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Mis à jour le 22/05/2019

Distinguez les différents types de données

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Nous avons vu dans l'introduction qu'une base de données contenait des tables, elles-mêmes organisées en colonnes, dans lesquelles sont stockées des données.
En SQL (et dans la plupart des langages informatiques), les données sont séparées en plusieurs types (par exemple : texte, nombre entier, date…). Lorsque l'on définit une colonne dans une table de la base, il faut donc lui donner un type, et toutes les données stockées dans cette colonne devront correspondre au type de la colonne. Nous allons donc voir les différents types de données existant dans MySQL.

Avertissement

Il est important de bien comprendre les usages et particularités de chaque type de données, afin de choisir le meilleur type possible lorsque vous définissez les colonnes de vos tables. En effet, choisir un mauvais type de donnée pourrait entraîner :

  • un gaspillage de mémoire (ex. : si vous stockez de toutes petites données dans une colonne faite pour stocker de grosses quantités de données) ;

  • des problèmes de performance (ex. : il est plus rapide de faire une recherche sur un nombre que sur une chaîne de caractères) ;

  • un comportement contraire à celui attendu (ex. : trier sur un nombre stocké comme tel, ou sur un nombre stocké comme une chaîne de caractères ne donnera pas le même résultat) ;

  • l'impossibilité d'utiliser des fonctionnalités propres à un type de données (ex. : stocker une date comme une chaîne de caractères vous prive des nombreuses fonctions temporelles disponibles).

Types numériques

On peut subdiviser les types numériques en deux sous-catégories : les nombres entiers, et les nombres décimaux.

Nombres entiers

Les types de données qui acceptent des nombres entiers comme valeurs sont désignés par le mot-clé INT, et ses déclinaisons TINYINTSMALLINTMEDIUMINT  et BIGINT. La différence entre ces types est le nombre d'octets (donc la place en mémoire) réservés à la valeur du champ. Voici un tableau reprenant ces informations, ainsi que l'intervalle dans lequel la valeur peut être comprise pour chaque type.

Type

Nombre d'octets

Minimum

Maximum

TINYINT

1

-128

127

SMALLINT

2

-32768

32767

MEDIUMINT

3

-8388608

8388607

INT

4

-2147483648

2147483647

BIGINT

8

-9223372036854775808

9223372036854775807

L'attribut UNSIGNED

Vous pouvez également préciser que vos colonnes sont UNSIGNED, c'est-à-dire que l'on ne précise pas s'il s'agit d'une valeur positive ou négative (on aura donc toujours une valeur positive). Dans ce cas, la longueur de l'intervalle reste la même, mais les valeurs possibles sont décalées, le minimum valant 0. Pour les TINYINT, on pourra par exemple aller de 0 à 255.

Limiter la taille d'affichage et l'attribut ZEROFILL

Il est possible de préciser le nombre de chiffres minimum à l'affichage d'une colonne de type INT(ou un de ses dérivés). Il suffit alors de préciser ce nombre entre parenthèses : INT(x). Notez bien que cela ne change pas les capacités de stockage dans la colonne. Si vous déclarez un INT(2), vous pourrez toujours y stocker 45282, par exemple. Simplement, si vous stockez un nombre avec un nombre de chiffres inférieur au nombre défini, le caractère par défaut sera ajouté à gauche du chiffre, pour qu'il prenne la bonne taille. Sans précision, le caractère par défaut est l'espace.

Cette taille d'affichage est généralement utilisée en combinaison avec l'attribut ZEROFILL. Cet attribut ajoute des zéros à gauche du nombre lors de son affichage, il change donc le caractère par défaut par '0'. Donc si vous déclarez une colonne comme étant

INT(4) ZEROFILL

Vous aurez l'affichage suivant :

Nombre stocké

Nombre affiché

45

0045

4156

4156

785164

785164

Nombres décimaux

Cinq mots-clés permettent de stocker des nombres décimaux dans une colonne : DECIMALNUMERICFLOATREAL  et DOUBLE.

NUMERIC et DECIMAL

NUMERIC  et DECIMAL  sont équivalents et acceptent deux paramètres : la précision et l'échelle.

  • La précision définit le nombre de chiffres significatifs stockés, donc les 0 à gauche ne comptent pas. En effet, 0024 est équivalent à 24. Il n'y a donc que deux chiffres significatifs dans 0024.

  • L'échelle définit le nombre de chiffres après la virgule.

