit rester sanitaire et potable. La prolifération de légionelles doit être évitée.
Pour cela vérifiez :
La mise en place d'un disconnecteur sur l'alimentation
Le calorifugeage complet des réseaux d'eau chaude
Le bouclage éventuel et son équilibrage
En cas de pose de ballon d’ECS, vous devrez vérifier la présence du groupe de sécurité et son accessibilité.
Le groupe de sécurité est une soupape de purge en cas de surpression. Elle permet tout simplement d’éviter les brûlures voire l'explosion du chauffe-eau en cas de défaillance de la régulation et d’une montée en température et en pression.
La ventilation va permettre de garantir la qualité de l'air intérieur et la pérennité du bâti (humidité). Son contrôle est d'autant plus important avec l'amélioration de l'étanchéité à l'air du bâtiment.
Le contrôle doit porter en 1er lieu sur le respect du règlement sanitaire départemental (RSD) :
Débits minimaux réglementaires
Circulation d'air de pièces principales vers pièces humides
Amenées d'air suffisantes (vérification des entrées d’air référence et modèle ainsi que des mortaises dans les menuiseries).
Le contrôle doit aussi porter sur la qualité de mise en œuvre :
Étanchéité des réseaux
Calorifugeage en volume non chauffé
Accessibilité pour l'entretien
Fixation et suspension des gaines
Sur un chantier de rénovation en maison individuelle, Noa Benali réalise un contrôle du réseau de ventilation mécanique contrôlée (VMC). En inspectant les combles, il remarque que la gaine d’extraction de la cuisine traverse un volume non chauffé sans aucune isolation.
En poursuivant son inspection, il observe également que la traversée de toiture du conduit a été réalisée sans traitement d’étanchéité visible : aucune collerette, ni mastic, ni raccord avec la membrane d’étanchéité en toiture. Le plombier est intervenu sans coordination avec le couvreur.
Réflexe professionnel : Noa alerte le maître d’œuvre sur ces deux défauts simultanés :
L’absence de calorifugeage sur la gaine d’extraction favorise la condensation interne, avec risque de coulures, développement fongique et détérioration prématurée du réseau.
La traversée non étanche en toiture constitue une voie d’eau potentielle et un défaut majeur d’étanchéité à l’air.
Il exige la reprise immédiate des points concernés, avec calorifugeage conforme du réseau aéraulique, et intervention coordonnée d’un professionnel qualifié pour assurer l’étanchéité des percements en toiture. Cette vigilance protège la durabilité de l’installation et évite des sinistres coûteux à moyen terme.
La vérification des performances réelles permet de valider la conformité des installations. Les contrôles sont à adapter à chaque système.

L’entreprise est garante du bon fonctionnement des équipements en fin de chantier et lors de la mise en service. Elle doit réaliser elle-même les différents autocontrôles.
Des tests peuvent aussi être demandés dans le cahier des charges avec documents justificatifs (pv d’équilibrage des radiateurs ou de la ventilation par exemple).
Pour le chauffage :
Mesure des températures de départ/retour
Vérification du raccordement et du bon fonctionnement de la régulation
Contrôle des émissions sonores (générateur/réseau de distribution/émetteur).
Test des organes de sécurité (groupe de sécurité…)
Pour l'ECS :
Temps de montée en température
Température aux points de puisage (tester le plus éloigné)
Débit aux points de puisage (utilisation de gobelets doseur et d’un chronomètre).
Pression du réseau (utilisation d’un manomètre)
Pour la ventilation :
Mesure des débits aux bouches (utilisation d’un anémomètre)
Contrôle de l'équilibrage (pour double flux)
Mesure de la consommation électrique (utilisation d’un wattmètre)
Niveau sonore des bouches (utilisation d’un sonomètre).
Le contrôle des systèmes techniques requiert une approche méthodique. La multiplicité des intervenants (chauffagiste, électricien, plombier) nécessite une coordination efficace et une vision globale des interactions entre les systèmes. N'oubliez pas que ces équipements, bien que relevant principalement de la garantie de bon fonctionnement, peuvent engager la garantie décennale si leur défaillance rend le logement inhabitable.
Les systèmes de production d'énergie renouvelable constituent la dernière brique d’une rénovation énergétique performante (après la réduction des besoins et la recherche de performance des équipements).
La plupart des équipements d'énergie renouvelable sont relativement récents et sont proposés par un nombre limité de professionnels. Il vous faut donc rester vigilant pour garantir la performance et la sécurité des installations.
Les contrôles des installations photovoltaïques doivent porter en premier lieu sur la vérification de l’étanchéité, de la solidité de la toiture et en second lieu sur le raccordement électrique.

