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J'ai tout compris !

Mis à jour le 13/10/2023

Recherchez du feedback pour améliorer votre leadership

Restez connecté à la réalité

Le risque d’isolement est réel quand on devient leader : beaucoup de leaders font l'expérience d’une forme d’éloignement, voire de rupture avec leur environnement et leur entourage.

Cette situation peut provenir de plusieurs sources :

  • le changement du regard des autres sur le leader, comme si le « statut » de leader impliquait pour eux de ne plus lui faire de remarques, de suggestions ou de critiques. Certains leaders sont conscients de ce phénomène. Cela peut même les amener à choisir de ne pas exercer leur leadership ;

  • le changement du regard du leader sur lui-même, se coupant peu à peu des autres en imposant des modes de fonctionnement ne favorisant pas l’ouverture ni le dialogue. Un leader déclarant à son entourage que « l’échec n’est pas une option », ou bien qui ne cesse de répondre à ceux qui viennent le solliciter pour évoquer une de leurs préoccupations : « Ici je ne veux pas de personnes qui apportent des problèmes, je ne veux que des gens qui viennent avec des solutions », peut contribuer par exemple à créer une culture du silence.

Quelle que soit l’origine de l’isolement, les conséquences sont les mêmes : finir par n'être entouré que de collaborateurs qui acquiescent à tout ce que le leader dit, même s'ils pensent le contraire. Et cela peut entraîner des conséquences graves.

Il est donc important pour le leader d’adopter une posture d’ouverture et de demander régulièrement du feedback, afin de ne pas vivre dans sa tour d’ivoire, et de rester en prise avec la réalité qui l’entoure.

Adoptez une posture encourageant l’ouverture et le dialogue

Comment puis-je adopter cette posture d’ouverture et de dialogue ?

Bonne question ! C’est ce que nous allons voir justement ! Voyons déjà comment développer son écoute.

En effet, ne pas être à l’écoute, c’est se priver d’informations importantes, d’avis et de propositions pertinents, de nouvelles idées. Et si un leader n’est pas convaincu des capacités et compétences de son entourage, la meilleure suggestion à lui faire est d’en changer.

Un leader doit donc encourager l’ouverture pour que prenne place un dialogue constructif. Plusieurs postures favorisent ces échanges de qualité.

  • la disponibilité et la qualité de présence : être centré sur l’autre en évacuant ses préoccupations du moment et en écartant toute source de distraction et de dispersion, comme le téléphone ou l’ordinateur ;

  • la considération et le respect : regarder son interlocuteur, lui prêter crédit et le reconnaître apte. Il a forcément quelque chose d’intéressant à vous dire ;

  • l’encouragement verbal : « oui », « je comprends »... et non verbal : hochements de tête, sourires… ;

  • l’écoute empathique : entrer en lien avec l’autre quoi qu’il dise, sans s’identifier à lui ; laisser son interlocuteur parler sans l’interrompre et rester à l'écoute, même si l'on croit avoir compris ; écouter pour comprendre et pas pour répondre ;

  • la reformulation : reformuler avec ses propres mots ce que l’interlocuteur a exprimé, sans rien ajouter : ni interprétation déformante, ni jugement, ni commentaire ;

  • le questionnement ouvert : poser des questions inhabituelles qui invitent votre interlocuteur à sortir de sa zone de confort et à apporter des solutions nouvelles ; éviter les questions fermées et les questions inductives qui contiennent en elles-mêmes des éléments de réponse.

Accueillez les critiques sans détériorer les relations

J’ai du mal à entendre les critiques… Je sens que je me braque à chaque fois. Qu’est-ce qui pourrait m’aider à mieux les accueillir ?

Il est plutôt normal de ne pas aimer les critiques ! Mais puisqu’on ne peut pas les éviter, il peut être utile de changer d’état d’esprit. Pensez qu’une critique vous apprend toujours quelque chose, sur vous et sur votre interlocuteur ! « La critique est désagréable mais elle est nécessaire : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas . » a dit Winston Churchill. Tout l’enjeu est de ne pas considérer la critique comme une attaque personnelle, et de l’accueillir sans que la relation s’en trouve détériorée.

