
Pour être en mesure de répondre à un bad buzz, la première étape est d’évaluer le degré de gravité de celui-ci.
4 éléments sont à prendre en compte dans cette analyse :
Le volume de mentions de la marque.
La tonalité et le champ lexical utilisés.
Les communautés impliquées.
L’ampleur, le caractère international.
Vous remarquez un nombre de mentions important de votre marque ?
Si vous n’avez pas de campagne marketing en cours, il s’agit d’un premier “signal faible” à ne pas négliger !
Tout est une question de proportion, évidemment. Si vous recevez en moyenne 2 000 mentions de votre marque par mois, 3 000 ne seront peut-être pas inquiétantes. Si d’habitude, c’est plutôt 500, il est temps d’identifier les sources de ces mentions.
Quel est le sentiment exprimé dans les publications parues à votre sujet ?
Regardez plus en détail le contenu de ces mentions :
Quelle est la tonalité du message ? Positive ? “J’adore…”, “Super”, “:)”... Neutre ? “Combien ça coûte ?”, “J’aimerais en savoir plus…”... Ou négative ? “Beurk”, “C’est intolérable”, “:(“...
Le champ lexical utilisé correspond-il à celui utilisé habituellement pour décrire votre marque ?
Repérez-vous des termes sensibles pour votre marque ? Par exemple “boycott”, “scandale”, “fake”, “racisme”...
Maintenant que vous avez compris le problème, il est important de savoir qui sont “les lanceurs d’alerte”, autrement dit les personnes à l’origine ou relayant la crise.
Ces personnes peuvent appartenir à des communautés identifiées, telles que :
Des influenceurs indépendants ;
Des journalistes au sein de différents médias ;
Des militants au sein d’associations identifiées ;
Des consommateurs et vos clients ;
Vos collaborateurs !
Une crise développée au sein d’une seule communauté est plus facile à désamorcer que si elle commence à se déployer dans plusieurs communautés.
Enfin, le dernier critère à analyser est l’ampleur géographique de la crise.
Si le bad buzz reste isolé et limité à un réseau social spécifique, il est encore gérable. Là où cela se complique, c’est quand il s’étend sur une autre plateforme puis progressivement sur un autre, voire plusieurs médias, éventuellement à l’international.

Outre une visibilité bien plus accrue de la crise, il existe un risque de mauvaise interprétation important. En effet, certains sujets peuvent être plus sensibles d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre.

Retrouvez dans ce document une première analyse de la crise de Deditex.
Évaluez la crise selon ces 4 critères d’évaluation :
Le volume de mentions ;
Le sentiment des mentions ;
Les communautés touchées ;
L’internationalisation.
Toute organisation peut, à un moment donné, se retrouver confrontée à un bad buzz. Celles qui s’en sortent le mieux sont celles qui y sont le mieux préparées ! Et c’est tout l’intérêt du prochain chapitre… Vous fournir les armes en amont pour vous préparer au mieux à affronter la crise !