Dans un champ DECIMAL(5,3), on peut donc stocker des nombres de 5 chiffres significatifs au maximum, dont 3 chiffres sont après la virgule. Par exemple : 12.354, -54.258, 89.2 ou -56.
DECIMAL(4)  équivaut à écrire DECIMAL(4, 0).

Comme pour les nombres entiers, si l'on entre un nombre qui n'est pas dans l'intervalle supporté par la colonne, MySQL le remplacera par le plus proche supporté. Donc si la colonne est définie comme un DECIMAL(5,3)  et que le nombre est trop loin dans les positifs (1012,43 par exemple), 999.999 sera stocké, et -99.999 si le nombre est trop loin dans les négatifs.
S'il y a trop de chiffres après la virgule, MySQL arrondira à l'échelle définie.

FLOAT, DOUBLE et REAL

Le mot-clé FLOAT  peut s'utiliser sans paramètres, auquel cas quatre octets sont utilisés pour stocker les valeurs de la colonne. Il est cependant possible de spécifier une précision et une échelle, de la même manière que pour DECIMAL  et NUMERIC.

Quant à REAL  et DOUBLE, ils ne supportent pas de paramètres. DOUBLE  est normalement plus précis que REAL  (stockage dans 8 octets, contre stockage dans 4 octets), mais ce n'est pas le cas avec MySQL qui utilise 8 octets dans les deux cas. Je vous conseille donc d'utiliser DOUBLE  pour éviter les surprises en cas de changement de SGBDR.

Valeurs exactes vs valeurs approchées

Les nombres stockés en tant que NUMERIC  ou DECIMAL  sont stockés sous forme de chaînes de caractères. Par conséquent, c'est la valeur exacte qui est stockée. Par contre, les types FLOAT,DOUBLE  et REAL  sont stockés sous forme de nombres, et c'est une valeur approchée qui est stockée.
Cela signifie que si vous stockez par exemple 56,6789 dans une colonne de type FLOAT, en réalité, MySQL stockera une valeur qui se rapproche de 56,6789 (par exemple, 56,678900000000000001). Cela peut poser problème pour des comparaisons notamment (56,678900000000000001 n'étant pas égal à 56,6789). S'il est nécessaire de conserver la précision exacte de vos données (l'exemple type est celui des données bancaires), il est donc conseillé d'utiliser un type numérique à valeur exacte (NUMERIC  ou DECIMAL  donc).

Types alphanumériques

Chaînes de type texte

CHAR et VARCHAR

Pour stocker un texte relativement court (moins de 255 caractères), vous pouvez utiliser les types CHAR  et VARCHAR. Ces deux types s'utilisent avec un paramètre qui précise la taille que peut prendre votre texte (entre 1 et 255). La différence entre CHAR  et VARCHAR  est la manière dont ils sont stockés en mémoire. Un CHAR(x)  stockera toujours x caractères, en remplissant si nécessaire le texte avec des espaces vides pour le compléter, tandis qu'un VARCHAR(x)  stockera jusqu'à x caractères (entre 0 et x), et stockera en plus en mémoire la taille du texte stocké.
Si vous entrez un texte plus long que la taille maximale définie pour le champ, celui-ci sera tronqué.

Petit tableau explicatif, en prenant l'exemple d'un CHAR  ou d'un VARCHAR  de 5 caractères au maximum :

Texte

CHAR(5)

Mémoire requise

VARCHAR(5)

Mémoire requise

''

'   '

5 octets

''

1 octet

'tex'

'tex  '

5 octets

'tex'

4 octets

'texte'

'texte'

5 octets

'texte'

6 octets

'texte trop long'

'texte'

5 octets

'texte'

6 octets

Vous voyez donc que, dans le cas où le texte fait la longueur maximale autorisée, un CHAR(x)  prend moins de place en mémoire qu'un VARCHAR(x). Préférez donc le CHAR(x)  dans le cas où vous savez que vous aurez toujours x caractères (par exemple si vous stockez un code postal). Par contre, si la longueur de votre texte risque de varier d'une ligne à l'autre, définissez votre colonne comme un VARCHAR(x).

TEXT

Et si je veux pouvoir stocker des textes de plus de 255 caractères ?

Il suffit alors d'utiliser le type TEXT, ou un de ses dérivés TINYTEXTMEDIUMTEXT  ou LONGTEXT. La différence entre ceux-ci est la place qu'ils permettent d'occuper en mémoire. Petit tableau habituel :

Type

Longueur maximale

Mémoire occupée

TINYTEXT

 $\(2^8\)$ octets

Longueur de la chaîne + 1 octet

TEXT

  $\(2^{16}\)$ octets

Longueur de la chaîne + 2 octets

MEDIUMTEXT

 $\(2^{24}\)$ octets

Longueur de la chaîne + 3 octets

LONGTEXT

 $\(2^{32}\)$ octets

Longueur de la chaîne + 4 octets

Chaînes de type binaire

Comme les chaînes de type texte que l'on vient de voir, une chaîne binaire n'est rien d'autre qu'une suite de caractères.
Cependant, si les textes sont affectés par l'encodage et l'interclassement, ce n'est pas le cas des chaînes binaires. Une chaîne binaire n'est rien d'autre qu'une suite d'octets. Aucune interprétation n'est faite sur ces octets. Ceci a deux conséquences principales.

  • Une chaîne binaire traite directement l'octet, et pas le caractère que l'octet représente. Donc par exemple, une recherche sur une chaîne binaire sera toujours sensible à la casse, puisque "A" (code binaire : 01000001) sera toujours différent de "a" (code binaire : 01100001).

  • Tous les caractères sont utilisables, y compris les fameux caractères de contrôle non affichables définis dans la table ASCII.

Par conséquent, les types binaires sont parfaits pour stocker des données "brutes" comme des images par exemple, tandis que les chaînes de texte sont parfaites pour stocker... du texte ! :D

Les types binaires sont définis de la même façon que les types de chaînes de texte. VARBINARY(x)  et BINARY(x)  permettent de stocker des chaînes binaires de x caractères au maximum (avec une gestion de la mémoire identique à VARCHAR(x)  et CHAR(x)). Pour les chaînes plus longues, il existe les types TINYBLOBBLOBMEDIUMBLOB  et LONGBLOB, avec les mêmes limites de stockage que les types TEXT.

SET et ENUM

ENUM

Une colonne de type ENUM  est une colonne pour laquelle on définit un certain nombre de valeurs autorisées, de type "chaîne de caractères". Par exemple, si l'on définit une colonne espece (pour une espèce animale) de la manière suivante :

espece ENUM('chat', 'chien', 'tortue')

La colonne espece pourra alors contenir les chaînes "chat", "chien" ou "tortue", mais pas les chaînes "lapin" ou "cheval".

En plus de "chat", "chien" et "tortue", la colonne espece pourrait prendre deux autres valeurs :

  • si vous essayez d'introduire une chaîne non autorisée, MySQL stockera une chaîne vide ''dans le champ ;

  • si vous autorisez le champ à ne pas contenir de valeur (vous verrez comment faire cela dans le chapitre sur la création des tables), le champ contiendra NULL, qui correspond à "pas de valeur" en SQL (et dans beaucoup de langages informatiques).

Pour remplir un champ de type ENUM, deux possibilités s'offrent à vous :

  • soit remplir directement avec la valeur choisie ("chat", "chien" ou "tortue", dans notre exemple) ;

  • soit utiliser l'index de la valeur, c'est-à-dire le nombre associé par MySQL à la valeur. Ce nombre est compris entre 1 et le nombre de valeurs définies. L'index est attribué selon l'ordre dans lequel les valeurs ont été données lors de la création du champ. De plus, la chaîne vide (stockée en cas de valeur non autorisée) correspond à l'index 0. Le tableau suivant reprend les valeurs d'index pour notre exemple précédent : le champ espece.

Valeur

Index

NULL

NULL

''

0

'chat'

1

'chien'

2

'tortue'

3

Afin que tout soit bien clair : si vous voulez stocker "chien" dans votre champ, vous pouvez donc y insérer "chien" ou insérer 2 (sans guillemets, il s'agit d'un nombre, pas d'un caractère).

SET

SET  est fort semblable à ENUM. Une colonne SET  est en effet une colonne qui permet de stocker une chaîne de caractères dont les valeurs possibles sont prédéfinies par l'utilisateur. La différence avec ENUM, c'est que l'on peut stocker dans la colonne entre 0 et x valeur(s), x étant le nombre de valeurs autorisées.

Donc, si l'on définit une colonne de type SET  de la manière suivante :

espece SET('chat', 'chien', 'tortue')

On pourra stocker dans cette colonne :

  • ''  (chaîne vide ) ;

  • 'chat'  ;

  • 'chat,tortue'  ;

  • 'chat,chien,tortue'  ;

  • 'chien,tortue'  ;

  • ...