Il existe un processus permettant d’apprendre à recevoir une critique en faisant preuve de leadership et d’assertivité. Ce processus s’appuie sur la communication non violente, méthode de communication formalisée par Marshall B. Rosenberg

Voici les fondements de cette méthode :

  • Écoutez la critique et cherchez à entendre ce qui est dit.

  • Reformulez le contenu de la critique.

  • Demandez à votre interlocuteur de préciser par des faits concrets ce qu’il vous reproche, d’argumenter son point de vue.

  • Évitez de critiquer l’autre à votre tour et de contre-attaquer.

  • Si la critique est juste, reconnaissez-en la pertinence, et proposez de chercher ensemble des solutions.

  • Si vous jugez que la critique est infondée, argumentez calmement sur les faits pour les neutraliser, faites part des informations à votre disposition sur cette situation.

À vous de jouer

Contexte

Savoir accueillir une critique n’est pas une chose facile. Je vous propose dans cet exercice de faire le point sur votre manière habituelle de gérer cette situation.

Consignes

Remémorez-vous une situation dans laquelle vous avez fait l’objet d’une critique.

  • Quel était le contexte ? 

  • Quel était le contenu de la critique ? Sur quoi portait-elle ?

  • Quelles émotions la critique a-t-elle générées chez vous ?

  • Quel comportement avez-vous adopté ? 

  • Comment votre interlocuteur a-t-il réagi ?  

  • Comment cela s’est-il terminé ? 

Maintenant, passez vos réactions de l’époque au crible des étapes pour recevoir une critique :

  • Quelles étapes avez-vous respectées ?

  • Comment réagiriez-vous aujourd’hui ? Que feriez-vous de différent ? 

Souriez, vous êtes observé

Un leader est condamné à la recherche permanente d’exemplarité. Parce qu’il constitue une référence, qu’il le veuille ou non, le leader invite implicitement chacun à l’imiter ; il fixe à ses collaborateurs par son action et son comportement des autorisations et des limites implicites. Si un leader ne dit pas bonjour à ses collaborateurs en arrivant dans les bureaux, il est fort probable que peu de monde se salue en se croisant. Si un leader est facilement accessible et disponible pour échanger avec ses collaborateurs, on peut parier que la plupart de ses collaborateurs font de même. 

Or, le leader ne se rend pas toujours compte à quel point il est observé.  Chacune de ses actions ou chacun de ses comportements est analysé et souvent discuté par les membres de son équipe. Ainsi, s’il ne peut prétendre être parfait, le leader peut veiller à limiter les écarts entre ce qu’il demande à son équipe et ce qu’il fait lui-même

Ceci n’est pas qu’une question de principe, c’est aussi une question de résultat

Un leader doit donc avoir conscience de l’impact de ses actions et comportements, et se poser régulièrement les questions suivantes :

  • Est-ce que je m’applique à moi-même ce que je demande aux autres ?

  • Est-ce que mes actions et comportements soutiennent le projet et l’atteinte de l’ambition collective ? Au contraire, est-ce qu’ils lui nuisent ?

Enfin, il est de plus en plus demandé au leader aujourd’hui d’avoir un comportement responsable et éthique, c'est-à-dire d’intégrer l’impact de ses actions sur la société et l’environnement. 

Vous avez maintenant les clés en main pour passer à l’action ! La mise en œuvre des principes et pratiques proposés dans ce cours constitue un travail sur la durée. Certains sujets ou outils vous parlent plus que d’autres, commencez donc par expérimenter ceux-là !

En résumé

  • Rester connecté à la réalité en demandant des retours sur ce qu’on fait à des personnes de confiance.

  • Engager les autres à s’exprimer en adoptant une attitude d’ouverture qui repose notamment sur le respect, l’écoute empathique et le questionnement ouvert.

  • Accueillir une critique en veillant à ne pas détériorer la relation, et en sachant admettre que la critique peut être fondée.

  • Avoir conscience de son rôle d’exemple et de l’impact de ses actions et comportements sur les autres.

  • Veiller en permanence à la cohérence entre son discours et ses actes, entre ce qui est demandé aux autres et ce que l’on fait soi-même, entre ce que je fais et la vision ou le projet que je porte.

Bravo ! Vous voici parvenu au terme de ce cours. Avant de nous quitter, je vous invite à tester vos connaissances dans le quiz clôturant cette seconde partie du cours !

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