L'intégration en toiture (si ce type de pose est utilisée) constitue le premier axe majeur de contrôle. Elle doit répondre aux exigences techniques suivantes :
Respect des DTU de couverture (série DTU 40)
Étanchéité des abergements (bac spéciaux du fabricant ou tôle d’étanchéité à façon)
Ventilation sous modules (ventilation effective et continue)
Maintien des performances d'isolation et d’étanchéité de la toiture


Lors d’un contrôle final avant réception d’une installation photovoltaïque en toiture, Noa Benali grimpe sur l’échafaudage pour inspecter la pose des modules. En soulevant une tuile en bordure de champ, il découvre que les micro-onduleurs sont fixés directement contre le pare-pluie, sans contre-litelage pour assurer la ventilation.
Ce défaut, peu visible à l’œil nu, est non conforme aux prescriptions du fabricant. Il crée un risque important de surchauffe, pouvant réduire considérablement la durée de vie de l’équipement, voire provoquer un départ de feu dans la toiture.
Réflexe professionnel : Noa exige une reprise complète du montage avant validation du chantier. Il s’appuie sur les normes d’intégration en toiture et les fiches techniques du fabricant pour argumenter. Il rappelle que ce type de négligence engage à la fois la sécurité des personnes et la garantie décennale de l’entreprise. Grâce à ce contrôle rigoureux, le système sera remis en conformité avant raccordement au réseau.
La partie électrique représente le second volet crucial du contrôle. Une installation conforme nécessite :
Une mise en œuvre selon les normes NF C 15-100 et guide UTE C15-712-1 et NF C 14-100
Un système complet de protection contre les surintensités
Une mise à la terre efficace (raccordement de toute l’installation et contrôle de la résistance de la terre).
Un bon serrage des câbles dans les boîtiers, protections et raccords.
Une signalisation claire des dangers (pictogramme et étiquetage)
Une remise de la documentation (schéma électrique, des notices, consignes de sécurité et de la procédure d’intervention en cas de maintenance).
Le guide UTE C15-712-1 tout comme la norme NF C15-100 est d’application obligatoire. Ils sont donc téléchargeables gratuitement sur le site de l’AFNOR ((il faut cliquer sur la petite ligne "Consultez gratuitement en ligne").
Tout comme les installations photovoltaïques, le contrôle des installations solaires thermiques s'articule autour de deux aspects principaux.
La vérification de l’installation hydraulique et électrique (régulation notamment)
La vérification de l’intégrité de la toiture ou du support des panneaux

Sur un chantier de maison individuelle, Noa intervient pour vérifier la conformité de l’installation d’un Chauffe-Eau Solaire Individuel (CESI). En inspectant les combles, il remarque que les tuyauteries du circuit primaire reliant les capteurs solaires au ballon ne sont pas calorifugées.
Ce détail non traité risque d’entraîner d’importantes pertes de chaleur avant même que l’eau atteigne le ballon.
Réflexe professionnel : Noa rappelle que l’absence de calorifugeage dans un volume non chauffé est contraire aux règles de l’art. Il inscrit cette non-conformité thermique dans son rapport et recommande la pose immédiate d’une gaine isolante adaptée. Cette correction simple permet de préserver le rendement du système solaire, d’assurer le confort des usagers et d’éviter un déclassement énergétique injustifié.
Points de contrôles de la partie hydraulique et électrique qui requiert une attention particulière :
Calorifugeage des réseaux
Présence des organes de sécurité (purgeurs, vannes de sectionnement, purgeurs d’air, vanne de vidange, soupape de sécurité solaire…)
Protection contre le gel (glycol)
Vase d’expansion de type solaire
Canalisations, raccords, joints et accessoires résistants aux températures d’une installation solaire (gamme spécifique).
Présence d’un clapet anti thermosiphon.
Présence d’une ligne électrique protégée indépendante pour l’installation.
Régulation fonctionnelle et raccordée aux différentes sondes.