Vous remarquerez que, lorsque l'on stocke plusieurs valeurs, il faut les séparer par une virgule, sans espace, et entourer la totalité des valeurs par des guillemets (non pas chaque valeur séparément). Par conséquent, les valeurs autorisées d'une colonne SET  ne peuvent pas contenir de virgule elles-mêmes.

Les colonnes SET  utilisent également un système d'index, quoiqu'un peu plus complexe que pour le type ENUMSET  utilise en effet un système d'index binaire. Concrètement, la présence/absence des valeurs autorisées va être enregistrée sous forme de bits, mis à 1 si la valeur correspondante est présente, à 0 si la valeur correspondante est absente.
Si l'on reprend notre exemple, on a donc :

espece SET('chat', 'chien', 'tortue')

Trois valeurs sont autorisées. Il nous faut donc trois bits pour savoir quelles valeurs sont stockées dans le champ. Le premier, à droite, correspondra à "chat", le second (au milieu) à "chien" et le dernier (à gauche) à "tortue".

  • 000 signifie qu'aucune valeur n'est présente.

  • 001 signifie que 'chat' est présent.

  • 100 signifie que 'tortue' est présent.

  • 110 signifie que 'chien' et 'tortue' sont présents.

  • ...

Par ailleurs, ces suites de bits représentent des nombres en binaire convertibles en nombres décimaux. Ainsi 000 en binaire correspond à 0 en nombre décimal, 001 correspond à 1, 010 correspond à 2, 011 à 3...

Puisque j'aime bien les tableaux, je vous en fais un, ce sera peut-être plus clair.

Valeur

Binaire

Décimal

'chat'

001

1

'chien'

010

2

'tortue'

100

4

Pour stocker 'chat' et 'tortue' dans un champ, on peut donc utiliser 'chat,tortue' ou 101 (addition des nombres binaires correspondants) ou 5 (addition des nombres décimaux correspondants).
Notez que cette utilisation des binaires a pour conséquence que l'ordre dans lequel vous rentrez vos valeurs n'a pas d'importance. Que vous écriviez 'chat,tortue' ou 'tortue,chat' ne fait aucune différence. Lorsque vous récupérerez votre champ, vous aurez 'chat,tortue' (dans le même ordre que lors de la définition du champ).

Avertissement

SET  et ENUM  sont des types propres à MySQL. Ils sont donc à utiliser avec une grande prudence !

Pourquoi avoir inventé ces types propres à MySQL ?

La plupart des SGBD implémentent ce que l'on appelle des contraintes d'assertions, qui permettent de définir les valeurs que peut prendre une colonne (par exemple, on pourrait définir une contrainte pour une colonne contenant un âge, devant être compris entre 0 et 130).
MySQL n'implémente pas ce type de contrainte et a par conséquent créé deux types de données spécifiques (SET  et ENUM), pour pallier en partie ce manque.

Dans quelles situations faut-il utiliser ENUM  ou SET  ?

La meilleure réponse à cette question est : jamais ! Je déconseille fortement l'utilisation des SET  et des ENUM. Je vous ai présenté ces deux types par souci d'exhaustivité, mais il faut toujours éviter autant que possible les fonctionnalités propres à un seul SGBD, ceci afin d'éviter les problèmes si un jour vous voulez en utiliser un autre.

Mais ce n'est pas la seule raison. Imaginez que vous vouliez utiliser un ENUM  ou un SET  pour un système de catégories. Vous avez donc des éléments qui peuvent appartenir à une catégorie (dans ce cas, vous utilisez une colonne ENUM  pour la catégorie) ou appartenir à plusieurs catégories (et vous utilisez SET).

categorie ENUM("Soupes", "Viandes", "Tarte", "Dessert")
categorie SET("Soupes", "Viandes", "Tarte", "Dessert")

Tout se passe plutôt bien tant que vos éléments appartiennent aux catégories que vous avez définies au départ. Et puis, tout à coup, vous vous retrouvez avec un élément qui ne correspond à aucune de vos catégories, mais qui devrait plutôt se trouver dans la catégorie "Entrées". Avec SET  ou ENUM, il vous faut modifier la colonne categorie pour ajouter "Entrées" aux valeurs possibles. Or, une des règles de base à respecter, lorsque l'on conçoit une base de données, est que la structure de la base (donc les tables, les colonnes) ne doit pas changer lorsque l'on ajoute des données. Par conséquent, tout ce qui est susceptible de changer doit être une donnée, et non faire partie de la structure de la base.

Il existe deux solutions pour éviter les ENUM, et une solution pour éviter les SET.

Pour éviter ENUM

  • Vous pouvez faire de la colonne categorie une simple colonne VARCHAR(100). Le désavantage est que vous ne pouvez pas limiter les valeurs entrées dans cette colonne. Cette vérification pourra éventuellement se faire à un autre niveau (par exemple au niveau du PHP si vous faites un site web avec PHP et MySQL).

  • Vous pouvez aussi ajouter une table Categorie qui reprendra toutes les catégories possibles. Dans la table des éléments, il suffira alors de stocker une référence vers la catégorie de l'élément.

Pour éviter SET
La solution consiste en la création de deux tables : une table Categorie, qui reprend les catégories possibles, et une table qui lie les éléments aux catégories auxquels ils appartiennent.

Types temporels

Pour les données temporelles, MySQL dispose de cinq types qui permettent, lorsqu'ils sont bien utilisés, de faire énormément de choses.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, une petite remarque importante : lorsque vous stockez une date dans MySQL, certaines vérifications sont faites sur la validité de la date entrée. Cependant, ce sont des vérifications de base : le jour doit être compris entre 1 et 31 et le mois entre 1 et 12. Il vous est tout à fait possible d'entrer une date telle que le 31 février 2011. Soyez donc prudent avec les dates que vous entrez et récupérez.

Les cinq types temporels de MySQL sont DATEDATETIMETIMETIMESTAMP  et YEAR.

DATE, TIME et DATETIME

Comme son nom l'indique, DATE  sert à stocker une date. TIME  sert quant à lui à stocker une heure, et DATETIME  stocke... une date ET une heure ! :D

DATE

Pour entrer une date, l'ordre des données est la seule contrainte. Il faut donner d'abord l'année (deux ou quatre chiffres), ensuite le mois (deux chiffres) , et, pour finir, le jour (deux chiffres), sous forme de nombre ou de chaîne de caractères. S'il s'agit d'une chaîne de caractères, n'importe quelle ponctuation peut être utilisée pour délimiter les parties (ou aucune). Voici quelques exemples d'expressions correctes (A représente les années, M les mois et J les jours) :

  • 'AAAA-MM-JJ'  (c'est sous ce format-ci qu'une DATE  est stockée dans MySQL)

  • 'AAMMJJ'

  • 'AAAA/MM/JJ'

  • 'AA+MM+JJ'

  • 'AAAA%MM%JJ'

  • AAAAMMJJ  (nombre)

  • AAMMJJ  (nombre)

L'année peut donc être donnée avec deux ou quatre chiffres. Dans ce cas, le siècle n'est pas précisé, et c'est MySQL qui va décider de ce qu'il utilisera, selon ces critères :

  • si l'année donnée est entre 00 et 69, on utilisera le XXIe siècle, on ira donc de 2000 à 2069 ;

  • par contre, si l'année est comprise entre 70 et 99, on utilisera le XXe siècle, donc entre 1970 et 1999.

DATETIME

Très proche de DATE, ce type permet de stocker une heure, en plus d'une date. Pour entrer un DATETIME, c'est le même principe que pour DATE  : pour la date, année-mois-jour, et pour l'heure, il faut donner d'abord l'heure, ensuite les minutes, puis les secondes. Si l'on utilise une chaîne de caractères, il faut séparer la date et l'heure par une espace. Quelques exemples corrects (H représente les heures, M les minutes et S les secondes) :

  • 'AAAA-MM-JJ HH:MM:SS'  (c'est sous ce format-ci qu'un DATETIME  est stocké dans MySQL)

  • 'AA*MM*JJ HH+MM+SS'

  • AAAAMMJJHHMMSS  (nombre)

TIME

Le type TIME  est un peu plus compliqué, puisqu'il permet non seulement de stocker une heure précise, mais aussi un intervalle de temps. On n'est donc pas limité à 24 heures, et il est même possible de stocker un nombre de jours ou un intervalle négatif. Comme dans DATETIME, il faut d'abord donner l'heure, puis les minutes, puis les secondes, chaque partie pouvant être séparée des autres par le caractère :. Dans le cas où l'on précise également un nombre de jours, alors les jours sont en premier et séparés du reste par une espace. Exemples :

