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Mis à jour le 09/09/2019

Les grandes familles d'OPC (OPCVM et FIA)

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La directive AIFM versus OPCVM 4

Le terme d’OPCVM est destiné aux fonds relevant de la directive OPCVM 4. Ce sont des fonds qui sont accessibles à tous les types d’investisseurs, clients non professionnels comme clients professionnels. Ils doivent répondre pour ce faire à un cahier des charges qui limite la prise de risque et les types d’investissement éligibles.

Ces fonds  bénéficient d’un passeport européen. Ils doivent être agréés par une autorité d’un pays européen pour ensuite être vendus dans n’importe quel pays sans avoir d’agrément à demander (sauf une autorisation de commercialisation qui est généralement automatiquement accordée).

Tous les fonds qui ne rentrent pas dans cette catégorie s’appellent des FIA, fonds d’investissement alternatifs. Ils relèvent quant à eux de la directive AIFM. Certains sont accessibles à des clients non professionnels (FIP, FCPI, OPCI, fonds d’épargne salariale), mais d’autres sont réservés à des clients professionnels (gestion alternative, fonds immobiliers professionnels…). Ils disposent d’un passeport européen, mais uniquement pour la commercialisation aux clients professionnels.

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Évolution des en-cours des organismes de placement collectif domiciliés en France

Il ne faut donc pas penser qu’un FIA est toujours un fonds pratiquant la gestion alternative. Beaucoup de FIA sont très peu risqués, voire moins risqués que des OPCVM. En revanche, les fonds de gestion alternative sont des FIA et impliquent effectivement beaucoup plus de risques que la gestion classique pratiquée par la grande majorité des fonds commercialisés en France.

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Statistiques mensuelles des OPC de droit français (avril 2019)

La gestion de taux : fonds monétaires et obligataires

La gestion de taux regroupe les fonds investis en titres de créance, qui seront donc sensibles à l’évolution future des taux d’intérêt et de la qualité de signature des émetteurs.

Celle-ci peut être divisée en deux :

  • la gestion monétaire investie sur des titres courts ;

  • la gestion obligataire, investie en titre longs.

La gestion monétaire investie sur des titres courts

La gestion monétaire investie sur des titres courts, dans laquelle on retrouve les fonds suivants :

  • les fonds monétaires en euros ;

  • les fonds monétaires à vocation internationale.

Avec ce type de gestion, on est sur des maturités très courtes et donc des sensibilités très faibles, mais avec des performances en conséquence, voire dans certains cas négatives (surtout après les frais).

La gestion obligataire investie sur des titres longs

Avec ces fonds, on est sur des obligations pures avec en plus la gestion éventuelle du risque de change si les créances sont internationales. Dans ce type de fonds, on retrouve toute la menace potentielle d’une remontée des taux d’intérêt, par exemple.

La gestion actions

Tout comme la gestion taux, la gestion actions regroupe les fonds investis en titres de propriété, en séparant ceux qui sont libellés en euros et ceux libellés en devises. On sépare donc ces fonds en deux catégories :

  • les fonds en actions des pays de la zone Euro ;

  • les fonds en actions internationales.

Avec ce type de fonds, on arrive sur des expositions importantes aux fluctuations des marchés financiers, surtout si l’on cumule risque de change et risque sur les titres. Le DIC donnera une bonne idée de ce type d’exposition, en précisant par exemple si le risque de change est couvert par les gérants ou pas.

Dans la pratique, on peut également séparer les fonds investis sur les ETI et PME (“small caps”) et ceux investis sur les corporates (“large caps”).

La gestion alternative

Ces fonds, à règles d’investissement allégées, sont gérés par des techniques de gestion alternative qui peuvent être très risquées pour les investisseurs. Ils peuvent être investis en plusieurs grandes familles de produits :

  • en actions ou parts de fonds d’investissement de droit étranger mentionnés au 5° de l’article 3 du décret n° 89-623 ; 

  • en actions ou parts d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières OPCVM contractuels ;

  • en actions ou parts d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières OPCVM à règles d’investissement allégées ;

  • en parts de fonds communs d’intervention sur les marchés à terme.

Dans leur DIC, des rubriques spécifiques mettent en garde les investisseurs sur le côté risqué de typologie de gestion ; des avertissements sont mis en place au niveau des objectifs de gestion et des risques implicites de ces fonds.

Fonds à formule

L’objectif de gestion d’un fonds à formule est d’atteindre, à l’expiration d’une période déterminée, un montant déterminé par application mécanique d’une formule de calcul prédéfinie, reposant sur des indicateurs de marchés financiers ou des instruments financiers, ainsi que de distribuer, le cas échéant, des revenus, déterminés de la même façon.

Son objectif de gestion est garanti par un établissement de crédit. On peut aussi appeler ces fonds des fonds structurés.

La rubrique « stratégie d’investissement » du prospectus simplifié DICI mentionne obligatoirement :

  • une rubrique sur la description détaillée de la formule ; 

  • une rubrique sur les anticipations de marché permettant de maximiser le résultat de la formule ;

  • une rubrique « exemples » reprenant des scénarios favorables, médians et défavorables, à comparer avec le taux sans risque de même échéance que la formule ;

  • une rubrique « simulations sur les données historiques de marché ».

Ce type d’investissement peut se faire avec ou sans garantie en capital.

Les fonds diversifiés

Ces fonds permettent de répondre au vieil adage et de ne pas “mettre tous ses œufs dans le même panier”. On y retrouve généralement un mix des différents types de fonds dont nous avons parlé ci-dessus.

Dans la mesure où le profil d’investissement ne correspond à aucune autre classification, ce point doit faire l’objet d’une justification dans la rubrique « stratégie d’investissement » du DICI du fonds. L’existence éventuelle d’un risque de change pour le résident français est mentionnée par le DICI.

L’investissement responsable et durable

Il est possible (et de plus en plus fréquent) d’ajouter aux critères de sélection des notions environnementales ou socialement responsables pour demander aux gérants d’inclure dans leur sélection d’entreprises, celles qui correspondront à des valeurs précises. On choisira par exemple les entreprises qui polluent le moins, qui gaspillent le moins et qui interagissent le mieux avec leurs différents partenaires, afin de participer au bien-être des générations futures.

On restera dans la logique de gestion de taux, en actions, en multigestion ou en fonds à formule, mais on ajoutera un certain nombre de critères permettant la sélection d’émetteurs.

Aujourd’hui, plus de la moitié des investisseurs européens déclarent prendre en compte des critères ESG dans la gestion de leurs actifs.

ESG/ISR ? Quelle est la différence ?

Un fond ISR (pour investissement socialement responsable) réalisera des investissements responsables et durables. Il sélectionnera bien sûr les entreprises les plus aptes à créer de la valeur, tout en tenant compte de critères dits ESG (E pour environnemental, S pour social et G pour  gouvernance) :

  • critère environnemental, en fonction par exemple de la consommation en carbone ou la consommation d’eau ;

  • critère social comme le respect des salariés, la recherche d’égalité hommes/femmes ou le respect du droit du travail ;

  • critère de gouvernance, en surveillant par exemple l’indépendance du conseil d’administration. 

Exemple de certificat de réussite
Exemple de certificat de réussite