La pose en toiture dont l'intégration au bâti (si nécessaire) doit être soignée et conforme :
Orientation et inclinaison optimales des capteurs
Étanchéité des traversées de toiture (traversées du pare pluie notamment)
Pose des crochets de fixations des panneaux en haut des ondes en cas de toiture ondulée ou de toiture avec tuiles canal.
Abergements, respects des DTU couverture et des prescriptions du fabricant du kit dans le cas de système en intégration de toiture.
Résistance mécanique des supports (fixations uniquement dans les chevrons ou pannes et non pas dans les liteaux).
Accessibilité pour la maintenance des panneaux
Exemple passage de toit (ardoise) pour réseau hydraulique solaire | Exemple passage de toit (tuile) pour réseau hydraulique solaire |
La vérification de l'installation d'équipements de chauffage au bois est sensiblement différente s' il s'agit, par exemple, d’un simple insert à bûches ou d'une chaudière avec ballon tampon assurant le chauffage et l’ECS.
On peut regrouper les équipements de chauffage à biomasse en 2 groupes (selon classification RGE QUALIBOIS) :
Vecteur AIR (poêles ou insert à bois bûches ou à granulés).
Vecteur EAU (chaudières bois bûches, granulés ou autres combustibles biomasse).
Les poêles, cuisinières ou inserts bouilleurs chauffent à la fois la pièce ou ils sont installés (vecteur air) et le réseau hydraulique de chauffage auquel ils sont raccordés (vecteur eau).
Dans tous les cas une vigilance particulière concernant l’installation du conduit de fumée et de l’amenée d’air est à avoir (risques incendie, mauvaise combustion et monoxyde de carbone).
Lors d’un contrôle de conformité dans une maison rénovée équipée d’un poêle à granulés, Noa inspecte l’installation du conduit de fumée. En suivant son parcours, il découvre que le conduit traverse un placard de rangement… sans aucun coffrage coupe-feu.
Ce type de pose constitue une anomalie grave : en cas d’élévation de température, l’absence de protection pourrait entraîner un départ de feu à l’intérieur même du logement.
Réflexe professionnel : Noa alerte immédiatement l’artisan et indique cette non-conformité dans son rapport. Il rappelle que le respect des distances aux matériaux combustibles et l’utilisation de coffrages résistants au feu sont exigés par les DTU fumisterie. Il mentionne que ce type de défaut engage la garantie décennale de l’installateur. La zone est consignée en attente de reprise.


La sécurité incendie constitue l’axe de contrôle principal pour les appareils indépendants (poêles, inserts) :
Distances aux matériaux combustibles :
conduits métalliques entre 8cm et 5cm (selon l'isolation)
conduit en briques pleines 5cm (brique de 11 cm) ou 2cm (brique de 22 cm).
conduits en terre cuite ou béton (boisseau) 10 cm à 2 cm pour des conduits fortement isolés
Caractéristiques et pose des conduits de fumée (section, matériaux, classement au feu, tracé du conduit et nombre de coudes…)
Traversées de parois
Amenée d'air comburant (de préférence raccordement direct de l’appareil si présence de VMC)



En plus des critères de vérification qui s’appliquent aux conduits de fumées, les chaudières bois et appareils bouilleurs possèdent des particularités à contrôler :
Critères propres aux équipements de chauffage central (voir la section sur le contrôle des systèmes de chauffage)
Accessoires hydrauliques spécifiques (ballon tampon, soupape de sécurité…).
Stockage des granulés (ventilation du local, parois du silo insensibles au feu et à l’humidité…)
La validation des performances des installations d’énergie renouvelables nécessite des contrôles spécifiques selon chaque technologie.
Pour le photovoltaïque, les vérifications portent sur :
Le bon fonctionnement des protections électriques (manipulation des coupe-circuit)
L'efficacité du monitoring (en ligne ou sur place)
Les performances des onduleurs (multimètre)
L'absence d’échauffement des éléments (câbles/panneaux/onduleurs/connecteurs…)
Les installations solaires thermiques requièrent :
Des tests de circulation (pompe)
Le contrôle des températures
La vérification des régulations
Le test des organes de sécurité
Pour le bois énergie, les contrôles incluent :
L'analyse des fumées (analyseur de combustion)
La mesure du tirage et de l’étanchéité des conduits (manomètres et fumigène).
Le contrôle des températures de surface (thermomètre infrarouge ou caméra thermique).
Lors d’un contrôle de performance sur une installation solaire thermique en maison individuelle, Noa Benali analyse les relevés de température du système. Il remarque que les capteurs affichent des températures anormalement basses en pleine journée.
Intrigué, il vérifie les cycles de fonctionnement de la pompe du circuit primaire. Son diagnostic tombe rapidement : une erreur de câblage de la régulation fait fonctionner la pompe… la nuit, inversant totalement le fonctionnement attendu du système.
Réflexe professionnel : Noa inscrit cette non-conformité de régulation dans son rapport d’intervention, en la classant comme relevant de la garantie de parfait achèvement. Il demande une correction immédiate du câblage électrique, avec reprogrammation conforme. Ce contrôle évite une perte de performance durable et sécurise la fiabilité du système solaire, en protégeant le client contre un rendement dégradé dès la première année.
Dans tous les cas, l'entreprise est tenue de réaliser des essais de fonctionnement et de réaliser la mise en service avant la réception. Elle peut fournir les PV correspondants si cela a été demandé au marché de travaux. Le site de l’AQC sur les installations photovoltaïque vous fournit un exemple.