  • 'HH:MM:SS'

  • 'HHH:MM:SS'

  • 'MM:SS'

  • 'J HH:MM:SS'

  • 'HHMMSS'

  • HHMMSS  (nombre)

YEAR

Si vous n'avez besoin de retenir que l'année, YEAR  est un type intéressant, car il ne prend qu'un seul octet en mémoire. Cependant, un octet ne pouvant contenir que 256 valeurs différentes, YEARest fortement limité : on ne peut y stocker que des années entre 1901 et 2155. Cela dit, cela devrait suffire à la majorité d'entre vous pour au moins les cent prochaines années.

On peut entrer une donnée de type YEAR  sous forme de chaîne de caractères ou d'entiers, avec 2 ou 4 chiffres. Si l'on ne précise que deux chiffres, le siècle est ajouté par MySQL selon les mêmes critères que pour DATE  et DATETIME, à une exception près : si l'on entre 00 (un entier donc), il sera interprété comme la valeur par défaut de YEAR  0000. Par contre, si l'on entre '00'  (une chaîne de caractères), elle sera bien interprétée comme l'année 2000.
Plus de précisions sur les valeurs par défaut des types temporels dans quelques instants !

TIMESTAMP

Par définition, le timestamp d'une date est le nombre de secondes écoulées depuis le 1er janvier 1970, 0 h 0 min 0 s (TUC) et la date en question.
Les timestamps étant stockés sur 4 octets, il existe une limite supérieure : le 19 janvier 2038 à 3 h 14 min 7 s. Par conséquent, vérifiez bien que vous êtes dans l'intervalle de validité avant d'utiliser un timestamp.

Le type TIMESTAMP  de MySQL est cependant un peu particulier. Prenons par exemple le 4 octobre 2011, à 21 h 5 min 51 s.
Entre cette date et le 1er janvier 1970, 0 h 0 min 0 s, il s'est écoulé exactement 1 317 755 151 secondes. Le nombre 1 317 755 151 est donc, par définition, le timestamp de cette date du 4 octobre 2011, 21 h 5 min 51 s.
Pourtant, pour stocker cette date dans un TIMESTAMP  SQL, ce n'est pas 1 317 755 151 que l'on utilisera, mais 20111004210551. C'est-à-dire l'équivalent, au format numérique, du DATETIME '2011-10-04 21:05:51'.
Le TIMESTAMP  SQL n'a donc de timestamp que le nom. Il ne sert pas à stocker un nombre de secondes, mais bien une date sous format numérique AAAAMMJJHHMMSS (alors qu'un DATETIME  est stocké sous forme de chaîne de caractères).

Il n'est donc pas possible de stocker un "vrai" timestamp dans une colonne de type TIMESTAMP. C'est évidemment contre-intuitif, et source d'erreurs.
Notez que, malgré cela, le TIMESTAMP  SQL a les mêmes limites qu'un vrai timestamp : il n'acceptera que des dates entre le 1er janvier 1970 à 0 h 0 min 0 s et le 19 janvier 2038 à 3 h 14 min 7 s.

La date par défaut

Lorsque MySQL rencontre une date/heure incorrecte, ou qui n'est pas dans l'intervalle de validité du champ, la valeur par défaut est stockée à la place. Il s'agit de la valeur "zéro" du type. On peut se référer à cette valeur par défaut en utilisant '0'  (caractère), 0 (nombre) ou la représentation du "zéro" correspondant au type de la colonne (voir tableau ci-dessous).

Type

Date par défaut ("zéro")

DATE

'0000-00-00'

DATETIME

'0000-00-00 00:00:00'

TIME

'00:00:00'

YEAR

0000

TIMESTAMP

00000000000000

Une exception toutefois : si vous insérez un TIME  qui dépasse l'intervalle de validité, MySQL ne le remplacera pas par le "zéro", mais par la plus proche valeur appartenant à l'intervalle de validité (-838:59:59 ou 838:59:59).

En résumé
  • MySQL définit plusieurs types de données : des numériques entiers, des numériques décimaux, des textes alphanumériques, des chaînes binaires alphanumériques et des données temporelles.

  • Il est important de toujours utiliser le type de donnée adapté à la situation.

  • SET  et ENUM  sont des types de données qui n'existent que chez MySQL. Il vaut donc mieux éviter de les utiliser.

Exemple de certificat de réussite
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