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J'ai tout compris !

Mis à jour le 09/07/2019

Clarifiez votre propos

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Nous avons vu les différentes phases de la rédaction : le travail préparatoire, le plan, la rédaction rapide d’un premier jet et la phase de réécriture. Voyons concrètement comment vous devriez réécrire votre texte à l’aide des techniques rédactionnelles.

Les techniques rédactionnelles que nous allons examiner sont destinées à vous aider dans deux domaines : rendre vos textes plus vivants, et les rendre plus clairs. Ainsi, vous conserverez vos lecteurs plus longtemps. En plus, ils retiendront mieux ce qu’ils auront lu.

Le danger du jargon

N’oubliez pas que vos lecteurs ne maîtrisent pas forcément les concepts et les méthodes que vous utilisez. Or malheureusement, s’efforcer de se faire comprendre par des lecteurs non spécialistes n’est pas si facile. D’ailleurs, on retrouve parfois des mauvaises interprétations d’études dans la presse.

Identifiez le jargon que vous utilisez

Tout d’abord, évitez les mots, les expressions et les sigles que vous seul connaissez. Dans tous les domaines professionnels existe un jargon.

Par exemple, à l’INSEE, on parle de « migrations alternantes » au lieu de dire « déplacements domicile-travail » tout simplement. Ou encore de « risque vieillesse » pour dire « retraite ».

Pour appréhender certains phénomènes, l’emploi du jargon est parfois inévitable. Pour que les non-spécialistes puissent interpréter correctement vos messages, il faut alors expliquer à vos lecteurs les concepts que vous utilisez et leur faire comprendre pourquoi vous les avez introduits.

Ainsi : dire que « La heatmap de la matrice de corrélation permet de mettre en exergue les fortes corrélations, ce qui peut être utile pour le feature engineering. » ne guide pas votre lecteur non-spécialiste.

Les explications du jargon utilisé doivent être données simplement, dans le corps du texte, les explications détaillées pouvant être mise dans un encadré.

Vous pouvez aussi vouloir apporter trop de précisions qui en fait vont perturber vos lecteurs.

Par exemple, beaucoup de textes parlent des actifs de 15 ans et plus. Le « 15 ans et plus » est inutile, et mieux vaut enlever cette précision.

Enlever de vos textes tout le jargon statistique et remplacez-le par des mots et des expressions connus de tous.

Les sigles constituent une sorte de jargon. Seuls les plus connus d’entre eux peuvent être employés sans explication : SNCF, SMIC…
Mais les lecteurs non data analyst ne savent pas ce qu’est une « ACP », « RLM », ou encore la « méthode KNN ».

Le recours au vocabulaire spécialisé, et plus encore aux sigles, est très fréquent dans les notes internes et cela n’est pas gênant si le document est pour un cercle restreint. Mais si la diffusion est plus large, une partie de message échappera au lecteur et risque d’être mal perçue.

Attention à la logique instrumentale

Évitez également ce que l’on appelle la logique instrumentale. Les data analysts calculent bien souvent des taux et étudient leur évolution, ce qui les conduit à écrire des phrases du type : « Le taux de chômage a augmenté ». Je vous conseille plutôt de parler directement du phénomène et d’écrire : « Le chômage augmente. ».

En résumé

  • Pour rendre vos textes plus clairs, évitez l’abus de jargon et de sigles.

  • Mais surtout, gardez en tête votre lecteur, pour savoir quel vocabulaire vous pouvez employer.

Votre rapport est maintenant plus clair et adapté à votre lectorat. Voyons à présent comment le rendre plus vivant.

Exemple de certificat de réussite
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