Ces activités vous permettront de développer vos réflexes pour évaluer la conformité d’installations techniques, qu’il s’agisse d’une chaudière à gaz, d’un système de ventilation ou de radiateurs électriques.
Vous apprendrez à repérer les non-conformités liées à la sécurité, à l’accessibilité ou au raccordement, et à identifier les défauts fréquents susceptibles de compromettre le bon fonctionnement des équipements.
Vous serez également en mesure de valider une installation conforme, réalisée dans les règles de l’art.
Visualisez cette première vidéo où une chaudière vient d’être installée. Imaginez que vous effectuez une vérification réglementaire. Observez attentivement le raccordement au gaz, le conduit d’évacuation des fumées, la position de l’appareil et son environnement.
À partir de ces éléments, vous observez que cette installation n'est pas conforme ? Pourquoi ?
Ensuite, visionnez cette vidéo montrant une pièce équipée d'un radiateur électrique.Imaginez que vous réalisez un contrôle de conformité en fin de chantier. Observez la position du radiateur, son raccordement, et la qualité de la fixation.
L’installation vous semble-t-elle conforme ?
Enfin, regardez cette courte séquence montrant une installation de ventilation mécanique. Imaginez que vous devez effectuer un contrôle technique avant la pose du plafond. Portez attention à la fixation des éléments, aux raccordements des gaines, et à leur cheminement.
D’après votre observation, cette installation est-elle conforme ? Quels sont les points d’alerte éventuels ?
Vidéo 1 : L’installation présentée dans la vidéo n’est pas conforme. Deux éléments majeurs posent problème. Tout d’abord, le pot à boue est absent, alors qu’il est indispensable pour protéger le circuit de chauffage et garantir la longévité de la chaudière. Sans ce dispositif, les impuretés présentes dans l’eau risquent d’endommager les composants internes. Ensuite, on constate une anomalie au niveau du raccordement des condensats à l'évacuation. Celui-ci n'est pas correctement réalisé ce qui peut nuire à la durabilité de l'installation. Enfin le raccordement électrique n'est pas conforme. Ces trois points constituent des non-conformités techniques à corriger impérativement avant la mise en service.
Vidéo 2 : Aucun défaut apparent n’est visible. Les radiateurs sont correctement espacés, solidement fixés, et le raccordement électrique est sécurisé. Cette installation est conforme.
Vidéo 3 : On observe plusieurs défauts : une gaine chemine derrière le conduit de fumée, une gaine est coudée de manière excessive (risque de perte de débit), et l'ensemble du réseau est pincé par des colliers inadaptés. Ces éléments rendent l’installation non conforme.
Le contrôle des systèmes de chauffage, d'ECS et de ventilation est crucial pour garantir la performance énergétique globale du bâtiment ; cela passe par la vérification de la conformité des équipements, de leur bonne installation, et des essais de fonctionnement documentés.
Chaque type d’équipement (PAC, chauffe-eau thermodynamique, VMC, etc.) a ses propres points de vigilance : fixations, calorifugeage, raccordements, réglages, sécurité et conformité aux normes comme les DTU ou la NF C 15-100.
Les installations d’énergie renouvelable (photovoltaïque, solaire thermique, bois énergie) exigent des contrôles renforcés portant sur l'étanchéité, la sécurité incendie, la performance des régulations et la conformité électrique ou hydraulique.
Les défauts constatés sur le terrain peuvent avoir de lourdes conséquences (pannes, sinistres, non-obtention d’aides), d’où l’importance de rédiger des rapports de réception précis et d’exiger la correction immédiate des non-conformités.
Les tests et mesures de performance (débits d’air, températures, pressions, émissions sonores…) permettent de valider la qualité de mise en œuvre et sont essentiels pour anticiper les dysfonctionnements futurs, tout en engageant les garanties constructeur.
Une fois votre contrôle réalisé et les défauts relevés vous allez devoir réaliser un rapport et le communiquer efficacement pour que l’équipe réalise les corrections nécessaires sur chantier. Voyons cela au prochain chapitre !