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J'ai tout compris !

Mis à jour le 09/10/2018

Maîtrisez les flux de travail d’un projet

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Pour travailler de façon collaborative avec tous les intervenants d’un projet autour de maquettes numériques, il faut déterminer, à chaque phase et à chaque échange du projet, les informations nécessaires pour un cas d’usage identifié. Il s'agit de :

  • la visualisation ;

  • la détection de conflits (clash) ;

  • les pièces écrites pour le DCE ;

  • le livrable pour DOE…

Par exemple, si l'objectif de la MOA est d'avoir une maquette pour commercialiser un immeuble de logement et qu'il a été défini qu'une visite virtuelle avec lunettes immersives sera mise en place, plusieurs éléments devront être définis :

  • Qui réalise la maquette ?

  • Qui la travaille pour avoir un rendu réaliste ?

  • Qui la traite dans un logiciel de moteur de "balade" à la première personne ? (pour les gamers, on parlera de FPS :pirate:)

  • Et enfin, qui gèrera la transformation pour que ce fichier soit lu par les lunettes ?

Bien entendu, il faudra également définir les formats, les outils, le séquençage de production, etc. :waw:

Cette définition des besoins donnera alors lieu à une sélection de données et à leur vérification dans une maquette numérique filtrée.

Déterminer les données nécessaires à l’exécution d’une tâche par un acteur requiert l'utilisation d’une méthode qui permet d’en assurer l’exhaustivité et d’identifier les acteurs impliqués dans leur production.

Pour répondre à cette problématique, buildingSMART International a développé la notion d’IDM.

Un IDM, c’est quoi ?

L’Information Delivery Manuals (IDM) est une méthode développée par buildingSMART permettant de spécifier précisément les processus et les informations échangées à chaque étape d’un projet de construction, voire sur l'ensemble du cycle de vie d’un ouvrage.

Cette méthodologie permet de documenter tout type de processus, qu’il soit nouveau ou existant. Cela permet également de décrire le type, le format et le contenu des informations que les intervenants doivent s’échanger.

En d’autres termes, l’objectif principal d’un IDM est d’assurer que les données nécessaires sont bien transmises d’un acteur à un autre, afin de permettre l’exécution des tâches successives et de parvenir à l'établissement d’un processus défini.

Le développement d’un IDM se base sur les informations suivantes :

  • Le cas d’usage traité ;

  • Les acteurs et les rôles impliqués ;

  • L’environnement informatique ;

  • Les conditions contractuelles.

Les IDM sont définis par la norme ISO 29481-1:2010 “Building information modelling - Information delivery manual - Part 1 : Methodology and format”.

Que contient un IDM ?

Un IDM est constitué des éléments suivants :

  • un schéma de processus ;

  • la liste des acteurs impliqués dans l’exécution de l’ensemble des tâches du processus ;

  • les exigences d’échange d’informations ;

  • un Model View Definition (MVD), qui définit les informations requises lors de l’échange.

Le schéma de processus d’un IDM est une représentation graphique normalisée selon la méthode Building Process Modelling Notation (BPMN). Celle-ci permet d’identifier les tâches réalisées par chacun des intervenants ainsi que les échanges d'informations associés. Le schéma de processus d’un IDM se concentre sur les interactions entre les acteurs, mais ne traite pas les processus internes de chacun d’eux.

Exemple de process BPMN
Exemple de process BPMN

Les exigences d’échange définissent l'ensemble des informations pertinentes et nécessaires qui sont transmises entre chacun des intervenants, et ce à chaque étape du processus.

L’utilité des Model View Definition (MVD) sera détaillée dans la partie suivante.

De l’IDM au MVD

Le schéma IFC est un modèle conceptuel de données orienté objet qui se présente sous la forme d’un ensemble de classes d’objets et de relations. À titre d’échelle, la version 4.2 des IFC contient 776 entités. Mais l’ensemble des objets (murs : IFCWall, fenêtres : IFCWindow, etc.) et des relations (une fenêtre est dans un mur, par exemple) qu’il est possible de décrire à l’aide d’un IFC n’est pas toujours utile pour répondre à un cas d’usage défini.

Nous avons vu qu’un IDM permet d’identifier les informations utiles à un cas d’usage. Mis en relation avec les objets et les relations qui existent dans un modèle de données IFC, un IDM permet de définir une vue spécifique. Ce sous-ensemble du modèle IFC est appelé Model View Definition (MVD). Il contient seulement les informations utiles et nécessaires.

Un MVD peut être créé à l’aide d’outils informatiques spécifiques tels que ifcDoc, sur la base des exigences d’un IDM. Le contenu d’un MVD peut être enregistré et échangé dans un format spécifique mvdXML.

Résumé

L'industrie de la construction est la plus complexe, dans sa mise en œuvre, mais surtout dans sa conception ! :soleil:

Le grand nombre de facteurs, d'intervenants et de données qui entrent en compte dans les processus définis implique de recourir à des outils de gestion de processus complexes.

Le BIM intégrant une couche supplémentaire de complexité avec la maquette numérique, il était nécessaire de développer des outils de gestions de projet à la mesure des enjeux.

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite